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Voir la version complète : Patrimoine de Bouteflika: Deux maisons, un appartement et deux véhicules


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taurus
22/02/2009, 23h38
Deux maisons, un appartement et deux véhicules : la déclaration de patrimoine du candidat Bouteflika

Le président Abdelaziz Bouteflika a rendu public, dimanche 22 février, sa déclaration de patrimoine. *************** la publie en intégralité.

« Je soussigné, Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, demeurant au 135, rue Cheikh El Bachir El Ibrahimi, El Biar, Alger, candidat à l'élection à la Présidence de la République, prévue le 9 avril 2009. En application de l'article 157 de l'ordonnance 97-07 du 6 mars 1997, modifiée et complétée, portant loi organique relative au régime électoral. Déclare être propriétaire des biens ci-après :


I- Biens immobiliers :

1. Une maison individuelle sise à Sidi Fredj (commune de Staouéli) suivant acte enregistré sous le n° 226 du 11.11.1987.

2. Une maison individuelle sise rue de la Rochelle, Alger, suivant livret foncier n° 70-68/07 du 11/12/2007.

3. Un appartement sise au 135, rue Cheikh El Bachir El Ibrahimi, El Biar, suivant livret foncier n° 29-39/07 du 26/06/2007.



II - Biens immobiliers

- Deux (02) véhicules particuliers.


Déclare qu'il n'est propriétaire d'aucun autre bien à l'intérieur du pays ou à l'étranger. »

Space
22/02/2009, 23h40
il se moque de qui !:hollerin:

Medgasen
22/02/2009, 23h42
et son frere? il n'a pas déclaré aussi ce qu'il a?

born_hittiste
22/02/2009, 23h50
Déclare qu'il ne se souvient pas etre propriétaire d'aucun autre bien à l'intérieur du pays ou à l'étranger.

Laari1
23/02/2009, 00h31
Il a vendu le deux pièces d'El Mouradia pour financer sa campagne électorale, ainsi que quelques bijoux de famille.
Il a du aussi empreinter un peu d'argent à Belkhadem. Il a demandé une avance sur salaire qui lui a été refusée.
C'est officiel.

taurus
23/02/2009, 08h45
le poooooooooovrree chouuuu meskina on lui a refusé une avance sur salaire a not boutef 1er mais ne vous inquiter pas il s'en sortira lol MDR:mrgreen:

absent
23/02/2009, 08h51
Si quelqu'un connait son patrimoine ou celui de sa famille, rien ne l'empeche de nous le devoiler, bien sur :)

noubat
23/02/2009, 09h42
meskin!

on va faire une quête pour sa campagne!

ameur
23/02/2009, 09h56
Il a du aussi empreinter un peu d'argent à Belkhadem. Il a demandé une avance sur salaire qui lui a été refusée.
C'est officiel.

meskin,il n'a pas pu economise d'argent pendant 10 ans
et encore c'est officiel

colonel snake
23/02/2009, 10h14
et son ranch en arabie saoudite il a oublier de le mensioner :mrgreen:

Cell
23/02/2009, 10h51
DANs LA LIGNée des articles du meme genre , je vous conseille de lire :

M6 paie les impôts

Kaddafi se voit refuser un crédit pour acquérir un Appart 2 piéces

Zine el abidine dévoile ses difficultés financiére

Moubarak prend le bus

Abdallah de jordanie vend sa 2 CV pour éponger ses dettes de jeu

Assad & Fils en cessation de paiement


et plein d'autres .....

oceon
23/02/2009, 11h01
boutflika a des biens au maroc aussi , de plus ..on sai tou qu'il a avec la famille belhaj des liens de sang , c'est une des familles les plus riches de maroc oriental voir du maroc qui ont des lien tres forts avec le palais depuis l'epoque mohamed 5 ..
dans la région de berkane , on di que boutaflika en personne a teléphoner au roi m6 a propo de l'affaire hicham el guerrouj..

Mister1979
23/02/2009, 11h11
Boutaflika has millions on foreign accounts. Don't forget that he fled the country in the eighties because of corruption charges..


Kadhaffi is also saying that he lives in a tent, but everybody know that he has 100 palaces in Libya and abroad. He has also billions on foreign accounts and billions of investments abroad..

The sons, daughters etc of Kadhaffi live like royals in the west..

racdavid
23/02/2009, 12h17
I- Biens immobiliers :

1. Une maison individuelle sise à Sidi Fredj (commune de Staouéli) suivant acte enregistré sous le n° 226 du 11.11.1987.

2. Une maison individuelle sise rue de la Rochelle, Alger, suivant livret foncier n° 70-68/07 du 11/12/2007.

3. Un appartement sise au 135, rue Cheikh El Bachir El Ibrahimi, El Biar, suivant livret foncier n° 29-39/07 du 26/06/2007.



II - Biens immobiliers

- Deux (02) véhicules particuliers.


Trop fort ce Boutef, ... presque j'ai pitie de lui (2 maisons et 1 appart AADL) avec 2 voitures japonaises .... c'est tt pour un president.

Ce qu'il oublie de noter, c'est les biens et ses comptes a l'etranger (en suisse ou sur la cote d'azur) ...

Il oublie de dire les actions qu'il possede ds Djezzy (Ahh Ya Said)... et les transfert d'argent a l'epoque d'EL KHALIFA bank, rent, airway et construction. ..... au faite, il a touche combien pour le history Orascom-Lafarge (dont sa sortie pleinne d'hypocresie a la TV, en disant qu'on tt fait faux "en realite, il a bien jouer son jeu") ???? Mr le President, si vous avez eu tt faux dans la politique economique, faut laisser la place, car a priori vous etes ni competent, ni a la hauteur des challanges que les algeriens attendent ... car vous ne rentrerez ni ds l'histoire courte ni longue de notre nation. Votre passage sera aussi desastreux que les precedents gouvernants de notre pays ...elas "pour le prix Nobel, faut oublier cette obsession"

Il oublie de dire son buisness avec les CHIKH du Moyen Orient sur le dos de l'algerien....

Je continue a pense que tte la classe politique DZ deteste les algeriens, et si comme a son habitude le peuple continue de jouer le role du troupeau de Mouton, en applausissant sans arret tte les sorties de cette gouvernance ... les lumieres ne sera pas pour demain.... J'ai reussi a me faire convaincre que notre meilleur arme est le BOYCOTTE (Moi meme qui votait a chaque fois).

citoyen
23/02/2009, 13h02
Déclaration de patrimoine de Bouteflika en 2004 :
Je soussigné, Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, demeurant au 135, rue Cheikh El Bachir El Ibrahimi, El Biar, Alger, candidat à l’élection à la Présidence de la République, prévue le 8 avril 2004.
En application de l’article 157 de l’ordonnance 97-07 du 6 mars 1997, modifiée et complétée, portant la loi organique relative au régime électoral.

Déclare être propriétaire des biens ci-après :
I - BIENS IMMOBILIERS :
1. Une maison individuelle sise Sidi Fredj (commune de Staouéli), suivant acte enregistré sous le n°226 du 11.11.1987.
2. Une maison individuelle sise rue de la Rochelle, Alger, suivant acte enregistré sous le n° 44-56 du 18.12.1991.
3. Un appartement sis au 135, rue Cheikh El Bachir El Ibrahimi, El Biar, Alger, suivant acte enregistré sous le n°10-69 du 30.05.1988.

II - BIENS MOBILIERS
- Deux (02) véhicules particuliers.
Déclare qu’il n’est propriétaire d’aucun autre bien à l’intérieur du pays ou à l’étranger.
Signé : Abdelaziz Bouteflika II


Celle de 2009 :

Je soussingé, Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, demeurant au 135, rue Cheikh El Bachir El Ibrahimi, El Biar, Alger, candidat à l’élection à la Présidence de la République, prévue le 9 avril 2009.
En application de l’article 157 de l’ordonnance 97-07 du 6 mars 1997, modifiée et complétée, portant la loi organique relative au régime électoral.

Déclare être propriétaire des biens ci-après :

I- BIENS IMMOBILIERS :
1. Une maison individuelle sise à Sidi Fredj (commune de Staouéli) suivant acte enregistré sous le n° 226 du 11.11.1987.
2. Une maison individuelle sise rue de la Rochelle, Alger, suivant livret foncier n° 70-68/07 du 11/12/2007.
3. Un appartement sise au 135, rue Cheikh El Bachir El Ibrahimi, El Biar, suivant livret foncier n° 29-39/07 du 26/06/2007.

II - BIENS MOBILIERS
- Deux (02) véhicules particuliers.
Déclare qu’il n’est propriétaire d’aucun autre bien à l’intérieur du pays ou à l’étranger.
Signé : Abdelaziz Bouteflika III

Il en sera ainsi pour les déclarations du patrimoine algérien depuis 1999.

absent
23/02/2009, 13h12
Eh oui, le pétrole n'a pas changé depuis 1999, ce n'est tout de même pas de sa faute??!!
En plus je vous rappelle que ces 5 biens, ne sont là que pour décorer, puisque il sait qu'il va se déplacer en mercedes, en audi, et en avion personnel, mais aussi qu'il va habiter dans un palais présidentiel jusqu'à la fin de ses jours, alors soyez sympa, croyez son mensonge.


Il a vendu le deux pièces d'El Mouradia pour financer sa campagne électorale, ainsi que quelques bijoux de famille.
Il a du aussi empreinter un peu d'argent à Belkhadem. Il a demandé une avance sur salaire qui lui a été refusée.
C'est officiel.


Mdr!!! Pauvre Bouteflika, il a autant de problème d'argent?? Vraiment c'est mal payé le poste de président chez nous, allez faisons lui.......pardon.....je voulais dire qu'il se fasse une légère augmentation à 10 milliards par mois. C'est un salaire toujours insuffisant Pour le roi boutef je sais, mais ça lui permettra au moins de s'acheter des costumes et des chaussettes pas trouées.

born_hittiste
23/02/2009, 13h21
la declaration de patrimoine n'est pas vraiment obligatoire pour un president en exercice. je vois pas pourquoi mentir.

noubat
23/02/2009, 13h25
la declaration de patrimoine n'est pas vraiment obligatoire pour un president en exercice. je vois pas pourquoi mentir.

il n'a pas menti, il a simplement oublier de déclarer ses biens et avoirs à l'étranger!

absent
23/02/2009, 13h29
la declaration de patrimoine n'est pas vraiment obligatoire pour un president en exercice. je vois pas pourquoi mentir.

Mais elle est obligatoire au moins pour un candidat qui se présente, et il ne l'a pas fait en 1999 je crois.

Pourquoi mentir?? pourquoi ne te dit il pas en face, que les élections sont déjà jouées, et qu'il est ton ex-futur président. Pourquoi ne t'a t il pas demandé ton avis, concernant la possiblité de se faire réélir??
Alors tu crois vraiment qu'il se gênera pour continuer son traffic, évidemment que si il t'en dit trop sur son patrimoine, tu peux l'utiliser contre lui, tu peux prouver qu'il détourne de l'argent comme il veut etc.....

born_hittiste
23/02/2009, 13h33
je voulais dire que la declaration d'un patrimoine heteroclite, n'entre pas dans les moeurs du systeme et le peuple n'a rien a cirer.
alors pourquoi le faire ?

absent
23/02/2009, 13h55
Pour feindre d'avoir respecté toutes les règles. N'est ce pas une preuve d'honnêteté que de déclarer ses biens?? Sauf que les ignroants ne savent pas qu'il ment.

FAFARDELLO
23/02/2009, 15h43
c'est officiel!! il possede aussi d'une miga villa a emirt arabi precisment a lile la palma valeur 30.000.000 dolar. compt bancaire en france , suisse , et pyes du golf.
ca pour ne pas parler de son frere SAID. qui est le vrais BOSS en algerie :22: :evil: :cry:

chicha51
23/02/2009, 16h34
Et le hammam de ses parents à Oujda ?:mrgreen:

ombreetpoussiere
23/02/2009, 17h13
Meskine il n'a pas grand chose finalement, allez! moi je vais voter pour lui pour son honneteté, mais avant d'aller voter je ferai un détour par l'avenue de la grande armée à PARIS pour faire un coucou à Abdelghani Bouteflika, frère de Mr l'honnete président, qui a bénéficié d’un superbe appartement dans un quartier chic...:11: J'ai du dire une bétise non?

absent
23/02/2009, 20h10
Meskine il n'a pas grand chose finalement, allez! moi je vais voter pour lui pour son honneteté, mais avant d'aller voter je ferai un détour par l'avenue de la grande armée à PARIS pour faire un coucou à Abdelghani Bouteflika, frère de Mr l'honnete président, qui a bénéficié d’un superbe appartement dans un quartier chic...:11: J'ai du dire une bétise non?

Je peux te demander un service??
Puisque tu es à Paris, est ce que tu peux passer donner le bonjour aux employés de l'hôtel que Bouteflika possède??;)

choucha
23/02/2009, 20h11
Abdelaziz Bouteflika ne fut pas évincé du pouvoir à la mort
de Boumediène, en 1979, comme le suggère son entourage : il y
est resté jusqu’en décembre 1981, reconduit autant dans la direction du FLN que dans le premier gouvernement post-Boumediène
que Chadli Bendjedid forma le 8 mars 1979. Bouteflika
n’y avait, certes, plus le portefeuille des Affaires étrangères,
attribué à Mohamed-Seddik Benyahia, mais bénéficiait néanmoins
d’un prestigieux statut de ministre conseiller auprès du
président de la République.
Le 30 juin 1980, c'est-à-dire six mois après la disparition de
Boumediène, Bouteflika se verra réélu au Bureau politique du
FLN. Bouteflika ne sera écarté du FLN que le 22 décembre 1981.
Il ne sera pas marginalisé pour ses idées, mais pour « gestion
occulte de devises au niveau du ministère des Affaires étrangères
», selon la formule d’inculpation de la Cour des comptes.
Il payait ainsi pour avoir placé sur des comptes particuliers en
Suisse, entre 1965 et 1978, et à l’insu du Trésor algérien, les
reliquats budgétaires de certaines ambassades algériennes à
l’étranger. Dans la décision de suspendre l’appartenance
d’Abdelaziz Bouteflika de ses rangs « en attendant son exclusion
par le congrès », le comité central, réuni ce jour-là en 6e session,
signale que « le concerné s’engage à restituer les biens et dossiers
du parti et de l’Etat en sa possession », parle de « dossier au
contenu grave » qui justifie de « saisir la justice de l’affaire ».

« J’ai été exclu en même temps que lui, Ahmed Benchérif et
Belaïd Abdesselam, se souvient Sid-Ahmed Ghozali. Il y eut
260 votants sur 260 qui ont voté l’exclusion d’Ahmed
Benchérif et d’Abdelaziz Bouteflika, mais 11 voix ont osé dire
non pour Belaïd Abdesselam et moi ! Et ça a nourri une autre
amertume supplémentaire chez lui : “Mais où étaient donc mes
amis ?” me demandait-il pendant de longues années. Il ne comprenait
pas que parmi les onze membres qui ont brisé
l’unanimité aucun n’ait pensé à le faire pour lui aussi. »
Bouteflika sera ensuite confondu par la Cour des comptes de
« faits délictueux préjudiciables au Trésor public » et dut rester à
l’étranger afin d’échapper à la justice de son pays.
Entre 1981 et 1989, Abdelaziz Bouteflika vécut entre Paris,
Genève et Abu Dhabi, après une tentative d’exil ratée à Damas.
Les dirigeants syriens lui ayant fait l’« affront » de le loger dans un
appartement alors qu’il demandait une villa, le ministre algérien
s’en offusqua et quitta le pays sans saluer ses hôtes. Selon le chef
de la diplomatie syrienne, Khaddam, qui rapporta le fait aux
Algériens,Hafedh El Assad reçut ce caprice comme un camouflet.
« A Paris, il ne manquait visiblement de rien, atteste Abdelkader
Dehbi, un vieil ami de Bouteflika qu’il a bien connu pendant
ces années-là. A Paris, il habitait un appartement dans un
quartier cossu proche des Champs-Elysées dont il
disait qu’il a été mis à sa disposition par cheikh Zayed Ben
Sultan Al Nahyan. »
Les autorités du Golfe ont été d’une grande prodigalité envers
Bouteflika sans qu’on en connaisse la raison. Ainsi, à Genève, au
tout début de son exil, Bouteflika aurait été pris en charge par
Zaki Yamani, alors patron d'Air Harbour Technologies, spécialisée
dans le tourisme d'affaires au Moyen-Orient et en Afrique.

A Paris, et selon les confidences de l’attaché militaire des
Emirats faites à Dehbi, l’ambassade prenait en charge tous les frais
de Bouteflika, ceux du transport aérien notamment. Bouteflika, en
retour, assistait à certaines réunions de l’ambassade émiratie.
L’ancien ministre tunisien Masmoudi l’aida à s’installer aux Emirats.
A Abu Dhabi, Bouteflika a passé son séjour entre un logement mis
à sa disposition par cheikh Zayed Ben Sultan Al Nahyan, chez qui il
a travaillé comme vague conseiller à l'Institut des études stratégiques,
et l'hôtel Intercontinental, aux frais de l'ancien ministre des
Affaires étrangères émirati M. Souidi. Il se rendait assez souvent au
Centre culturel de la ville, dirigé par le fils de Souidi, où, dit-on,
il participait à des débats privés, parfois des discussions informelles
avec des représentants des corps diplomatiques occidentaux et
arabes.
Une fois élu président de la République, Bouteflika s’est toujours
senti redevable envers le cheikh à qui il rendait visite à la moindre
hospitalisation en Suisse. Le président a poussé les gestes de reconnaissance
au point d’enfreindre les normes protocolaires en
vigueur lors d'une visite d'un président dans un autre pays. En
février 2003, lors de l'organisation de la semaine culturelle algérienne
aux Emirats arabes unis, Bouteflika se fait recevoir par cheikh
Zayed pour quelques minutes, et s’empresse d’embrasser les
enfants du souverain, y compris les plus petits, se croyant toujours
dans la peau de l’exilé. Le cheikh s’interpose alors pour rappeler
Bouteflika à ses obligations de président : «Vous êtes venu ici en tant
que président d'un pays souverain, ce n'est pas à vous d'aller saluer
mes enfants et mes ministres, c'est à eux de le faire. »
Le président Bouteflika se fera également fort de se souvenir
de l’hospitalité des amis émiratis auxquels il accordera de juteux
marchés au mépris de la réglementation et le droit de chasser les
espèces rares dans le désert algérien.

Bouteflika, en dépit des charges retenues contre lui, a de
tout temps joui des protections dues aux notabilités du
régime, en vertu du système de connivences auquel il avait
droit en qualité d’éternel dignitaire.
De cette réalité, on mit quelques mois, après l’élection de
1999, pour s’en rendre compte : il nous est revenu d’exil le
même cardinal de la pensée unique, mais un cardinal amer
d’avoir mis vingt ans à recouvrer « son » trône, haineux
qu’on l’ait sacrifié au chadlisme, décidé à rendre gorge aux
généraux acolytes et au peuple passif.
Mais l’homme saura, en 1999, être si émouvant dans la
complainte qu’il finira par installer la compassion, puis la
sympathie, antichambres d’une nouvelle légitimité.
Pour convaincre de la sincérité du prophète, il fallait
d’abord persuader de la réalité du calvaire. « A tort ou à raison,
je me suis dit : l'Algérie “concasse ses enfants”. Je suis
concassé, enfin pas tout à fait. Je reste à ma place », confie-til
à Paris Match.

« A l’aéroport de Genève, il venait souvent accueillir les gens
habillé d’un jean élimé et déchiré aux genoux, assurent des amis
d’Ahmed Taleb. Il voulait à l’évidence apitoyer comme pour
démentir les accusations d’enrichissement illicite dont on l’avait
chargé. »
A défaut de vraiment convaincre de la réalité du calvaire
il persuadera de la pureté de la cause. Bouteflika assure qu’il
a payé pour ses idées. « J'étais en désaccord radical avec le
gouvernement algérien. » . Bachir Boumaza pense avoir trouvé la clé de la méprise chez
le personnage : « Bouteflika a confondu exil et émigration : l’exil
est un acte de combat, un choix politique ; l’émigration est un
choix de vie. En exil, on agit pour une cause ; dans l’émigration,
on n’est pas tenu de faire de la politique. Quelqu’un qui subit
l’exil sans écrire, sans s’exprimer, sans prendre position n’est pas
en exil. Il vit sa vie en dehors de son pays, c’est tout. Il a émigré.
A l’évidence, Bouteflika a émigré. »
« C’est faux. Je ne me souviens jamais avoir vu Bouteflika
s’opposer publiquement à la politique de Boumediène ni
d’ailleurs à celle de Chadli, dément Sid-Ahmed Ghozali qui
a siégé avec lui en Conseil des ministres sous Boumediène.
Il n’en avait ni le courage ni l’envie. Il a toujours été, comme
ça, lâche en politique. Il avait ses opinions hostiles à la
politique de Boumediène, mais on n’a jamais entendu
Bouteflika les exposer ouvertement. Ceux qui tenaient tête à
Boumediène, c’étaient Kaïd Ahmed et Ahmed Medeghri.
Sur la Révolution agraire et sur les nationalisations, ils étaient
contre, et ils le faisaient savoir… Bouteflika procède plutôt
par l’intrigue de palais. Il prenait soin de ne pas s’exposer.
S’il avait des idées à suggérer, c’était par la manoeuvre,
soit par le biais de tête-à-tête avec Boumediène, soit par le
biais d’autres personnes comme Medeghri, mais jamais
directement. »
Bouteflika a-t-il persécuté Ahmed Medeghri au point
d’en précipiter le suicide ? Nombreux sont les témoins de
l’époque à en être convaincus. Bouteflika harcelait constamment
Medeghri pour s’opposer, à sa place, à Boumediène,
alors qu’il n’ignorait rien de sa dépression. « Ce dont je
peux témoigner, affirme Ghozali, c’est que les six derniers
mois de 1974 ont été pénibles, Medeghri était dans la
déprime totale. Et Bouteflika ajoutait à sa fragilité. »
Quelques semaines avant sa mort, Ahmed Medeghri animait
une conférence-débat quand Bouteflika, qui était à ses
côtés, eut l’idée de le présenter à l’assistance comme un
« homme d'Etat ». Autrement dit, comme le successeur de
Boumediène. La rumeur à propos d’un nouveau scénario
du 19 juin, contre Boumediène cette fois-ci, fit alors rapidement
le tour d’Alger. Medeghri ne tardera pas à se suicider et Bouteflika à… faire un long séjour à New York d’où il ne
reviendra qu’après plusieurs mois.
Chérif Belkacem est de ceux qui voient une suspecte coïncidence
dans le long séjour de Bouteflika aux Nations unies,
intervenu juste au moment de la crise de 1974. « Bouteflika s’est
arrangé pour présider le plus longtemps possible l’Assemblée
générale de l’ONU afin d’être absent du contexte de crise à
laquelle il n’est pourtant pas étranger.

Du Livre : L’imposture algérienne de BENCHICOU
Pages 147-162

choucha
23/02/2009, 20h13
Il est ainsi resté plusieurs mois à New York, le temps que tout s’arrange. La mort de
Medeghri l’a surpris alors qu’il était à New York. »
Avec les islamistes comme avec Chadli, Bouteflika prouvera
toutes ses qualités de brillant Ponce Pilate doublé d’un excentrique
Tartuffe. Il s’innocentera vis-à-vis des premiers et prêtera
discrètement allégeance au second avant de l’accabler de propos
malveillants une fois installé à El Mouradia en 1999.
Bouteflika s’est soumis dès le début au président Chadli
Bendjedid. Il lui a fait allégeance ouvertement et en a sollicité
la protection avec une grande obséquiosité. Il l’a d’ailleurs
fini par l’obtenir. Ce n’est qu’une fois devenu chef de l’Etat
que Bouteflika, pris d’un grand spasme d’ingratitude, s’est mis
à cracher dans la main qui l’a préservé des ennuis, et notamment
de la Cour des comptes.
« Je me souviens de la première fois qu’il a siégé en Conseil
des ministres, raconte Chadli. Il s’est mis au garde-à-vous
devant moi et m’a dit : “Vous êtes le commandant et je suis
votre caporal. J’attends vos ordres.” »
Ahmed Taleb Ibrahimi, qui siégeait au Bureau politique
avec Bouteflika, se souvient de la servilité qu’affichait l’ancien
ministre des Affaires étrangères à l’endroit de Chadli
Bendjedid : « Nous appelions tous le président par son prénom.
Il était le seul à l’affubler de “Fakhamat erraïs” qui tranchait avec l’ambiance conviviale des réunions. Chadli
laissait faire. »
Dans la vie quotidienne du ministre, faite de prévenances
excessives et d’amabilités ostentatoires envers le président,
il n’a jamais failli à son devoir d’allégeance envers Chadli
Bendjedid. Même après qu’il eut été exclu du gouvernement
et du FLN.

Ecarté du pouvoir en décembre 1981, Bouteflika en voulut
terriblement à Chadli, mais fit tout pour en gagner la protection
et le soutien. Pendant dix ans, il traita Chadli autant par
la bile que par la brosse à reluire. Il ne cessa pas de racoler son
entourage et sa famille, de lui envoyer quantité d’émissaires,
dont des personnalités étrangères. « Je me souviens qu’il a chargé l’opposant marocain Mohamed Basri d’intercéder en
sa faveur auprès de Chadli, ce dont il s’acquitta avec brio », se
remémore Bachir Boumaza.
Bouteflika chargera aussi les dirigeants palestiniens
Yasser Arafat et Hawatmeh de la même mission auprès du
président.
Pendant dix années entières Bouteflika fut non pas l’opposant
de Chadli, mais son obligé.
Bouteflika cherchera à retrouver les bonnes grâces de Chadli
d’abord par le biais de la famille de l’épouse du président, les
Bourokba.
Tout au long de sa fameuse « traversée du désert », il tentera
avec persévérance, et en « opposant » très singulier, de s’en attacher
les faveurs.Abdelkader Dehbi, pour l’avoir assidûment fréquenté
dans les années 1980, se rappelle de certains épisodes
pas très flatteurs pour l’ancien ministre des Affaires étrangères
: « Un jour de 1984, Bouteflika, apprenant que je devais
rendre visite au beau-père de Chadli,Mohamed Bourokba, à
la clinique Hartmann de Neuilly où il était hospitalisé, insista
pour m’accompagner.Connaissant la nature des rapports entre
Chadli et Bouteflika, j’en étais très gêné. J’ai néanmoins cédé à
la condition qu’il ne rencontre Bourokba qu’avec l’accord
préalable de ce dernier. Bouteflika s’est alors présenté à la clinique
avec un immense bouquet de fleurs en espérant que
Mohamed Bourokba acceptât de le recevoir. Le malade n’ayant
pas vu d’inconvénient, Bouteflika en fut fort ravi. Quelques
minutes après, il se lamentait sur son sort d’opprimé devant
Bourokba, lui demandant, sans vergogne, d’intercéder auprès
de son gendre président pour qu’il recouvre sa place dans le
système. Il prendra l’habitude de rendre visite au beau-père de
Chadli en se passant volontiers de ma compagnie. »
Bouteflika aura la même prévenance envers le propre frère de
Chadli, Abdelmalek Bendjedid, hospitalisé à la même clinique.
Il ira plusieurs fois s’enquérir de sa santé, multipliant des visites
intéressées au cours desquelles il évoquait avec zèle le passé
d’officier de l’ALN du frère de Chadli, vantant ses mérites de
directeur de l’Ecole militaire de Guelma et ceux de commandant
adjoint de la 1re Région militaire. Il n’oubliait évidemment
pas de solliciter, au passage, l’obligeance du frère de
Chadli pour qu’il plaidât son cas auprès du chef de l’Etat.
Dans sa frénésie à vouloir s’introduire coûte que coûte
au sein de la famille de Mme Bendjedid dont il présumait
de l’influence auprès de l’époux président, Bouteflika ira jusqu’à
faire plusieurs pèlerinages à la zaouïa des Bourokba. Il s’y
fera inviter pour la première fois en 1987 et séjournera
plusieurs jours de suite à Mazouna, Relizane et Sidi Khetab,
localités de la zaouïa.
« La zaouïa Bourokba était assez liée aux gros propriétaires
terriens de la région et ne faisait pas mystère de son aversion
pour la politique collectiviste de Boumediène, se souvient
Abdelkader Dehbi qui eut à accompagner parfois Bouteflika
dans ses pèlerinages à Mazouna. Ils se faisaient alors forts de critiquer
Houari Boumediène en des termes peu aimables et en
présence de Bouteflika. Ce dernier laissait faire sans réagir. J’ai
fini par lui en faire la remarque, lui soulignant qu’il se déconsidérait
aux yeux des gens de la zaouïa par son silence. Je me
rappelle de sa réplique : “Ya Si Abdelkader, l’essentiel est de
pénétrer la famille Bourokba.” Il ne perd jamais le sens de ses
intérêts. »
Bouteflika s’intéressa même à une des filles Bourokba dont
il apprit qu’elle était encore célibataire. « Il me chargea
d’en savoir plus sur la demoiselle et je crois qu’il prévoyait sérieusement de faire alliance avec les Bourokba en y prenant
femme », affirme Dehbi.
Ménager l’humeur de Chadli ne fut pas sans bénéfices pour
l’opposant Bouteflika. Il obtint du président clémence et appuis
de toutes sortes, entre 1981 et 1990, dont l’indulgence suprême :
l’impunité dans le dossier des reliquats de budgets d’ambassades
placés illégalement sur des comptes particuliers en Suisse
et qui avait pourtant fait l’objet d’un arrêt accablant de la
Cour des comptes.
« Sans l’intervention magnanime de Chadli, Bouteflika aurait
fait plusieurs années de prison pour détournement de fonds
publics », confirme Ahmed Taleb Ibrahimi, qui était dans l’entourage
de Chadli en qualité de ministre conseiller à la Présidence
puis de ministre des Affaires étrangères à partir de 1984.
Chadli Bendjedid, qui n’aime pas évoquer cet épisode, se
contente d’une formule miséricordieuse : « Ce n’était pas dans
ma nature d’enfoncer d’anciens collaborateurs en mauvaise
passe. J’ai fait ce qu’il fallait faire envers Bouteflika. »
Il fallait bien de la miséricorde présidentielle, en effet, pour
sauver Bouteflika d’une affaire très mal engagée pour lui.

Du Livre : L’imposture algérienne de BENCHICOU
Pages 147-162

choucha
23/02/2009, 20h14
Dans son arrêt définitif du 8 août 1983, la Cour des comptes
donnait, en effet, un verdict sans appel :
« M. Abdelaziz Bouteflika a pratiqué à des fins frauduleuses
une opération non conforme aux dispositions légales et réglementaires,
commettant de ce fait des infractions prévues et
punies par l’ordonnance n° 66-10 du 21 juin 1966 et les articles
424 et 425 du Code pénal. » (1)
La Cour des comptes évaluait à « plus de 6 milliards de centimes » le montant dont Bouteflika restait redevable auprès
du Trésor, un montant qui, ramené à la parité de 2003, avoisinerait
les 100 milliards de centimes.
Comment le ministre Bouteflika s’y est-il pris pour détourner
pareille somme d’un Trésor public pourtant vigilant ? La
Cour des comptes donne des détails précis sur la façon dont
ces sommes ont été dévoyées :
«Agissant alors en qualité de ministre des Affaires étrangères,
M. Abdelaziz Bouteflika avait successivement ordonné aux
chefs de missions diplomatiques et consulaires, par instructions
n° 20 du 14 février 1966, n° 33 du 1er décembre 1966, n° 36 du
1er mai 1967, n° 68 du 1er octobre 1969 :
- en 1966, de conserver au niveau des postes les soldes
disponibles qui devront faire l’objet d’instructions ultérieures
particulières ;
- en 1967, d’ouvrir des comptes particuliers devant abriter
ces disponibilités ;
- en 1969, enfin, de procéder au transfert des reliquats
disponibles vers deux comptes bancaires ouverts auprès de la
Société des banques suisses, les reliquats des exercices ultérieurs
devant désormais avoir la même destination. » (1)
La Cour observait que « le gel de cette importante trésorerie,
qui a notamment profité à un établissement bancaire étranger,
n’a donc obéi à aucun texte législatif ou réglementaire et
sa gestion échappait totalement au contrôle du Trésor ».
Bref, aux yeux de l’instance judiciaire, Abdelaziz Bouteflika a
donc bien détourné ces sommes de 1965 à 1978.
Le ministre accusé s’est maladroitement défendu contre
tous ces griefs, accumulant dérobades, confusions et bévues.
Il refusa obstinément de se présenter à Alger devant la Cour des
comptes, obligeant les magistrats instructeurs à se déplacer à
Paris et à Genève pour l’entendre. L’idée de se soustraire à la
justice n’était pas pour inciter les juges à de clémentes dispositions
à son égard. Sid-Ahmed Ghozali, qui l’a beaucoup
fréquenté entre 1981 et 1986, s’en rappelle :
« Belaïd Abdesselam, Bouteflika et moi avons été traduits
en même temps devant la Cour des comptes, mais seuls
Belaïd et moi avons été entendus à Alger et avons revendiqué
nos responsabilités. Bouteflika recevait le juge en Europe. Et il
lui donnait invariablement la même réponse : “Moi j’occupais
un poste politique. Ces histoires d’argent, c’est une question
technique, mineure.” Il disait cela pendant que ses plus proches
collaborateurs comme Senouci ou Boudjakdji, injustement
mêlés à cette histoire de fuite de capitaux, payaient pour lui et
croupissaient en prison à Alger. »
Bouteflika se fourvoya ensuite dans des explications contradictoires
pour justifier les placements occultes des fonds des
Affaires étrangères sur des comptes suisses. En privé, il soutenait
que l’argent devait alimenter « une caisse noire indispensable
aux financements secrets de certains mouvements de
libération ». Aux magistrats de la Cour des comptes il donna
une toute autre version, invoquant la construction d’un nouveau
siège du ministère des Affaires étrangères pour laquelle il
destinerait la trésorerie amassée sur les comptes suisses. Un
argument aussi léger ne pouvait que l’enfoncer davantage.
Dans son arrêt, la Cour des comptes se fit d’ailleurs une joie
de le démolir sans ménagement : « Ce motif fallacieux ne
peut être pris en considération sachant qu’une opération
d’investissement obéit à des règles bien précises qu’aucun
ordonnateur ne peut ignorer et que l’éventuelle construction d’un nouveau siège du ministère des Affaires étrangères doit
être financée par des crédits normalement inscrits au budget
de l’Etat. » (1)
Bouteflika acheva de se discréditer en procédant à des
remboursements partiels qui, loin d’aboutir à l’extinction
des poursuites, renforcèrent au contraire les griefs portés
contre lui.
Il négligera de les accompagner de justificatifs qui les
auraient validés aux yeux du Trésor public, comme le lui
demandait Chadli Bendjedid. Cette carence allait précipiter le
déclenchement de la procédure judiciaire.
Le 5 janvier 1979, soit une semaine à peine après le décès
de Boumediène, Bouteflika remet au Trésor public un
chèque libellé en francs suisses d’une contre-valeur de
12 212 875,81 DA tiré de la Société des banques suisses à
Genève. Il ne rapatriera pas d’autres sommes, ce qui irritera
fortement les autorités qui s’estimaient fondées à considérer
ces légèretés comme une marque de mépris à leur endroit. Le
chèque remis par Bouteflika était, en effet, loin de correspondre
aux chiffres que détenaient les services de renseignements
de Kasdi Merbah : Bouteflika aurait « oublié » de s’expliquer
sur la disparition de 58 868 679, 85 DA. La Cour des comptes
le lui rappellera dans l’arrêt qui sera prononcé le 8 août à
son encontre et qui, précisément, « met en débet Abdelaziz
Bouteflika pour une somme dont la contre-valeur en dinars
représente 58 868 679, 85 DA et qui reste à justifier ». La Cour
explique que ce montant « est l’aboutissement des longues
investigations de l’institution tant au niveau de la Trésorerie
principale d’Alger qu’à celui du ministère des Affaires étrangères, et tient compte notamment du rapatriement par
M. Abdelaziz Bouteflika au Trésor public de la contre-valeur
en dinars de la somme de 12 212 875,81 DA. » (1)
Bouteflika ne remboursera pas les sommes réclamées.
Il sera quand même acquitté. Chadli a fait « ce qu’il fallait faire
envers Bouteflika ».
Les collaborateurs de Bouteflika impliqués dans le détournement
ont passé quatre années en prison, mais le principal
accusé en a totalement réchappé.
Bouteflika obtint de Chadli l’assurance qu’il pouvait rentrer
au pays sans être inquiété à son arrivée à Alger. « Il a envoyé plusieurs
messagers à Chadli en 1984 pour en arracher la promesse
qu’il pouvait rejoindre l’Algérie sans risque, soutient le général
Benyellès. Chadli m’a dit, et je peux en témoigner, de transmettre
à Bouteflika qu’il pouvait rentrer sans problème. “Je lui
en donne ma parole”, a-t-il ajouté. Chadli ne voulait pas que
Bouteflika ait des ennuis. »
Les mesures conservatoires prises à son encontre dans le
cadre de l’enquête judiciaire seront levées une à une. Son passeport
diplomatique lui fut rendu sur instruction de Chadli, qui
lui rétablit en outre son traitement de haut fonctionnaire.

Du Livre : L’imposture algérienne de BENCHICOU
Pages 147-162

baddaz
23/02/2009, 20h16
rien qu'avec le salaire que gagne bouteflika en une une année, on peut achetra quoi?

ne parlant meme pas des autres sources de revenusè à moins qu'il joue au casino et perd toujours :mrgreen:

choucha
23/02/2009, 20h22
COMMENT BOUTEFLIKA A PILLE L’ALGERIE

Lorsque Bouteflika fait appel à Chekib Khellil pour diriger l’Energie, il fait appel à un cadre de la Banque Mondiale qui malgré 25 ans de service au sein de cette institution ne fait même pas partie du top management. Et pour cause, c’est un simple directeur de projet comme elle en possède des centaines. On ne lui connaît ni ouvrage reflétant son expérience de 25 ans sur la stratégie de développement des pays émergents, ni articles de référence dans les prestigieux journaux américains par exemple (puisque le siège de la Banque Mondiale est situé à Washington DC), ni même une reconnaissance académique qui lui vaille des invitations – à l’instar de tous les grands directeurs de la BM - dans les prestigieux forums ou universités, de par le monde, qui s’intéressent aux problématiques de développement.

Il n’apportera donc stricto-senso aucune valeur ajoutée à l’Algérie.
Mais si Bouteflika fait appel à lui et le maintient 10ans durant au même poste, ce n’est sûrement pas pour ses compétences. Ce critère n`est pas – loin s`en faut – sa préoccupation, comme le montrent les CV de sa `dream team`: Khellil, Temmar, Benachenhou, Medelci, Terbeche, Djoudi, etc`. Le Ministère de l’Energie n`a-t-il pas toujours été ‘une planque dorée’: le moins exposé aux résultats car poussé par les deux moteurs que sont Sonatrach et Sonelgaz?

Mais, au-delà de sa loi sur les hydrocarbures, Chekib Khellil apporte avec lui – tout de même – une expertise dont la Banque Mondiale en est le creuset: l’art de la corruption légale. Car faut-il le préciser, selon son précédent Président Paul Wolfowitz : ‘Le temple planétaire de la corruption légale a pour quartiers généraux: la Banque Mondiale’. Chekib Khellil va donc mettre en œuvre en Algérie la fameuse ‘clause d’urgence’ qu’il généralise dans tous les appels d’offres. Cette clause va constituer la colonne vertébrale et l’ossature du pillage du pays et la neutralisation voire l’asservissement de toutes les instances civiles et militaires du pays par Bouteflika. Portée par des travaux d’infrastructures, opportunément pharaoniques , en particulier pour Sonatrach, Sonelgaz, les télécoms et le BTP, la clause d’urgence devient l’eldorado pour tous les experts de la surfacturation.

Quand des journalistes l’interrogent sur l’extrême abus constaté dans l’utilisation de cette clause, appliquée en permanence, Chekib Khellil répondit – rapporté par le Soir d’Algérie - à la marge : ‘le Ministère de la Défense l’utilise tous les jours !’. Hors sujet ? Non, il y a un message subliminal dans cette réponse : ‘si vous sous-entendez que la clause d’urgence est un moyen de détournement de sommes colossales pour le clan de Bouteflika, sachez que les militaires s’en donnent à cœur joie aussi’! La réponse est une menace directe proférée à toute personne ou entité mal intentionnée !! Elle est d`ailleurs dans le même esprit que l’histoire du pot de miel de Bouteflika et dévoile le piège dans lequel il a voulu enfermer tous ses adversaires.

Grâce à la clause d’urgence, Bouteflika trouve le moyen de ‘démocratiser’ le pillage de l’Algérie en prenant soin de ‘mouiller’ tout le monde, chacun à son niveau : ministres, généraux, cadres, fonctionnaires, ouvriers, etc. Toute personne évoluant à côté d’un pot de miel est ‘invitée’ tacitement à y tremper les doigts et pour les plus futés : les mains ! C’est à peine s’il ne théorise pas son approche envers les décideurs traditionnels : ‘pour que le peuple ne vous répète plus ‘min ayna jak hada’ en vogue dans les années 70/80/90, facilitez lui ‘l’accès au vol’ avec pour chacun sa quote-part en fonction de ses responsabilités et de ses capacités. Vous, moi et mon clan prélèverons nos 5 à 10% sur les contrats mirifiques à plusieurs milliards dollars que nous nous chargerons de lancer vite, massivement et continuellement, sous le prétexte que l’Algérie a un retard à rattraper ‘en tout’.

Et les gueux qui constituent ce petit peuple le feront aussi à leurs niveaux, sans retenue et sans merci, ne vous inquiétez pas ! Et personne ne sera puni ou très peu. De temps en temps nous mettrons en prison quelque PDG – comme ceux de la BADR ou d`Algerie Telecom – pour montrer qu`on a le sens de l`Etat mais que nous nous empresserons d`acquitter. Le procès Khalifa n’a-t-il pas révélé que de ‘hardis entrepreneurs’ s’associent avec des israéliens pour gagner douteusement des contrats en Algérie et transférer ensuite leurs revenus en France ? A-t-on cherché à enquêter? Que non ! Amar Saidani, ancien Président de l’APN – monument de la démocratie populaire (!) - architecte d’un détournement de plusieurs dizaines de milliards est-il été inquiété ? Absolument pas. C’est normal. Dans la logique de Bouteflika, s`attaquer aux malversations des ‘grosses pointures’ du système c’est se tirer une balle dans chacun de ses pieds. Leurs méfaits ne sont-ils pas le résultat logique de ses calculs ?
Ainsi le prix du pétrole aidant, Bouteflika se prend à considérer qu’il peut tout acheter : les projets, les consciences nationales et internationales, de furtifs et futiles rendez-vous (Eva Joly, Steve Balmer (???), Jean Pierre Elkabach, etc..) et même, croit-il, les performances des athlètes. Ne leur promet-il pas des récompenses mirobolantes s’ils décrochaient des médailles aux JO de Pékin? Exactement ce que fait Omar Bongo depuis 25 ans : une fortune à vie pour toute médaille rapportée.

Dans ce pays corrompu jusqu’à l’os, l’heureux gagnant n’a pas encore pointé à l’horizon et le peuple gabonais n’a pas fini d’attendre que son drapeau se hisse dans une enceinte olympique. Quant aux athlètes algériens, ils ont réussi – sans l’argent de Bouteflika – à devenir champions olympiques et champions du monde (à l’image de Boulmarka et de Morcelli) en pleine décennie noire, sans avoir d’autre idéal que celui de leur pays.
Ce qu'ignore Bouteflika, pour qui le destin a toujours servi des plats préparés – à l’image de ces collégiens qui passent de classe en classe grâce au copiage et au piston, donnant l’illusion qu’ils sont de bons élèves, jusqu’au jour où le baccalauréat les bloque à jamais - la performance est le résultat d’un travail sérieux, de l’abnégation et de la lucidité. En sport comme en politique.
Comment s’étonner alors que face à cette corruption, sciemment instituée comme une méthode de gestion politique, aucune entreprise internationale ne fasse bénéficier l’Algérie des innombrables délocalisations qu’elles opèrent à tout crin ?

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