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Voir la version complète : Près de 30 millions de dollars pour importer… des confiseries


DZone
19/03/2009, 23h05
L’Algérie est, aujourd’hui, parmi les premiers marchés d’exportation pour l’industrie turque de confiserie chocolat. La facture des importations des douceurs turques ne cesse de s’alourdir, atteignant, l’année dernière, près de 30 millions de dollars. Il suffit de faire un tour du côté des commerces pour constater de visu que les confiseries chocolat turques envahissent les étals. En un laps de temps très réduit, les douceurs turques ont réussi à s’accaparer le marché algérien, détrônant, grâce à leurs prix compétitifs, les confiseries locales et celles importées de l’Egypte et de la Tunisie. Il y a quelques années seulement, le marché algérien était une chasse-gardée des Egyptiens. Les jeunes se souviennent sûrement des premières marques de chocolat égyptiennes, à l’exemple de «Sando». Les temps ont changé depuis et les Turcs ont finalement pu convaincre les Algériens de «se convertir» aux douceurs de l’Anatolie. Il faut avouer que les importateurs algériens ne se sont pas fait prier pour changer de fournisseurs. D’abord, les prix proposés par les Turcs défient toute concurrence et, ensuite, la qualité de ses confiseries chocolat est de loin meilleure que celle des confiseries produites dans les pays de la région. L’Algérie est, d’ailleurs, le deuxième marché d’importation de l’industrie de confiserie chocolat turque avec plus de 28 millions de dollars derrière l’Irak (63 millions de dollars). Le secteur industriel de la confiserie est très développé en Turquie. La production turque de confiserie est estimée à 225.000 tonnes et celle de chocolat à 225.000 tonnes. Il existe, dans ce pays, 500 entreprises qui proposent des produits de confiserie, les principaux leaders étant les groupes Ülker, Sölen, Eti, Cadbury Kent et Kraft. Le turc Ülker représente la moitié des ventes de chocolat en Turquie.

Un segment en plein essor

Les producteurs turcs sont orientés à l'exportation car la consommation locale reste à un niveau bas. La consommation moyenne par habitant est inférieure à 2 kg alors qu'elle est comprise entre 8 et 11 kg au sein de l'Union européenne. Le leader de la confiserie turque, Ülker, avait entamé, en 2007, une phase d'internationalisation avec le rachat du groupe belge Godiva. L'industrie agro-alimentaire turque enregistre une croissance plus rapide que le taux de croissance général: entre 1995 et 2002, le taux de croissance de l'économie a été de 2,8% et celui de la transformation alimentaire de 3,2%. La part de la transformation alimentaire dans le BIP a augmenté au cours de ces dernières années de 4,6% à 4,8%. L'industrie alimentaire représentait 20% de la production totale du secteur manufacturier et emploie plus de 100.000 ouvriers et personnel technique. Actuellement, cette industrie est concentrée davantage dans les produits laitiers (lait, yogourt, fromage, crème glacée), le chocolat, les biscuits et les jus de fruits. Il est à noter que le volume des échanges commerciaux entre l’Algérie et la Turquie s’est élevé à 3,5 milliards de dollars en 2007. Les importations algériennes de Turquie ont atteint, durant la même année, 955 millions de dollars (480 millions pour les produits finis, 240 millions pour les produits semi-finis et 130 millions pour les produits de consommation).

Le Financier

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