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Voir la version complète : Le tramway de Casa bientôt en chantier : Transport de quelque 200.000 personnes/Jours


Laayoune
01/03/2009, 18h50
Le premier coup de pioche des travaux de réalisation de la première ligne de tramway casablancaise, de 28 km de long, reliant le centre aux périphéries casablancaises, sera donné en mars prochain.

Ce pont roulant, joindra par 38 rames et à travers 40 stations, les quartiers nord-ouest (Sidi Moumen, Moulay Rachid) à ceux du Sud-ouest de la métropole (Hay Hassani et quartier des facultés) en passant par le centre ville et pourra transporter jusqu'à 200.000 passagers/jour.
Une aubaine pour nombre de Casablancais et pour la ville que la prochaine mise en chantier de ce projet qui s'inscrit dans un ambitieux programme de modernisation du transport public prévu par ''le plan de déplacements urbain'' qui devra, in fine, doter la métropole de quatre lignes de tramway (76 km au total), d'une ligne de RER (63 km).
Ce réseau de communication devra remédier aux faiblesses dont souffre le transport urbain dans la métropole, qui pâti, comme l'a fait savoir une étude rendue publique en novembre dernier, de l'insuffisance du parc, de la vétusté des autobus et leur concentration sur les grandes voies de circulation, sans oublier la concurrence anarchique que se livrent certains concessionnaires et le non-respect du cahier des charges.
L'étude fait également ressortir que les transports publics ne représentent que 30 % des moyens utilisés par les Bidaouis, que les déplacements par bus ont reculé de 18 % en 1975 à 13 % en 2004 alors que le recours aux taxis a progressé de 1 % à 15 % durant la même période.
A court terme, la mise sur rail, en mars 2013, de la première ligne de tramway devra faire augmenter le taux des usagers des transports publics de 13 à 21 % alors qu'avec l'entrée en lice de tous les autres projets prévus par le «Plan de déplacements urbain», ce taux devra passer à 40 %, dira un responsable de la société Casa-Transport en charge de la réalisation de cette toile de communication, dont le coût prévisionnel est évalué à 45 milliards de dirhams.
Le «Plan de déplacements urbain» devra améliorer les conditions de vie des Bidaouis, intégrer les quartiers périphériques et donner de nouvelles perspectives au développement et à la modernisation de la métropole tout en renforçant sa place en tant que pôle économique national et continental, ajoutera-t-il dans une déclaration à la MAP.
L'importance de cette ligne de tramway qui nécessitera 6,4 milliards de DH (financé par l'Etat, la Direction générale des collectivités locales, le Conseil de la ville et plusieurs autres partenaires) a été soulignée par nombres d'élus et de responsables locaux.
Ils ont notamment mis en exergue l'équilibre qu'il générera entre les différents quartiers de la ville et le désenclavement des périphéries pour les impliquer dans la dynamique économique et sociale de la ville, outre la contribution à l'aménagement de l'espace public et la valorisation des sites historiques de la région.
De son côté, le président du Conseil de la Région, Chafik Benkiran, a fait remarquer que la première ligne du tramway, longue de 28 km, pourra transporter quelque 200.000 voyageurs par jour et partant favoriser une meilleure fluidité de la circulation et un réaménagement des quartiers.
S'agissant du prix du ticket, il a assuré qu'il sera «abordable» puisque le projet vise les classes moyenne et pauvre en premier lieu.
Abondant dans le même sens, une source de Casa-Transport a indiqué que le prix du ticket prendra en considération le pouvoir d'achat des citoyens et avoisinera celui des autres moyens de transport en commun.
Toutefois, relève-t-on, ici et là les travaux de réalisation du tramway, qui devront se poursuivre trois ans durant, ne vont pas sans occasionner des désagréments aux habitants et perturber l'activité commerciale.
La réponse de Casa-Transport est rassurante à ce niveau : toutes les dispositions seront prises pour assurer une circulation la plus normale possible en procédant notamment à l'ouverture des chantiers par tranches.
Nul doute que les Casablancais seront patients mais attendront avec impatience le départ des premières rames qui devra se traduire par une diminution des embouteillages et des accidents, économie importante en énergie, la baisse des rejets polluants des échappements tout en réduisant les dépenses pour les automobilistes sachant qu'un déplacement en voiture propre coûte 12 fois plus chère que par les transports publics.

Nezha Boulenda
26/2/2009

Albayane

Geass
01/03/2009, 18h56
Déjà que la circulation "normale" c'est l'enfer, je n'imagine pas la situation qu'ils vont avoir à gérer avec les travaux.
Heureusement que je ne serai pas là pour voir cet enfer.

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