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walid85
20/02/2009, 13h01
Le Maroc serait en passe de devenir un grand exportateur d’énergies renouvelables. En plus de gisements dont-il dispose, le Royaume est également celui qui présente un nombre important de projets du plan méditerranéen dont la plus part sont déjà finalisésCe n’est pas une utopie. D’ici moins d’une décennie, le Maroc devrait exporter des électrons verts. Le constat est dressé par Philippe Lorec, directeur général adjoint au ministère français de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire.

Pour Lorec, qui a présenté les grandes lignes du Plan solaire méditerranéen à la conférence nationale sur les changements climatiques tenue les 11 et 12 février à Rabat, le Maroc se trouve au cœur de ce programme.
C’est l’une des composantes concrètes et la plus urgente à réaliser de l’Union pour la Méditerranée (UPM), est-il indiqué. « Tout au plus dans quelques jours, la coprésidence française et égyptienne de l’UMP saisira les chefs des Etats membres pour les informer du détail du projet et obtenir leurs adhésion. L’objectif est de développer de nouvelles centrales électriques à partir de tout l’éventail des énergies renouvelables. Mais aussi de construire l’infrastructure nécessaire au transport d’électricité et de favoriser le transfert de technologie selon un partenariat gagnant-gagnant.

A la condition d’exprimer une volonté politique et d’associer le privé. En tout, le Plan solaire méditerranéen retient 130 projets pour l’ensemble des pays membres de l’UPM. Mais le Maroc se taille la grosse part avec plus d’une vingtaine de projets dont la plupart sont déjà finalisés. Côté financement, le plan est doté de plusieurs centaines de milliards de dollars.

Les estimations se chiffrent à 500 milliards de dollars dont 80 seront injectés dans les pays en voie de développement. Fonds qui peuvent être aisément levés aussi bien auprès des bailleurs publics que privés. L’essentiel est de garantir un retour sur investissement de l’ordre de 8 à 15%. C’est possible si les projets intègrent la composante exportation. Cela permettrait de soutenir le financement des centrales. Dans la mesure où les prix à l’export seront plus élevés par rapport à ceux consentis au marché local. Mais cela ne se traduirait que par un alignement sur les prix pratiqués actuellement en Europe. De sorte qu’en 2020, le coût du solaire serait voisin de ceux des autres énergies. Selon Lorec, « les décennies à venir seront marquées par le hub énergétique en termes d’infrastructure et d’activité économiques utilisant les électrons verts ».

Dans ce contexte, le Maroc est bien placé pour servir de plateforme de production et de distribution vers l’Europe et les autres pays méditerranéens. De plus, il est bien loti en termes de projets et d’expertise. Concrètement, le Maroc est appelé à réviser à la hausse sa production à partir de l’éolien en installant une capacité de 6000 MW au lieu d’un millier prévu à l’horizon 2012. Pour le solaire, la captation sera favorisée dans le contexte plus vaste de l’UPM. De manière à satisfaire l’objectif européen qui table sur une consommation de 20% d’énergie propre. A cet effet, des instruments financiers nouvellement établis peuvent aussi être mis à contribution. Il s’agit notamment du Fonds pour les technologies propres et le Fonds carbone de partenariat.

hartman
20/02/2009, 13h42
Le Maroc futur grand exportateur d’énergies renouvelables


Plutôt futur exportateur dyal lbard , oui !! il faut dabord electrifier le monde rural , et sertout renforcer l'electricité dans les villes ou on a l'impression qu'elle sont illuminé par des petits boujies

le syndrome du nif touche desormais les marocains aussi :22: , faut se mettre au taravaille et arreter de rêver

Jad'y
20/02/2009, 13h45
Le Maroc futur grand exportateur d’énergies renouvelables

nous n'avons meme pas l'autosuffisance :62:

le Maroc exporte vers l'europe l'électricité algerienne

gdesmon
20/02/2009, 15h09
Je ne veux pas jouer le rabat-joie (sans jeu de mot sur rabat) mais voir mon post sur "la fin du mirage écologique espagnol" extrait :


Certes, l'industrie des énergies renouvelables fait partie des bénéficiaires d'un fonds de 1,1 milliard d'euros consacré à la création d'emplois dans les secteurs d'avenir. Mais cette aide compensera difficilement la baisse des subventions au secteur de l'énergie solaire décidée fin septembre. L'aide à la production d'électricité par la technologie photovoltaïque doit passer progressivement de 45 centimes d'euro par kilowattheure à 30 environ. Pour la profession, ce coup de frein aurait déjà coûté 10 000 emplois dans un secteur qui en avait créé 24 000 en quelques mois.

La puissante aide publique avait conduit à un boom inattendu de la filière. Alors que le plan d'énergies renouvelables du gouvernement socialiste de José Luis Zapatero prévoyait l'installation de 371 mégawatts entre 2005 et 2010, il s'en est installé 2 400 au cours de la seule année 2008, durant laquelle l'Espagne est devenue le premier pays producteur au monde. Pour 2009, le ministère de l'industrie a plafonné les autorisations d'installation à 500 mégawatts. Pour Aser Energia, qui regroupe les PME du secteur, 70 % des entreprises seront dans le rouge cette année.

Cette politique de fortes subventions, accordées d'abord à l'énergie éolienne, puis surtout à la filière photovoltaïque, a eu des effets pervers : un renchérissement du prix de l'électricité, un coût pour le budget de l'Etat chiffré à 18,5 milliards d'euros pour les 25 prochaines années, et enfin la création d'une bulle spéculative. La Commission nationale de l'énergie a ouvert une enquête visant plus de 4 000 installations (sur 29 000) pour des fraudes supposées à la subvention publique.

Pihman
21/02/2009, 04h32
il y a le processus Kyoto qui financera ces installation à l'image du Parc de Tetouan financé par les credit carbone Lafarge

noubat
21/02/2009, 12h23
Le Maroc futur grand exportateur d’énergies renouvelables

en tout cas si telle est son ambition, alors elle fait un choix prometteur!

auscasa
21/02/2009, 12h28
gdesmon, il faut voire le long terme ou meme le moyen terme, si c'est pas le short term.

si t'as pas encore apris la lecon avec un prix de petrole a 147$ et tous les debat qu'on a fait ici meme sur FA c'est que tu ne vas jamais aprendre.

noubat
21/02/2009, 12h48
il faut voire le long terme ou meme le moyen terme, si c'est pas le short term.

si t'as pas encore apris la lecon avec un prix de petrole a 147$

il faudra prendre en compte l'épuisement des hydrocarbures, alors autant s'attabler aujourd'hui pour préparer demain.

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