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Voir la version complète : Adieu Alger, bonjour Rabat : sur les traces de l’enseigne Carrefour


Alloudi
01/03/2009, 12h13
A peine les stores baissés à Alger que l’enseigne française Carrefour annonce en grande pompe son arrivée à Rabat. Le scénario risque-t-il de se répéter ?

L’inauguration du premier hypermarché portant ce label a eu lieu le 18 février à Salé en présence de Thierry Garnier, membre du comité exécutif, en charge des partenariats internationaux de Carrefour, et du ministre marocain des Finances, Salaheddine Mezzouar, ainsi que de son homologue de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies, Ahmed Chami.

Il faut dire que, comme ce fut le cas en 2006 lors de son arrivée en Algérie (lire Les Afriques n° 64), l’entrée de l’enseigne française a été négociée via un partenaire local bien au fait du secteur. Dans le premier cas, ce fut avec Rahim Abdelouahab, patron d’Arcofina, bénéficiaire de la prestigieuse franchise. Deux ans plus tard, point de 18 ouvertures annoncées à l’horizon. Mis à rude épreuve par le secteur informel, Carrefour a mis terme aux frais.

Au Maroc, le groupe français démarre avec le même modèle, par le biais d’une franchise exclusive sur tout le territoire marocain avec un partenaire local (en l’occurrence Hyper SA de Zouhair Bennani qui gère l’enseigne Label’Vie). Faut-il rappeler que la franchise, moyen de transfert de savoir-faire entre le Nord et le Sud par excellence, constitue un exemple même de modèle commercial où le risque est supporté de manière souvent déséquilibré par le franchisé ? Dans le lot, Carrefour apporte sa prestigieuse enseigne. Mais quid des terrains, des financements, des approvisionnements, des investissements pour la promotion ? Quid des moins values qui se répercuteront fatalement sur le chiffre d’affaires de Label’Vie qui a connu une croissance intéressante ces dernières années ?

Ces questions du partage du risque et des plus values, ainsi que des droits de vote, ont été à l’origine du départ d’Auchan du Maroc alors qu’il était actionnaire dans les supermarchés Marjane. Ne sont-elles pas aussi, au-delà de l’informel évoqué, l’une des raisons du départ d’Alger du numéro 2 mondial de la grande distribution ?

MBF- LesAfriques

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