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Voir la version complète : OBG estime que le pays peut mieux faire


eskaflonDZ
17/02/2009, 21h25
Rachida T. L’Algérie a un long chemin à faire pour rattraper ses voisins dans le secteur du tourisme, selon le dernier rapport du très réputé bureau londonien d’expertise économique Oxford Business Group (OBG). Les efforts consentis par le gouvernement pour autoriser une relance de l’industrie touristique et favoriser l’attractivité de l’Algérie demeurent insuffisants. Le retard considérable dans les infrastructures touristiques, engendré par des années de négligence, sape tout le travail de promotion du gouvernement. Le verdit est sans appel.
Rachida T. L’Algérie a un long chemin à faire pour rattraper ses voisins dans le secteur du tourisme, selon le dernier rapport du très réputé bureau londonien d’expertise économique Oxford Business Group (OBG). Les efforts consentis par le gouvernement pour autoriser une relance de l’industrie touristique et favoriser l’attractivité de l’Algérie demeurent insuffisants. Le retard considérable dans les infrastructures touristiques, engendré par des années de négligence, sape tout le travail de promotion du gouvernement. Le verdit est sans appel. La relance du secteur touristique nécessite davantage d’engagement en amont et en aval des autorités algériennes pour rendre le pays une destination de choix. Sur les 1,74 millions de «touristes» qui avaient visité l'Algérie en 2008, plus de 1,2 million d'entre eux sont des Algériens expatriés qui retournent au pays pour les vacances. À peine plus de 500.000 touristes sont des étrangers. Par rapport à nos voisins de l’Est et de l’Ouest, cette «performance» est dérisoire puisque, durant la même année, la Tunisie a réussi à séduire près de 7 millions de visiteurs, dont 2 millions d’Algériens, et le Maroc a accueilli 8 millions. L’objectif des autorités algériennes d’attirer 20 millions de touristes à l’horizon 2025 reste, pour nombre d’observateurs, sujet à caution. Le gouvernement table sur un schéma-directeur d'aménagement touristique (Sdat), une stratégie qui détermine les zones à développer et définit les mesures à adopter pour soutenir les investissements. Le Sdat prévoit de construire plus de 280 hôtels, un programme qui est actuellement en cours d'exécution. Même si la part du tourisme dans le produit intérieur brut (PIB) a connu, ces dernières années, une hausse, elle reste, toutefois, insuffisante. De 1,7% en 2001, la part du tourisme dans le PIB a progressé à 6,4% en 2008 (l'équivalent de 8,4 milliards de dollars). Elle pourra atteindre les 6,6% en 2018 (l'équivalent de 13 milliards de dollars). Les experts prévoient une accélération plus significative de la croissance du secteur du tourisme au cours de la prochaine décennie, en accord avec les prévisions générales concernant l'évolution de la situation économique du pays. Le gouvernement espère que l'intérêt grandissant que suscite la destination Algérie, et les investissements qui en résultent permettront de réduire le niveau du chômage. Cependant, les prévisions avancent une faible hausse du pourcentage de la main d'œuvre employée dans le secteur au cours des 10 prochaines années. Elle pourra passer de 506.000 en 2008 à 666.000 en 2018. En dépit du surplus en valeur absolue, cela représenterait une augmentation minime en termes d'emplois, de 5,6% à 5,7%, dans la mesure où de plus en plus de jeunes entrent dans la vie active, engendrant une hausse considérable des réserves d'emploi en Algérie. Lors d'un entretien avec OBG, l'année dernière, M. Rahmani a cité un certain nombre de défis que l'Algérie se doit de relever afin de devenir une destination touristique à part entière. Les défis à relever En premier lieu, le besoin d'améliorer la gestion des ressources humaines dans le secteur. M. Rahmani a souligné d'autres facteurs à corriger, notamment les insuffisances de la santé publique et des infrastructures, ainsi que la menace terroriste. Le programme d'Etat, destiné à améliorer les infrastructures et les services sociaux, pour un montant de 150 milliards de dollars, a permis de répondre à quelques-unes de ces préoccupations, avec la modernisation des aéroports et l'amélioration de l'accès routier aux régions côtières et à l'intérieur du pays. La situation sécuritaire s'est aussi nettement améliorée avec la création, en juillet dernier, d'une nouvelle unité forte de quelque 1.000 policiers, ayant pour mission de sécuriser les sites touristiques à travers le territoire. Selon M. Rahmani «le tourisme saharien est crucial pour l’Algérie». Le gouvernement avait identifié quatre sites propices à de nouveaux aménagements. Néanmoins, si la situation sécuritaire ne connaît pas d'amélioration, les investisseurs et les visiteurs potentiels resteront prudents. R.T.

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