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Voir la version complète : Une révolution qui a failli : a revolution that failed


choucha
06/03/2009, 09h36
C'est un ouvrage publié en 1966 par ARSLAN HUMBARACI

ALGERIA : A Revolution that failed by Arslan Humbaraci
Pall Mall Press London, 1966 (308 pages)

Arslan Humbaraci est né à Istanbul. Depuis 1938, il a été journaliste, travaillant en Europe, au Moyent-Orient et en Asie du Sud-Est. Il a contribué aux journaux et agences de presse à travers le monde, notamment the Observer, the Economist et le New York Times.

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choucha
06/03/2009, 09h46
Ci-dessous la première page du Chapitre 4 de cet ouvrage intitulé : "The summer of shame " : " L'été de la honte" (c'est à dire : l'été 1962)

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L’été de la honte

Le récit du comment les leaders nationalistes algériens sont entrés dans leur propre pays ne constitue pas une des pages brillantes d'histoire. Tandis que les Français étaient toujours en place comme occupants coloniaux, le GPRA -basé à Tunis sous la direction de Ben Khedda -leur ordonna de fermer les barrages frontaliers en face de sa propre armée de libération nationale. (Quelques passages avaient été ouverts après les Accords d’Evian pour permettre aux réfugiés et à quelques officiels de les traverser.) Ils ont fait cette requête extraordinaire pour atteindre Alger et s’emparer du pouvoir avant que l'ALN et Ben Bella ne puissent en obtenir le contrôle. Plus tôt en juin, le GPRA avait officiellement destitué le chef des forces de l'ALN, le Colonel Boumedienne : un geste vide depuis que le GPRA n'était plus dans aucune position d’appliquer l'ordre. D'abord le GPRA a nié avoir fait une telle demande aux Français, mais quelques jours plus tard, le 10 juillet 1962, dans une interview avec un journaliste britannique, Ben Bella a déclaré que l’ouverture des barrages frontaliers à l’ALN constituait « le test acide » de la bonne volonté des Français vis-à-vis de l’Algérie.
J'étais capable de juger et de me faire une opinion personnelle, car ce fut en essayant de retourner en Tunisie que j'ai trouvé les barrages clôturés de nouveau. Un compagnon et moi allions miraculeusement être capables de traverser après qu'un colonel français eut pris la responsabilité personnelle et ordonné aux barrières d'être ouvertes juste pour le passage de notre voiture. Deux chars français se sont positionnés alors et les barrières ont été immédiatement fermées de nouveau. Les forces de l'ALN étaient en face, en colère d’avoir été stoppées.
Ils ont immédiatement formé un cercle hostile autour des êtres privilégiés que nous étions pour qui les barrières avaient été ouvertes. Heureusement, deux d'entre eux m'ont reconnu (j'avais passé un certain temps dans leur unité) et avaient crié ` Naruf '-Nous les connaissons!

Conformément à l'accord original, le GPRA devait entrer à Alger le 10 Juillet 1962.

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