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20/03/2009, 00h01
Algérie: Economie Energetique

19 March 2009

Même si la récession mondiale réduira les recettes du secteur de l'énergie en Algérie et, ralentira potentiellement, les nouveaux projets dans le secteur de l'industrie, les hydrocarbures devraient continuer de stimuler la croissance cette année.

Le secteur de l'énergie en Algérie, et en particulier sa production de gaz naturel, domine l'économie du pays, représentant environ 45% du produit intérieur brut (PIB) et 97% des recettes d'exportation. L'ampleur de cette influence est encore plus visible lorsque le rôle de l'Etat au sein de l'économie est pris en compte, étant donné qu'une grande partie du financement des services de l'Etat, des projets d'infrastructure et des subventions proviennent directement des revenus d'énergie.

Le secteur de l'énergie continuera de soutenir les activités de l'Etat dans l'immédiat. D'ailleurs, il est l'un des rares à ne pas être concerné par le programme de privatisation. A cet effet, Monsieur Hamid Temmar, Ministre de l'Industrie et de la Promotion des Investissements a confirmé, devant le Parlement le 22 janvier dernier, l'engagement de l'État de privatiser les entreprises publiques, à l'exception de la compagnie pétrolière, Sonatrach, de la compagnie d'électricité et de gaz, Sonelgaz, et de la compagnie des chemins de fer.

L'Algérie devrait continuer à s'appuyer sur les revenus des hydrocarbures pour maintenir son économie, mais la recette dudit secteur devrait être inférieure à la moitié de celle de 2008, selon Monsieur Chakib Khelil, Ministre algérien de l'Énergie et des Mines.

S'exprimant à la radio nationale, le 24 février, le Ministre a déclaré que l'Algérie devrait générer cette année, environ 30 milliards de dollars des ventes de gaz et de pétrole si les prix restent à leurs niveaux actuels. On est bien loin des 76 milliards de dollars engrangés en 2008, lorsque les prix du pétrole atteignaient des niveaux record.

Bien que ce ne soit aussi mal, la réduction des recettes se traduira par l'utilisation par l'Algérie de ses réserves budgétaires pour financer les programmes etatiques y compris le nouveau plan de developpement quinquennal. Le Président Abdelaziz Bouteflika a annoncé mi-février, le lancement d'un plan de développement de 150 milliards de dollars, pour améliorer les infrastructures, la santé, le logement et les services éducatifs et pour favoriser la diversification de l'économie.

Avec des prix de l'énergie et des recettes d'exportation en baisse - l'excédent commercial est 72% inférieur à ce de janvier de l'année dernière, selon les chiffres publiés le 21 février par le Centre National des Douanes pour l'information et les Statistiques - le nouveau programme du Président dépendra dans une certaine mesure des vastes réserves de change de l'Algérie, ce qui s'élèverait à 138 milliards de dollars d'ici la fin du mois de novembre, selon les chiffres officiels.

Même avec des prix en baisse, l'Algérie est en mesure de récolter de gros bénéfices grâce à sa génération actuelle de puits. Toutefois, dernièrement, la réticence globale des grandes societies petrolieres et gazieres a eu un impacte sur les derniers appels d'offre du pays.

Une vente aux enchères de droits d'exploration pour 16 parcelles, qui s'est tenue mi-décembre, a généré peu d'intérêt, avec seulement neuf offres reçues des 80 compagnies approuvées par le Gouvernement à y prendre part. Après l'évaluation des offres, seulement quatre permis d'exploration ont été accordés pour les 16 parcelles proposées.

Selon Khelil, cette modeste réaction à la vente aux enchères n'est pas préoccupante et est plus un résultat du ralentissement économique international.

"Pour notre part, il ne s'agit pas d'une grande déception," selon les déclarations de Khelil dans une interview début janvier. "Avec les conditions du marché, vous pouvez vous attendre à ce type de résultat."

Alors que Khelil pourrait ne pas être déçu par le manque d'intérêt, certains analystes suggèrent que l'Algérie pourrait être devenue une source de déception pour les investisseurs.

Des exigences contractuelles compliquées pouvant limiter les bénéfices des investisseurs étrangers, à moins de 10% signifient que de nombreuses compagnies internationales évitent l'Algérie, a déclaré Susan Mance, une analyste de Wood Mackenzie, un prestataire international de conseil dans le secteur de l'énergie basé à Edimbourg.

"Les termes de concession sont parmi les plus difficiles pour les régimes fiscaux des compagnies pétrolières internationales," a déclaré Mance concernant l'investissement dans le secteur énergétique algérien.

Bien qu'il puisse y avoir un relâchement d'intérêt pour le secteur de l'énergie en l'Algérie, le pays est lui-même favorable à l'élargissement de son rôle dans l'industrie internationale, recherchant à être plus qu'un simple fournisseur de gaz et devenir une voie de transit pour les exportations provenant d'autres pays. Fin février, l'Algérie et le Nigéria se sont entretenus en vue de finaliser un mémorandum d'accord sur le projet de gazoduc transsaharien (TSGP).

Le projet de 12 milliards de dollars prévoit la construction d'un gazoduc de 4400 km en provenance du Nigeria en passant par le Niger à destination de l'Algérie, où il se joint au réseau des exportations algériennes vers l'Europe. Selon Mohamed Meziane, Président Directeur Général de Sonatrach, la principale compagnie pétrolière algérienne, le TSGP pourrait être opérationnel d'ici 2013.

"Il est nécessaire d'accélérer le processus et de le ratifier rapidement», a déclaré Monsieur Meziane, après une série d'entretiens dans la capitale nigériane. "Cela donnerait aux deux pays l'occasion de profiter pleinement des avantages de cette investissement."

Il est encore difficile de savoir si l'Algérie contribuera aux coûts de la construction du gazoduc, ou qu'elle sera simplement une conduite du gaz nigérian vers l'Europe. Quoi qu'il en soit, l'Algérie sera en mesure de réaliser un bénéfice de l'exportation d'énergie d'autrui.

C'est possible que 2009 sera une année beaucoup plus modeste en terme des revenus hydrocarbures, mais avec près de 4500 milliards de mètres cubes de réserves de gaz identifiées, et de vastes zones du pays à explorer pour de nouveaux gisements, l'avenir du secteur de l'énergie en l'Algérie est sécurisée.

Oxford Business Group

medDZ
20/03/2009, 00h18
Il est encore difficile de savoir si l'Algérie contribuera aux coûts de la construction du gazoduc, ou qu'elle sera simplement une conduite du gaz nigérian vers l'Europe. Quoi qu'il en soit, l'Algérie sera en mesure de réaliser un bénéfice de l'exportation d'énergie d'autrui.

il faudra pas se faire avoir, les Européens doivent banquer pour ce gazoduc, c'est quand même eux les principaux bénéficiaire de ce projet s'ils ne veulent toujours pas dépendre de l'humeur de Poutin.

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