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morjane
18/02/2009, 16h11
Les mesures sociales que dévoile ce mercredi Nicolas Sarkozy au cours d'un "sommet social" avec les syndicats représenteront de 1,65 à 2,65 milliards d'euros pour l'Etat, a annoncé le président.

Lors du sommet social de l'Elysée ce mercredi, le chef de l'Etat a proposé aux partenaires sociaux de porter à 75% du salaire brut l'indemnisation des salariés au chômage partiel.

Il a également proposé de doubler le complément familial pour 900.000 familles nombreuses ou d'octroyer une prime de 150 euros pour 3 millions de familles.

L'ensemble des mesures sociales qui doivent être dévoilées ce mercredi représenteront de 1,65 à 2,65 milliards d'euros pour l'Etat, a annoncé Nicolas Sarkozy.

Selon l'édition de jeudi du quotidien Le Monde, les jeunes toucheront des indemnités de chômage dès lors qu'ils auront travaillé deux mois au cours des 28 derniers mois, contre quatre selon les nouvelles règles de l'assurance-chômage.

Le deuxième tiers provisionnel de l'impôt sur le revenu serait supprimé provisoirement pour les ménages figurant dans la première tranche d'imposition, selon Le Monde. Cette mesure concernerait 4 millions de ménages et devrait coûter 400 millions d'euros. Le gain par ménage serait en moyenne de 100 euros et pourrait dépasser 400 euros pour les familles les plus nombreuses.

Les personnes âgées ou dépendantes titulaires du minimum vieillesse ou de l'allocation personnalisée à l'autonomie auront droit à un chèque emploi-service de 200 euros, une mesure qui pourrait être pérennisée, annonce également le quotidien.

L'idée défendue par la CFDT d'un nouveau fonds de formation pour les salariés au chômage pourrait être retenue. Ce fonds serait financé par l'Unedic et le système de formation professionnelle et non par une remise en cause de la loi travail-emploi-pouvoir d'achat comme le demandait le syndicat.

De plus, une série de nouvelles négociations avec les partenaires sociaux sera lancée sur la formation, la représentativité, le dialogue social dans les très petites entreprises, l'égalité salariale ou la participation aux élections prud'homales.

Enfin, les leaders de la CGT, de la CFDT et de FO se sont mis d'accord pour "exiger" que ce sommet social mercredi aborde la crise sociale en guadeloupe a déclaré à son arrivée à l'Elysée le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque.

Le président Nicolas Sarkozy fera aussi une "déclaration" ce mercredi soir à la télévision, après la tenue de la réunion de l'Elysée. La "déclaration" du chef de l'Etat, qui pourrait être enregistrée à l'avance, sera retransmise au journal télévisé de 20 heures et portera sur les "mesures de justice" annoncées plus tôt aux syndicats.

Pour ce sommet social, Nicolas Sarkozy est accompagné de François Fillon, Premier ministre, et de cinq ministres: Brice Hortefeux (Affaires sociales), Christine Lagarde (Economie), Eric Woerth (Budget), le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, ainsi que le Haut commissaire aux solidarités actives Martin Hirsch (également chargé de la jeunesse).

Côté syndicats figurent les cinq centrales de salariés (CGT, CFDT, FO, CGC, CFTC) et les trois organisations patronales (CGPME, Medef, UPA).

Si le président intervient à la télévision, c'est aussi parce que la situation sociale se dégrade à vue d'oeil. Dans un entretien publié par Le Monde daté de mercredi, Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, jugeait la situation sociale "dangereuse". "La crise économique génère beaucoup d'angoisses et de souffrances sociales, mais aussi un grand sentiment d'injustice parce que ceux qui souffrent ont le sentiment de payer à la place des responsables" de la crise, observe Henri Guaino. "C'est une situation dangereuse, qui offre un terreau favorable à tous les extrêmes. On sait où peut mener l'anticapitalisme extrémiste. C'est pourquoi le combat pour la moralisation du capitalisme est si important".


Par La Tribune

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