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Voir la version complète : L’Inde veut lancer l’ordinateur à 10 euros


Thirga.ounevdhou
08/02/2009, 14h20
Pour réduire la « fracture numérique », le gouvernement indien a mis en place un ambitieux programme d’e-Learning destiné à relier 18 000 écoles et 400 universités dans le pays. Au centre de ce dispositif, le «Sakshat», un ordinateur portable ultra-économique dont le prototype a été présenté la semaine dernière.

Après la Tata Nano, la voiture la moins chère du monde, l’Inde s’attaque à l’ordinateur et prévoit de commercialiser avant la fin de l’année un laptop à 500 roupies (un peu moins de huit euros) dans le cadre d’une « mission nationale pour l’éducation ». Ce projet prévoit la mise en place d’un réseau d’ordinateurs portables à partir duquel les étudiants pourront accéder à des conférences, des cours en ligne et à une aide personnalisée à partir de n’importe quel point du territoire. Plusieurs éditeurs auraient déjà accepté de mettre en ligne une partie de leurs manuels scolaires.

Le Sakshat a été conçu par des étudiants de l’Institut Of Technology de Vellore et par des chercheurs de l'Institut indien des sciences de Bangalor et de l'Institut indien de technologie de Madras. Il serait équipé de 2 Go de mémoire vive et d’une connectivité sans fil, au niveau du système d’exploitation aucune information n’a encore filtré mais compte tenu de l’impératif des coûts il est probable qu’il utilise des logiciels libres du type Linux. Selon RP Agarwal, haut fonctionnaire en charge de l’enseignement supérieur, le modèle présenté la semaine dernière « a encore un coût proche de 1000 roupies mais la production à grande échelle permettra de le diviser par deux ».

Reste qu’en Inde certains blogueurs et spécialistes semblent sceptiques face à cette annonce. Ainsi, Rajesh Jain, directeur général de Solutions Netcore et pionnier de l'informatique à bas coût en Inde, affirme « qu’on ne peut même pas [faire] un écran d'ordinateur pour 20 $. Et l'Inde ne construit pas beaucoup de matériel informatique » et s’interroge sur la viabilité du Sakshat. D’autres informaticiens redoutent que l’appareil ne soit qu’une « calculatrice sophistiquée » sans grand intérêt. Réponse avant la fin de l’année acec la commercialisation des premieres machines.


- Sciences-et-Avenir

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