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Voir la version complète : Bouteflika annonce un plan Marshall pour l'agriculture


mendz
01/03/2009, 10h15
Bouteflika promet également 3 milliards de dollars par an d’investissement

Plus qu’un plan additionnel pour le développement de l’agriculture, le président de la République, en visite hier à Biskra, parlera d’un “plan Marshall” pour le secteur qu’il entend placer en position de moteur du développement économique national.

La sécurité alimentaire (l’affaire de tous), qui est ambitionnée à travers cet énorme programme, doté d’une enveloppe de 3 milliards de dollars par an, semble, selon le président, qui s’est exprimé dans une ambiance de campagne, un objectif “sacré”, socle de l’indépendance et de la souveraineté.

Ce plan détaillé en huit points se termine par la plus attendue des mesures par les agriculteurs, par la décision qui a pris effet dès son annonce, d’effacer toutes leurs dettes avec obligation aux banques de cesser de percevoir les intérêts. Il s’articule principalement sur des subventions qui toucheront tous les segments de la chaîne agricole. En premier lieu, le président a annoncé la mise en place d’une subvention pour les semences et les plants ainsi qu’une autre pour les engrais.

Toutefois, il a appelé les agriculteurs à en user de manière scientifique pour relever la quantité et la qualité de la production. Un soutien sera également accordé pour l’acquisition du matériel agricole et d’élevage. La priorité sera accordée à la formule location vente des équipements. Troisième de cette série de subventions tous azimuts, le maintien des prix des céréales alignés l’année dernière sur les prix du marché mondial pour la production locale malgré la baisse constatée à l’échelle mondiale. Ces prix recueillies seront permanents pour les récoltes de blé et d’orge par les coopératives, a-t-il annoncé avec la décision d’un prix encourageant pour les légumes secs. Le but est d’encourager la production nationale qui ne sera plus soumise aux fluctuations du marché mondial et réduire sensiblement la dépendance de l’importation.

Subventions pour l’acquisition de vaches laitières

Le segment lait bénéficiera lui d’encouragements à travers des subventions pour l’acquisition de vaches laitières, la rénovation des installations, des équipements de collecte et la production de fourrage. La production et la collecte du lait verront leurs aides revalorisées. Inversement, les subventions accordées au prix du lait en poudre importé seront conditionnées par le volume de la production nationale destiné aux opérateurs de la transformation. Cinquième décision : toute la filière viande sera subventionnée. L’élevage ovin et caprin est soutenu en matière de vaccination, modernisation des bâtiments d’élevage, centres de multiplication et subventions des prix du fourrage.

Les aviculteurs de leur côté bénéficieront de la même attention avec un soutien à l’acquisition de cheptel, la rénovation des moyens de production et l’investissement dans l’industrie de transformation.

Même l’élevage de chevaux et de chameaux a sa place dans ce dispositif. L’attention sera accordée à la reproduction des races locales et des métiers liés à l’activité. L’arboriculture qui a connu un essor ces dernières années est incluse à travers un soutien à certaines productions. Il s’agit en premier lieu de la production d’huile d’olive qui aura un soutien particulier étendu à toute la chaîne de production. “Nous devons revenir à l’huile d’olive”, a martelé le président Bouteflika.

La datte algérienne exportée en Californie sous le label tunisien ou marocain

La datte également, surtout que celle-ci, algérienne, est exportée jusqu’en Californie sous le label tunisien ou marocain, a-t-il reconnu. “Si nous ne savons pas exporter, nous apprendrons”, lancera-t-il à l’endroit des producteurs avant d’annoncer des mesures incitatives à la production et à l’exportation par le biais de soutiens à la préservation, rénovation des palmeraies, réalisation d’unités de conditionnement, de stockage et à l’exportation. L’encadrement du secteur est également pris en compte dans cette batterie de mesures.

Le président a annoncé le renforcement de l’encadrement par l’intensification de la formation d’ingénieurs et de techniciens dans tous les métiers liés à l’activité agricole. Les coopératives agricoles figurent également dans ce plan et seront concernées par les aides en bénéficiant des dispositifs d’aide à l’insertion professionnelle avec l’encadrement d’universitaires dont une grande partie des salaires sera assurée, pendant un certain temps, par l’État. Un institut d’agronomie à Biskra a été inauguré à cette occasion.

Le président a réservé la surprise pour la fin, en annonçant, le huitième point qui a fait se lever l’assistance composée principalement des acteurs de l’agriculture. “J’annonce que l’État a décidé d’effacer la totalité de la dette des agriculteurs et des éleveurs qui s’élève actuellement à 41 milliards de dinars”, dit-il sous les acclamations avant de préciser que cette dette sera rachetée par le Trésor public avec ordre aux banques d’arrêter “immédiatement” le recouvrement de leurs créances.

Les investisseurs étrangers sont invités également à participer dans cet effort dans un cadre de partenariat, à condition, a-t-il précisé, que la production soit destinée en priorité à la satisfaction des besoins nationaux.

Ce programme d’une enveloppe de 200 milliards de DA devra évidemment être suivi avec attention pour éviter “les dérapages” qui seront, a souligné le président, sévèrement sanctionnés. Il a invité les intervenants à s’organiser pour accompagner “ce sacrifice” à travers un instrument s’articulant autour du triptyque “dialogue, intervention et contrôle”.
De même que la justice qui est appelée à sévir contre tout dépassement ou détournement.

Il a réservé son dernier mot à l’élection présidentielle en appelant les citoyens à voter. “Vous avez le choix en toute démocratie et transparence”, dit-il en poursuivant : “Si vous voulez poursuivre ce processus, nous serons avec vous. Si vous avez un autre choix, nous vous accompagnerons”. Il rappellera alors que “le vote est un droit et un devoir”.

Le discours, au vu des annonces que le président a faites, a, en définitive, fait oublier l’accueil et la liesse qui ont caractérisé son arrivée et éclipsé les infrastructures et édifices qu’il a inaugurés.

Liberté

mendz
01/03/2009, 10h26
Plus qu’un plan additionnel pour le développement de l’agriculture, le président de la République, en visite hier à Biskra, parlera d’un “plan Marshall” pour le secteur qu’il entend placer en position de moteur du développement économique national.



On voient bien que la baisse des prix du pétrole commencent à donner leur éffets bénéfiques en Algérie ;)

Zakia
01/03/2009, 10h40
Merci Mendz ;)

J'avoue que le coup de l'effacement de la dette d'un côté pour prêter sans intérêts de l'autre, me semblait un peu tiré par les cheveux.

Là par contre, ça semble tenir la route beaucoup mieux mais il n'empêche qu'il faudra baliser les projets histoire de ne pas jeter aux horties l'argent public.

Tu peux me donner un lien fiable où je peux me documenter un peu plus? ;)

freesoda
01/03/2009, 10h43
Un plan Marshall pour le secteur ne peut être qu'une bonne chose, à condition que cela soit bien fait et que ça ne soit pas seulement des annonces d'avant élections.

absente
01/03/2009, 11h40
Subvention, subvention, subvention..
Certes les subventions aux intrant agricoles permettent de réduire les prix de production des agriculteurs et par conséquent les prix de revient et les prix soumis aux consommateurs, mais on doit aussi orienter nos efforts vers la recherche des solutions durables aux défaillances du marché.
les subventions doivent etre utilisé avec prudence car elles ont un coût d'opportunité élevé en terme de biens publics productifs et de dépenses sociales.

Il est claire que le seul but de boutef pour l'instant c'est ses interets politiques sans se soucier des risques qu'elle peuvent engendrer surtout dans le cas où le prix de baril resterait durablement bas.

DZone
01/03/2009, 14h02
http://www.algerie-dz.com/forums/images/icons/icon1.gif Bouteflika annonce un plan Marshall pour l'agriculture
Bouteflika promet également 3 milliards de dollars par an d’investissement


Plus qu’un plan additionnel pour le développement de l’agriculture, le président de la République, en visite hier à Biskra, parlera d’un “plan Marshall” pour le secteur qu’il entend placer en position de moteur du développement économique national.


Excellente initiative! L'Algérie et ses agriculteurs ont besoin d'un grand plan volontariste de cette envergure pour relever le plus grand des défis qui est l'autosuffisance alimentaire.

vandetta
01/03/2009, 14h24
pffffffffffff et re pffffffffffffffffffff

arayzon
01/03/2009, 14h38
Hbibna mendz wèch rak !

Il faut réfléchir et procéder de façon rationnelle et ne pas s’empresser dans des décisions à tue-tete il n’y a qu’à voir l’anarchie dans ce secteur dans presque tous les secteurs .Commençons par élaborer une cartographie par régions des terres arables. Identifier les fellah et les éleveurs par l'octroie de carte d'immatriculation en les invitant à s’enregistrer au niveau de leur daira respectives et leur garantir dans une mouture spéciale une assurance maladie et retraite (en voilà une subvention par ex.).. .
Le choix du matériel doit etre fait selon les besoins (culture ou élevage)et les spécificités de chaque région arable.Le matériel se doit d'etre pratique et facilement utilisable.
Créer des petites fermes (monoculture ou élevage ) clés en main pour les diplomés ou fellahs expérimentés (sans moyens) dans les différents domaines agricoles(en parallèle intégrer dans les modules de formation certaines méthodes d'irrigation et de laboure traditionnels dans certaines régions qui sont d'une extreme efficacité et s’avèrent etre de très moindre cout).
Faciliter toutes les démarches administratives, bancaires ou technique par le biais d'une agence nationale de la gestion alimentaire (une dénomination large pour y intégrer la pêche notamment) .
Cette agence chapeautera l’ensemble des projets du concept à la réalisation en passant par la régulation du marché,l’organisation des marchés de gros apporter tout le soutient nécessaire aux projets déjà existants (au niveau des banques ou du service public ) et enfin un service (ou département) avec toute la compétence requise ayant toutes prérogatives, tous instruments techniques,juridiques publicitaires ,bref tous les outils nécessaires pour faciliter nos produits à l’exportation.
Nos Ambassades à l’étranger au lieu de bailler aux corneilles et signer des actes de naissances croyant rendre un énorme service à l’humanité ,ont la responsabilité de promouvoir autant que faire se peut le produit Algérie (qu’il soit d’ordre touristique, culturel etc..).
Enfin n’oublions pas les Projets de EIIC dont le domaine agricole figure parmis ses investissements chez nous et aussi Danone et son projet de ferme laitière.Tous ces acteurs réunis de concert, dynamiseront le secteur in chaa Allah.



NB : De grace épargnez-nous de refaire la betise du « camarade-fellah » de triste mémoire, Allah I3ayach’koum !

A+.

spok
01/03/2009, 14h48
Sujet intéressant mais combien il est délicat et difficile néanmoins,on peut toujours avoir cette vision globale qui reste un opinion que l'on partage ou pas:tout dépend....

l'Agriculture algérienne a toujours connue des périodes avec des "vertes et des pas mûres" depuis l'autogestion aux EAC-EIA.Toutes les politiques agricoles on été des mascarades et l'agriculture cristallise un pourrissement inqualifiable .

Les milliers de cadres Agents technique,techniciens et Ingénieurs ont été éjecté du secteur des l'application des textes de 1987.Il ne reste que les agents d'encadrement des Directions dépatementales noyés dans la paperasse,le bureaucratisme et minés par une corruption insidieuse.Les Chambres de l'Agriculture elles sont réduites à un rôle d'anti-chambre où se traitent les affaires entre clans souvent mafieux.

Sinon sur le terrain les terres agricole rétrécissent comme une peau de chagrin car elles sont rongé par le béton des constructions notamment celles illicites.D'ailleurs, la dégradation de la qualité des sols n'intéresse personne depuis longtemps et le fractionnement des terres par "démembrement" est une catastrophe nationale avec les détournement de vocation.

Toutes les mesures et actions prises à la "va-vite" avec des programmes bidon (PNDA-Plantations de rustiques-Mises en valeur,THYMO,développement des agrumes,intensification céréalière....etc) se sont soldés par des échecs et ce sont déjà des Milliards dilapidés en financement par concours temporaires ou par concours définitifs.

C'est toujours la faute aux aléas climatiques,parai-t-il....

L'agriculture à besoin d'un grand courage politique pour :

- mettre à plat le système agricole actuel ;
- Faire un audit sérieux su secteure ;
- trouver les hommes compétents,intègres et volontaires;
- assainir la composante humaine des administion locales du secteur ;
- élaborer et exécuter un plan spécial ,bi-septennal,de réhabilitation de l'agriculture nationale.

L'Agriculture est aux mains de charognards qui font milles choses plus de l'agriculture en prime.Ailleurs,on est producteur agricole ou on n'est pas et on n'a pas droit de s'amuser avec un "Bien National de droit privé" car c'est un abus sanctionné par la Loi...

Bien-sûr,il y a des exeptions et des réussites audacieuses,notamment dans les hauts plateau et le Sud mais,une hirondelle ne fait pas le printemps.

Mais,il est vrai qu'on ne peut pas faire du neuf avec du vieux à moin d'être un magicien !

Pihman
01/03/2009, 19h32
Pour la subvension et le soutien public, Il faut cibler des secteurs ou le pays a des avantages comparatifs

Bennis
01/03/2009, 21h06
Bouteflika annonce un plan Marshall pour l'agriculturec'est le temps des élections ou c'est le temps des plans :)

soyons sérieux !! il se fout des algeriens avec ces annonces que la mentalité du 21 siècle n'accepterait plus :)

jamaloup
01/03/2009, 21h50
et la mentalité du 21 eme siecle accepte koi à ton avis ? l'agriculture la plus subventionnée au monde n'est autre que celle des USA, tte les pûissances agricoles au monde subventionnent ( par des moyens sophistiqués c'est vrais )leur agricultures ..

le probleme en algerie n'est pas l'argent ,mais son utilisation .. le seul merite de ce plan est qu'il revele que les autorité commencent à regarder dans la bonne direction , mais elles sont encore tres loin de voir exactement ce qu'il faut faire , boutef et ses milliards c'est la charue avant le boeuf , on ne donne pas de l'argent à une agriculture sans politique agricole , l'agriculture algerienne en ce moment n'a pas les moyens de consommer ces milliards de dollars,
le plus difficile , les decisions courageuses on ne les a pas prises, à savoir le foncier , l'assainissement du fichier national des agriculteurs, la refonte complete du systeme de formation , netoyage systematique des structures regionales de l'(agriculture DSA et chambres agricoles .. bref un plan marshall politique pas financier .
l'agriculture ne doit pas etre pensée seule , c'est un secteur moteur pour tte l'economie du pays , l'agroalimentaire en aval et les intrants en amont peuvent benificier de la relance de l'agriculture , mais l'agriculture aussi ne peut etre lancée si ces deux secteurs industriels sont en panne ..
effet immediat si l'argent est bien utilisé , le complexe tracteurs de cirta croule sous le poids des invendus , ses tracteurs sont tres chers , les griculteurs ne peuvent pas les acheter, alors que l'agriculture algerienne est sous equipée , donner des creditr pour lever du materiel agricol c'est equiper l'agriculture et redynamiser le machinisme agricole , idem pour les engrais , mais pour d'autres intrants non produits en algerie , pesticides , plastiques speciaux, il faut penser en parallele a lancer ces activités sinon celà reviendrait a subventionner les importations .

Bennis
01/03/2009, 23h24
le seul merite de ce plan est qu'il revele que les autorité commencent à regarder dans la bonne direction
10 ans au pouvoir, mais fallait attendre jusqu'au lendemain des élections ?

c'est ça ce que la mentalité du 21 ème siècle n'accepte plus :)

bouberita
01/03/2009, 23h35
10 ans au pouvoir, mais fallait attendre jusqu'au lendemain des élections ?

tout a fait d'accord avec toi !
pourquoi avoir attendu 10 ans pour lancer un projet aussi important ?

Krimo65
01/03/2009, 23h50
L’état a déjà effacé les dettes des agriculteurs en 2002.

Le plan PNDRA a été lancé en 2000 et les résultats sont la :
croissance moyenne annuelle de 6%, 01 millions d’emplois crées et 500000 hectares de terres arables gagnées sur le désert...

DZone
02/03/2009, 02h06
Mesures destinées aux agriculteurs

De 20 à 60% d’aides à toutes les filières agricoles

Le président de la République a donné le ton samedi dernier à Biskra. L’agriculture doit être la première source des recettes du pays avant même les hydrocarbures. Outre l’impératif de mettre sur pied une véritable industrie agricole, ce secteur a tous les moyens pour pouvoir exporter, a déclaré Abdelaziz Bouteflika.

Pour lui, il n’est pas logique de voir des dattes algériennes sur les étals des marchés étrangers, sous des labels d’autres pays.

Mais bien avant d’arriver à cette industrie de transformation, d’autres objectifs figurent sur la liste. Il faut produire, a tonné le Président, devant les fellahs à Biskra, faisant allusion à ceux qui bénéficient de crédits mais qui les détournent vers d’autres objectifs. La décision du président de la République d’effacer les dettes des fellahs, accueillie favorablement par les concernés, n’est pas la seule mesure pour faire de l’agriculture le premier secteur productif en Algérie. Un soutien substantiel est prévu pour toutes les filières.

Ainsi, les mesures de soutien, spécifiques aux différentes filières agricoles et d’élevage, ont été prises dans le but de la production de semences et de plants (céréales, légumineuses, arboriculture, pomme de terre), la production de céréales et de légumes secs, de pomme de terre, ainsi que des soutiens à l’élevage, à la production et à la collecte de lait, à l’oléiculture, à la filière de la datte, à l’arboriculture fruitière et aux cultures maraîchères. Concernant la production et multiplication de semences de céréales, selon une dépêche de l’APS, un soutien de 30% est prévu pour l’acquisition en leasing de matériel de production et d’irrigation et pour les infrastructures de stockage, ainsi que des primes de multiplication de semences allant de 10 à 20% du prix de vente. La production et la multiplication de plants de pomme de terre pour l’acquisition en leasing de certains équipements bénéficieront aussi de soutiens financiers de l’ordre de 30%, outre des primes de multiplication de plants (entre 4 et 30 DA/kg selon les catégories) et de stockage sous froid (0,75 DA/kg).

Pour la production de plants arboricoles et viticoles, un soutien de 60% sera apporté pour la création des plantations avec des plafonnements par catégorie de plants ainsi qu’un soutien de 30% pour la réalisation des infrastructures et l’acquisition des équipements pour la production de plants hors sol. La production et la multiplication de semences de légumineuses alimentaires stimulée, elle aussi, par un soutien de 30% pour l’acquisition en leasing de matériel agricole de récolte et d’irrigation ainsi que de primes de multiplication allant de 20 à 35% du prix de vente. Quant aux mesures de soutien à la production de céréales, une aide sera accordée pour l’acquisition en leasing de matériels agricoles (aide entre 25 et 40%), la rénovation des moissonneuses-batteuses (60%), des primes pour les investissements pour les opérations d’irrigation (jusqu’à 25% du prix à la production), et l’octroi de prix rémunérateurs sur les productions cédées aux CCLS (2 500 DA/q pour l’orge, 3 500 DA/q pour le blé tendre et 4 500 DA/q pour le blé dur).

Un dispositif de soutien à la production de légumes secs est également prévu pour l’acquisition en leasing de matériels agricoles (aide de 25 à 40%) pour la rénovation des moissonneuses-batteuses (60%), pour l’irrigation de l’eau (30%), pour les semences (primes allant entre 20 et 30%), et l’octroi de prix rémunérateurs sur les productions cédées aux CCLS (2 500 DA/q pour les lentilles et 3 000 DA/q pour les pois chiches). Pour soutenir la production de la pomme de terre, des aides seront consenties pour l’acquisition en leasing de matériels agricoles (de 25 à 40%) et l’irrigation de l’eau (30%) auxquelles s’ajouteront des primes allant de 5 à 30 DA/kg pour la multiplication de semences et d’une prime de 0,75 DA/kg pour le stockage de semences sous froid. Concernant le soutien de la filière avicole et du petit élevage, il sera institué une aide à la rénovation des bâtiments d’élevage à hauteur de 20% (plafonnée à 1 million de DA), une aide à l’investissement dans l’industrie de transformation à hauteur de 20% (plafonnée à 1 million de DA) et un soutien à l’acquisition de cheptels pour la diversification de l’élevage à travers une aide de 30% pour l’acquisition de dindes et une aide de 40 000 DA pour l’achat de lapins reproducteurs, et un encouragement aux abattoirs. Quant aux éleveurs équins et camelins, ils bénéficieront d’une prime de 20 000 DA à la naissance du poulain, d’une aide plafonnée à 1 million de DA pour le développement des métiers liés au cheval, d’une prise en charge sanitaire du cheptel camelin par l’Etat, d’une aide plafonnée à 1 million de DA à la création de petites unités de services et une autre aide plafonnée à 500 000 DA pour les investissements de valorisation du produit camelin. La filière lait figure également dans les mesures de relance annoncées par le Président.

Ainsi, le soutien à la mise à niveau de l’exploitation laitière portera sur des aides de 30% plafonnées pour l’acquisition de matériels pour l’élevage et la traite ainsi que pour l’aménagement de bâtiments d’élevage, une aide de 25% sur le prix d’acquisition de génisses, venelles et vaches, ainsi que d’une aide à la production de fourrages dont 50% du prix d’acquisition de semences fourragères, 500 DA/m2 pour la construction de silos, 30% du prix d’acquisition d’ensileuse et 30% du coût de mobilisation de l’eau pour l’irrigation. Concernant le soutien à la collecte de la production laitière, il porte sur une aide de 30% à l’acquisition de matériels de collecte, une prime de 12 DA/litre de lait produit et livré à une laiterie, une prime de 5 DA le litre pour la collecte de lait et un encouragement à la transformation de lait produit localement par une prime de 2 à 4 DA.

Pour l’oléiculture, des aides sont prévues pour le soutien de cette filière la raison d’une aide de 60% pour l’achat de plants et de 30% respectivement pour le greffage, pour la réalisation d’huileries de transformation, ainsi que pour l’acquisition d’équipements de stockage pour la conservation et l’amélioration de la qualité.

La filière de la datte bénéficiera, quant à elle, d’un soutien au rajeunissement et à la création de palmeraies, à raison d’une aide de
70 000 DA/ha et d’une aide de 30%, plafonnées sur le prix d’acquisition d’équipements hydrauliques, d’un soutien à la préservation des palmeraies à travers la prise en charge des traitements de lutte contre les parasites ainsi que d’une aide de 25% plafonnée sur les frais de préservation et de modernisation des palmeraies. Un soutien au conditionnement pour l’exportation sera apporté pour la filière des dattes par une aide de 25% plafonnée pour la création d’unités de conditionnement et un encouragement à l’exportation allant de 5 DA/kg en vrac, à 8 DA conditionné sous emballage.

Pour l’arboriculture fruitière, une aide de 60% est prévue pour la réalisation de plantations (achat de plants pour agrumes, figuiers, noyers...). Une aide variant entre 25 et 40% est également prévue pour l’intensification de l’arboriculture par l’acquisition de matériel agricole et d’irrigation ainsi que d’une aide de 30% pour les systèmes d’irrigation.

Les cultures maraîchères bénéficieront d’une aide de 30% pour l’acquisition et la réalisation de serres et une aide variant entre 20 et 40% pour les actions de soutien à l’intensification de cette filière.

La Tribune Online

DZone
02/03/2009, 02h13
Détournements, dilapidations, malversations…

Les points noirs du Plan national de développement agricole

La décision d’effacer les dettes des agriculteurs, qui s’élèvent à 41 milliards de dinars et celle d’octroyer 200 milliards de dinars pour le développement des filières agricoles, réussiront-elles à relancer l’agriculture et à faire oublier les dysfonctionnements et les détournements du Plan national de développement agricole.

Mis en place en juillet 2000 pour restaurer l’agriculture dans l’économie nationale, le PNDA n’a pas réussi à apporter les résultats escomptés de manière équilibrée. Cette politique agricole appliquée durant l’ère de Saïd Barkat a certes été couronnée de succès dans certaines wilayas avec l’amélioration de la production agricole. Mais dans d’autres régions, c’est l’échec. Pourquoi ? Quand la corruption se mêle. Il s’agit en effet tout simplement d’absence de transparence de gestion, particulièrement sur le plan financier et en matière de foncier. Des sommes colossales, destinées au développement agricole dans les zones rurales ont été détournées à d’autres objectifs qui n’ont rien à voir avec le secteur agricole.

La période de mise en œuvre du PNDA a en effet été marquée par l’éclatement de scandales dans le secteur agricole. Ils sont nombreux les agriculteurs à avoir été privés de subventions alors que d’autres ont été abondamment financés pour des projets fictifs. Il y a en somme des cas de corruption. De nombreuses irrégularités sont en effet à signaler dans l’octroi de subventions et autres formes d’aide aux agriculteurs.

Des enquêtes ont été lancées et la justice a même été saisie et des poursuites ont été engagées. L’affaire de la Générale des concessions agricoles qui avait éclaté à Djelfa fin 2006 illustre bien la situation. Des fonds destinés au financement de projets entrant dans le cadre du développement de l’agriculture rurale avaient été détournés au profit de nombreux entrepreneurs privés privant les populations steppiques de connaître une amélioration sur le plan socioéconomique. Cette affaire dans laquelle plusieurs responsables étaient impliqués avait eu l’effet d’une bombe au sein de la population.

Un autre scandale moins médiatisé avait également éclaté à Ouargla. Ceci pour montrer l’ampleur des détournements. Un phénomène qui n’a pas épargné les terres agricoles à travers plusieurs régions du pays. Des EAC (exploitations agricoles collectives) et des EAI (exploitations agricoles individuelles), pourtant productives, se sont retrouvées transformées en assiettes pour la construction d’habitations ou de locaux commerciaux.

Le président de la République a d’ailleurs, dans son discours prononcé à l’occasion de la conférence nationale sur l’agriculture, dénoncé le détournement du foncier agricole à d’autres objectifs.

La Tribune Online

ayoub7
02/03/2009, 05h21
soub7anna llah comment les "plans" fusent juste avant les elections :)

jamaloup
02/03/2009, 06h45
ayoub va voir ailleur , t pas obligé de mettre ton nez partt, on parle agriculture algerienne ,sur un salon algerien et tu trouve le moyen de lancer des bêtises genre soubhannallah parceque rien d'autre à dire ..

oui le plan PNDRA a été lancé en 2000 , enormement d'argent a été consommé , en comparaiuson avec la situation catastrophique d'avant 2000 des choses immenses ont été faites , il ya une reelle dynamique sur le terrain, mais malheureusement cette dynamique n'est pas structurelle, parceque les vrais problemes n'ont pas été resolus , les grandes decisions pas encore prises ..
beaucoup se fait actuellement sans l'aide de l'etat il faut le signaler , beaucoup investissent malgrés les blocages de l"'etat, enormement de gens mettent de l'argent dans la terre en algerie alors qu'ils ne sont pas reconnus comme agriculteur par les autorités , des industriels ,sont quasiment des suspects des qu'ils se mettent a chercher des terres pour investir dans l'agriculture , j'en connais des exemples , je siterai meme une anecdote ,qu' investisseur de blida m'a raconté personellement , il a planté plus de 40ectares d'olivier dans la region d'errachaiga , a errachaiga pour rendre 40 ha cultivables ,il faut avoir les reins solides , c'est une region où la terre arable se trouve juste sous une dalle rocheuse qui s'etale sur des centaines de km, les agriculteurs commencent à enlever cette dale de plusieurs mettre d'epaisseur avant d'acceder à la couche cultivable , donc les 40 ha ont été ceinturés par un mur de roches enlevés de l'interieur de l'assiete , coutant des centaines de millions en travaux relevant du genis plus que de l'agriculture , bref les oliviers du monsieur atteints d'une maladie qu'on arrivait à diagnostiqué il été dirigé vers un les services agricoles de la region afin de l'aider et le conseiller à trouver de l'aide , ben il me l'a dit personellement , un reponsable des services agricoles de la region apres lk'avoir reçu et tourné et tournoyé sans le conseiller sur ses olivier a fini par lui lancer : << chouf , loukane na3tik un conseil liwajhi ellah? !! machi tkhallik mel flaha hadhi, la region hadhi difficile , dir drahmek fi haja okhra >>
c'est pour dire que le plan des autorités ne marcheront que lorsqu'ils auront avec qui le faire marcher , que lorsqu'ils se deplaceront enfin sur le terrain et voir celui qui est sur le terrain et non se contenter de leurs fichiers poussiereux où sont encore enregistrés comlme agriculteurs des gens morts et enterrés , ou des gens faisant autre chose , et ouvrir la porte vers les investisseurs ,meme s'ils portent des cravates (dixit un ministre ignorant )..

ayoub7
02/03/2009, 11h21
je developpe:

soub7anna llah comment les "plans" fusent juste avant les elections

... et reviennent dans les tiroirs une fois les elections terminees.

Y a pas besoin de faire toute une analyse pour demontrer la chose, Boutef a deja eu 2 termes, on a vu comment ca s'est passe... Il y a un referentiel tres clair malheureusement.

Davos
02/03/2009, 11h30
Franchement,je n'ai pas compris qu'est ce qui incite tout ces marocains qui s'incrustent sur des sujets d'obedience Algero-algerienne et qui nous gratifient qui plus est,de contributions aussi constructives,que l'avis d'un cherubin de la maternelle(mis part quelques rares exceptions).

Yek,vous dites qu'il n'y a pas de democratie en Algerie et que les elections presidentielles sont truquees et connues d'avance,en somme ce n'est qu'un simulacre fantaisiste.....Alors expliquez moi SVP,pourquoi Boutef se donnerait la peine de dispenser des promesses electorales puisque les jeux sont deja faits!

spok
02/03/2009, 17h12
Salut "jamaloup" !

Très bien vu ....Je suis tout a fait d'accord avec ton analyse et tes déductions qui dénotent chez toi une bonne connaissanse de ce Secteur Tertiare.

Effectivement,la mauvaise gouvernance de l'Etat conduit au gaspillage des deniers publics.Autrement dit en matière de gestion des finances de l'Etat,l'efficience est quasiment nulle car chaque dinars injecté ne rapporte pratiquement rien en contre-partie.

Pratiquement tous les pays d'Europe et d'Amérique du Nord soutiennent l'Agriculture et son développement à travers la recherche.En retour,c'est tout le monde qui trouve son compte :le consommateur,les industries Agroalimentaires,les exportateurs et l'Etat.

Mais,il est vrai,dans ces pays,le secteur est entouré par des compétances de haut niveau de la base jusqu'au sommet.La carte des Sols est constamment mise à jours par des moyens satellitaires et par des analyses de laboratoire (Physico-chimiques et bio-chimiques).Le remembrement des parcelles est une opération permanente pour ne pas perdre la SAU par émiettement.D'autre part,les constructions dans le foncier agricole est strictement mises sous les projecteurs de la loi

Toujours dans le même ordre d'idées,n'est pas agriculteur qui veut même s'il est "héritier" car la formation,la vulgarisation et le suivi sont des bases incontournables qui permettent à l'agriculture de prospérer dans n'importe laquelle conjoncture économique.

Sauf cas particulier du Japon,le Secteur de l'Agriculture semble constituer la base stratégique de l'économie d'un Etat qui se respecte.Il n'y a qu'a voir la producivité du desert de la californie ou celle du désert du Néguev et même l'oléiculture en dry-farming en tunisie.C'est la preuve qu'il ne faut pas cacher "l'incompétance" par les "conditions climatiques"....

La marginalisation du secteur qui est sensé nourrir les citoyens d'un pays est une grosse faute de gestion que l'histoire ne pardonnera pas.

Vous avez bien raison de souligner que ce n'est pas une histoire de sous mais plutôt de courage politique qui doit réhabiliter un des fondements vitaux de l'Economie nationale.

Be good
03/03/2009, 03h04
Soutenir et subventionner l'agriculture est une nécessité mais il faut aussi controler et y mettre des conditions.
il faut laisser la terre aux agriculteurs, pas aux vautours qui ne cherchent qu les subventions et les terres. Combien de terres agricoles détournées ? Allez faire un tour à Tipasa, ça saute aux yeux !

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