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Voir la version complète : L’OPEP devra réduire encore une fois sa production


DZone
01/03/2009, 23h24
Une nouvelle réduction de l’offre de l’Organisation des pays exportateurs du pétrole (OPEP), au cours de la prochaine rencontre de Vienne, est fort «probable», a annoncé, hier, à partir d’Oran, Chakib Khelil, ministre de l’Energie et des Mines.

Le ministre, qui assistait à une cérémonie de sortie de la 1ère promotion des techniciens supérieurs vénézuéliens à l’Institut algérien de pétrole (IAP), a révélé à la presse que la réunion de Vienne, prévue le 15 mars prochain, aura, pour ordre du jour, «de revoir le marché pétrolier à la lumière des derniers événements». Il n’a pas écarté ainsi une possible baisse de la production du cartel, devenue nécessaire pour stabiliser un marché en pleine effervescence. «Je ne peux pas trancher à l’avance sur cette réduction de l’offre mais, à la lumière des derniers événements, une baisse de la production est devenue nécessaire», a déclaré Chakib Khelil. Il a ajouté que le cartel sera contraint, durant le sommet de Vienne, de tailler sur son offre car il y aura un affaiblissement de la demande mondiale sur le pétrole à partir du deuxième trimestre 2009. «La demande va faiblir encore durant le deuxième trimestre avant de se renforcer durant les deux autres trimestres», soutient le conférencier. Se montrant pessimiste sur les perspectives de relance de l’économie mondiale, il a affirmé que tous les voyants sont au rouge. «La récession de l’économie mondiale est plus profonde qu’on croyait auparavant», confie le ministre. Il a ainsi révélé, qu’en dépit du respect exemplaire de tous les pays membres des précédentes réductions décidées par le cartel, le marché pétrolier continue encore de douter. Le marché pétrolier voit plus du côté de la demande qui ne cesse de se rétrécir sous les coups de l’effondrement de la croissance mondiale. «Il y aura une baisse structurelle de 1,2 million de barils/jour durant le deuxième trimestre, conjuguée, en outre, à une baisse saisonnière», avertit le ministre.

La faute à la récession

Avec le retour des températures clémentes dans les pays occidentaux, il y aura, en effet, un recul de la demande sur les hydrocarbures. Selon le ministre, les dernières baisses de la production du cartel avaient pu freiner la chute des cours sur les marchés, mais la persévérance de la récession de l’économie mondiale n’a pas autorisé une reprise des prix. Le cartel avait baissé 4,2 millions de barils/jour de son offre depuis septembre 2008 pour stopper l’effondrement des cours dans les marchés internationaux. L’Opep, qui produit 40% de la production mondiale de brut, apparaît désormais impuissante à stabiliser un marché en doute. «La croissance mondiale a baissé de 5 à 2%. Et les derniers chiffres sur l’économie américaine n’optent pas pour l’optimisme», souligne Chakib Khelil. Pour revenir à la cérémonie d’hier, une quarantaine de jeunes techniciens de la société publique vénézuélienne PDVSA ont reçu des diplômes de fin de stage après huit mois de formation à l’IAP d’Arzew. L’Institut algérien de pétrole (IAP) avait signé, fin octobre 2007, un accord avec la compagnie vénézuélienne (PDVSA) pour la formation de 420 techniciens en «gas processing». 80 autres techniciens vénézuéliens suivent maintenant un cycle de formation à l’IAP d’Arzew et de Skikda.

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