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Voir la version complète : Lancement de Venus Express


morjane
19/10/2005, 11h56
Avec le lancement le 26 Octobre de la sonde européenne Vénus Express 2005 sera tout comme 2004 une année vénusienne (http://www.algerie-dz.com/forums/showthread.php?t=783) .
C'est une merveilleuse nouvelle que j'attendais avec impatience et qui se concrétise enfin.

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La sonde européenne Venus Express sera lancée le 26 octobre vers l'étoile du Berger, deuxième planète à partir du Soleil, à l'aide d'une fusée Soyouz-Frégate, a annoncé mercredi l'Agence spatiale européenne (Esa).
Venus Express, première mission de l'Europe en direction de Vénus, sera lancée du cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, à 10H43 heure locales (06H43 heure de Paris), a précisé l'Esa.

La mission "porte essentiellement sur l'atmosphère" de la planète, a précisé à Paris le responsable des problèmes d'exploration du système solaire au Centre national d'études spatiales (Cnes), Francis Rocard, au cours d'une conférence de presse.
Vénus, considérée comme une planète soeur de la Terre - en taille, masse, composition -, possède une atmosphère très dense et chaude, constituée à 96% de dioxyde de carbone ou gaz carbonique (CO2). On y trouve également de l'azote, du dioxyde de souffre et de la vapeur d'eau.

Les nuages, qui couvrent la planète, ont une très grande vitesse. La sonde mesurera entre autres leur température jusqu'à des altitudes très basses (10 km de la surface), ce qui permettra de déterminer notamment s'il y a "des écarts locaux" en certains endroits. Cela "laisserait penser qu'il existe des points chauds (volcans) ou des matériaux originaux" dans le sol, a noté Pierre Drossart, du CNRS, co-investigateur pour une expérience placée à bord de Venus Express.

La planète recèle encore beaucoup d'énigmes, dont la jeunesse des matériaux du sol. Les observations ont déjà permis d'observer des cratères de volcans, mais il n'a pas été possible de déterminer s'ils sont actifs ou non.

La mission Venus Express "apportera des éléments de réponse" à la question que se posent les scientifiques sur l'éventuelle présence d'océans à la surface de la planète à ses débuts, a relevé pour sa part un autre investigateur, Jean-Loup Bertaux, du CNRS.

La vapeur d'eau se trouvant actuellement dans l'atmosphère correspondrait, sous forme liquide, à une couche d'eau de "30 cm d'épaisseur sur toute la surface" de la planète, a-t-il dit. Une autre modélisation prenant en compte l'abondance de deutérium (eau lourde) dans cette atmosphère laisserait entendre qu'il a pu y avoir dans le passé une couche de 45 m de profondeur, selon M. Bertaux.

L'étude de l'atmosphère, a-t-il encore noté, permettra aussi éventuellement de mieux comprendre "la physique de l'effet de serre, en particulier des nuages, ce qui pourra contribuer à raffiner les modèles terrestres".

Venus Express sera placée en avril 2006 autour de l'étoile du Berger sur une orbite quasi polaire et très elliptique (250 km de périgée, 66.000 km d'apogée). La sonde fera le tour de la planète en un jour terrestre et la mission est prévue pour 500 jours.

Outre la France, l'Italie, la Belgique, l'Allemagne, l'Autriche, la Suède et les Etats-Unis participent à cette mission.

Source AFP

morjane
21/10/2005, 20h12
Et bien non, Vénus Express la sonde européenne suite à des incidents techniques décollera plus tard.
Patience alors.

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Le lancement de la sonde européenne Venus Express vers la planète Venus, qui devait avoir lieu le 26 octobre depuis Baïkonour (Kazakhstan), a été repoussé de "quelques jours" en raison d'un problème technique, a annoncé vendredi l'Agence spatiale européenne (Esa).

"Au cours des derniers préparatifs (pour le tir de la fusée) une pollution a été détectée à l'intérieur de la coiffe du lanceur" et les vérifications nécessaires "repousseront de quelques jours" le lancement, a précisé l'Esa dans un communiqué, ajoutant qu'une nouvelle date serait annoncée "très prochainement".

Venus Express, première sonde européenne envoyée vers Venus, doit être lancée à l'aide d'une fusée Soyouz-Frégate.

La mission doit "porter essentiellement sur l'atmosphère" de la planète, très dense et chaude, constituée à 96% de dioxyde de carbone ou gaz carbonique (CO2). On y trouve également de l'azote, du dioxyde de souffre et de la vapeur d'eau.

Venus Express effectuera un voyage de 163 jours, soit un peu plus de 5 mois, avant de se placer sur une orbite quasi polaire et très elliptiquekm de périgée, 66.000 km d'apogée) autour de l'étoile du Berger. Elle fera le tour de la planète en 24 heures et la mission est prévue pour 500 jours.

Outre la France, l'Italie, la Belgique, l'Allemagne, l'Autriche, la Suède et les Etats-Unis participent à cette mission.

Source: AFP

morjane
31/10/2005, 18h00
Venus Express sera lancé le 9 Novembre depuis Baïkonour. Les derniers examens avant le lancement avait révélé la présence anormale de poussières dans le dernier étage de la fusée Frégate, là où est installée la sonde de fait l'agence Spatiale Européenne a préféré tout revérifier et nettoyer. Alors rendez-vous le 9 Novembre.

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La sonde européenne Vénus Express sera lancée le 9 novembre depuis le cosmodrome de Baïkonour, à 3h33 GMT, a annoncé aujourd’hui l’Agence spatiale russe. Vénus Express devait partir dès le 26 octobre mais la présence anormale de poussières sous la coiffe de la fusée avait conduit l’Agence spatiale européenne (ESA), qui a conçu la sonde, et la société Starsem, responsable du lancement, à repousser le tir. Vénus Express doit atteindre la planète Vénus en avril 2006 pour une étude approfondie de sa surface et de son atmosphère.

La fenêtre de tir s’est ouverte le 26 octobre et se refermera le 24 novembre. Quelques jours après l’examen de la fusée Frégate et de la sonde, sortie de la coiffe, l’ESA avait annoncé que les poussières étaient restées en surface et ne compromettaient pas le fonctionnement des instruments de Vénus Express. De son côté, l’agence spatiale russe précise que les problèmes liés au matériau isolant de l’étage supérieur de la fusée seront résolus d’ici le 9 novembre.

Le succès de ce lancement est important, non seulement pour réaliser les objectifs scientifiques de la mission, mais aussi pour redorer le blason des lanceurs russes. Début octobre une défaillance sur une fusée Rokot a provoqué la perte de CryoSat, le satellite de l’ESA qui devait fournir de précieuses informations sur les glaces polaires.

La semaine dernière le satellite russe Mozhayets-5, lancé par une fusée Kosmos-3M, n’a pas atteint son orbite. Il ne se serait pas séparé normalement du lanceur. Toujours au mois d’octobre, un véhicule gonflable de rentrée dans l’atmosphère (IRDT) mis au point par l’ESA et la Russie –Demonstrator-2R- lancé depuis un sous-marin avec une fusée Volna, a été perdu. L’Agence spatiale russe a aussi égaré un satellite d’observation de la Terre le 19 octobre. Espérons que la série noire a déjà pris fin.

Source: le nouvel obs.

morjane
09/11/2005, 11h59
Et c'est partis. La sonde européenne Vénus -Express file droit vers l'étoile du Berger .

Après Mars la glaciale, c'est Vénus la brulante qui est la soeur jumelle de la terre mais qui tourne à l'envers qui sera l'objet de toutes nos attentions.

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La sonde européenne Venus Express a été lancée mercredi avec succès vers l'étoile du Berger à l'aide d'une fusée Soyouz-Frégate à partir du cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, marquant ainsi le premier pas de l'Europe vers Vénus.

La fusée s'est élevée à 03H33 GMT et la sonde s'en est séparée environ une heure et demie après le lancement pour entamer un voyage de 163 jours, soit un peu plus de 5 mois, pour atteindre la planète.

Jean-Yves le Gall président de Starsem, la société chargée du lancement, a salué une "mission parfaite".

"Le bébé a crié, Venus Express va commencer sa mission opérationnelle", a déclaré pour sa part Jean-Pierre Cau, responsable du programme scientifique chez EADS Astrium, maître d'oeuvre pour la construction de la sonde, à la réception du premier signal de l'engin.

Le lancement de la sonde, qui devait avoir lieu le 26 octobre, avait été reporté en raison de la présence de poussières dans la coiffe du lanceur.

Venus Express, qui restera sur orbite autour de la planète pendant 500 jours, a pour mission essentielle d'étudier l'atmosphère de Vénus - composition, températures - a précisé l'Agence spatiale européenne (Esa). Elle est "unique dans le système solaire et la comprendre est très important", a souligné un des scientifiques de la mission, Hakan Svedhem.

Très dense et chaude, cette atmosphère est constituée à 96% de dioxyde de carbone ou gaz carbonique (CO2). On y trouve également de l'azote, du dioxyde de soufre (SO2) et de la vapeur d'eau. Par ailleurs, à une soixantaine de kilomètres d'altitude, les vents soufflent, pour une raison inconnue, à quelque 400 km/h.

La planète est couverte d'une épaisse couche de nuages dont les sept instruments à bord de la sonde tenteront de percer les secrets pour en tirer également des enseignements sur la géologie et une éventuelle activité volcanique. La sonde parcourra son orbite quasi polaire et très elliptique - 250 km de périgée et 66.000 km d'apogée - en 24 heures.

Souvent considérée par les astronomes comme la soeur jumelle de la Terre, Vénus partage avec elle de nombreuses caractéristiques : les deux sont faites de roches, elles ont une taille et une masse comparables. Mais leur évolution a été très différente et la température au sol sur l'étoile du Berger atteint 460 degrés celsius.

La plus grande partie de Vénus est composée de plaines, avec seulement deux grands plateaux et quelque 800 cratères de volcans dont Venus Express dira peut-être si certains sont actifs.

Parmi les autres questions auxquelles la sonde pourrait répondre est l'origine de la croûte vénusienne, relativement jeune (500 millions d'années environ) alors que la planète a été constituée il y a 4 milliards d'années.

La sonde survolera une planète qui tourne extrêmement lentement sur elle-même : un jour vénusien correspond à la durée de 243 jours terrestres. Et elle fait le tour du Soleil en 225 jours terrestres (365 pour la Terre).

Venus Express, construite sous la maîtrise d'oeuvre de la société EADS Astrium, est la première sonde européenne à être lancée vers Vénus. Jusqu'à présent, seules des sondes américaines et soviétiques ont été envoyées vers cette planète depuis 1961, dont Mariner 2 (USA - 1962) qui a été la première à la survoler, ou Venera 7 (URSS - 1970) qui s'y est posée en douceur.

Baptisée par les Anciens "étoile du Berger", Vénus est l'astre le plus lumineux du ciel après le Soleil et la Lune. Elle est la première à apparaître le soir et la dernière à disparaître à l'aube.


Source: AFP

Thirga.ounevdhou
09/11/2005, 12h55
Merci Beaucoup Morjane pour ces information.
Cette mission sera d’une grande importance vue que Venus est une planète dont l'étude pourrait être riche d'enseignement pour la compréhension de phénomènes comme le réchauffement climatique sur Terre.

http://x11.putfile.com/11/31205512750.jpg (http://www.putfile.com/)
PARIS (AFP) - Vénus, vers laquelle l'Agence spatiale européenne (Esa) a lancé mercredi la sonde Venus Express, est une planète aux multiples énigmes dont l'étude pourrait être riche d'enseignement pour la compréhension de phénomènes comme le réchauffement climatique sur Terre.
Baptisée par les Anciens "étoile du Berger", Vénus est l'astre le plus lumineux du ciel après le Soleil et la Lune. Elle est la première à apparaître le soir et la dernière à disparaître à l'aube.

Souvent considérée par les astronomes comme la soeur jumelle de la Terre, Vénus partage avec elle de nombreuses caractéristiques : les deux sont faites de roches, elles ont une taille et une masse comparables, Vénus est la planète la plus proche de la nôtre et se situe à peine un peu plus près du Soleil que la Terre... Et, pourtant, les deux astres diffèrent par de nombreux points et leur évolution a été extrêmement différente.

Vénus, "c'est l'enfer", affirme le responsable des programmes d'exploration du système solaire au Centre national d'études spatiales (Cnes), Francis Rocard. "Chaude (460 degrés Celsius au sol, ndlr), un milieu acide concentré... : c'est le milieu le plus hostile qui soit pour les sondes".

Vénus, c'est également un mystère, admettent les astronomes. D'abord, la rotation de l'étoile du Berger va dans le sens inverse de celle de la Terre. Par ailleurs, la planète tourne sur elle-même extrêmement lentement : un jour vénusien correspond à la durée de 243 jours terrestres. Et, comme elle fait le tour du Soleil en 225 jours terrestres (365 pour la Terre), sur Vénus, un jour est plus long qu'une année...

La topographie et l'altimétrie de la surface de Vénus ont déjà été relevées par plusieurs sondes, américaines ou soviétiques (Mariner, Magellan, Venera...). Les données obtenues font apparaître que, sur cette planète constituée il y a 4 milliards d'années, le sol est relativement jeune : 500 millions d'années environ. Les volcans observés seraient-ils encore en activité ? se demandent des astronomes.

L'atmosphère, qu'auscultera Venus Express, est peut-être le phénomène le plus surprenant. Elle est "unique dans le système solaire et la comprendre est très important", souligne un des scientifiques de la mission, Hakan Svedhem.

Ainsi, à une soixantaine de kilomètres d'altitude, les vents soufflent, pour une raison inconnue, à quelque 400 km/h. Très épaisse, l'atmosphère provoque un effet de serre qui rend la planète extrêmement chaude. A 80 km d'altitude environ, un élément absorbe les rayonnements ultraviolets du Soleil, et aucune explication n'a encore été trouvée à ce mystère.

Vénus est couverte d'une couche nuageuse dont la composition surprend : acide sulfurique, dioxyde de carbone (CO2), particules solides... Pourquoi, sur une planète aussi proche du Soleil, les températures de la haute atmosphère atteignent-elles des niveaux aussi bas : 30 degrés C le jour et - 160 la nuit ? se demandent encore les spécialistes.

Venus Express répondra peut-être à ces questions, mais elle pourrait aussi permettre de comprendre d'autres éléments, tant la surface (volcanisme, géologie...) et l'atmosphère de la planète sont liées.

Elle pourrait fournir également une explication sur l'évolution radicalement différente des deux soeurs jumelles. L'étude de la couche nuageuse laisse "espérer une meilleure connaissance de la physique de l'effet de serre, en particulier des nuages, ce qui pourra contribuer à raffiner les modèles terrestres", estime un chercheur de la mission, Jean-Loup Bertaux, du CNRS.

http://fr.news.yahoo.com/photos/051108101129.ag1gsifl-photo-image-de-synth-se-de-la-surface-de-venus-en-1993-r.html