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Voir la version complète : 1/4 des Algeriens sont des "M3a El Waguef"


demyati
27/04/2004, 04h24
Hamrouche dans une excellente analyse de la situation au pays affirme que le pouvoir en Algérie est en faite porté par un tiers des votants soit environ 20% de la population. Un quart de la population algerienne soutient le status quo. C'est la classe "M3a el waguef", la classe qui pose problème en Algérie. Hacène Hireche, un universitaire, abonde dans le même sens en évoquant "la barbarie des gens ordinaires", un état d'esprit de plus en plus fréquent chez les algeriens, résultat de la banalisation du crime, de la rapine et des comportements immoraux dans la société algerienne vidée de sa sève humaniste par le pouvoir politique.

Hamouche: "... il n'y n'aura pas de changement sans l'implication de l'armée pour deux raisons. La première raison est caractéristique de la structure du pouvoir. L'ordre établi est composé de gens qui refusent le changement.Ils activent, travaillent ou exercent le pouvoir pour maintenir le statu quo. Ils ne font rien pour changer l'ordre établi. La seconde est qu'il n'y a qu'un tiers qui vote pour justement désigner les candidats du statu quo. Les deux autres tiers de la population ne sont pas encadrés, ne sont pas dans un cadre institutionnel, intégrés dans des mouvements politiques. Ils sont en dehors et ceux-là souhaitent le changement. Mais ils n'arrivent pas à porter leur voix. Ils ne disposent pas de moyens pour le faire. Ils sont conscients que le vote réel n'existe pas."
http://www.lematin-dz.net/quotidien/lire.php?ida=18153&idc=41


Hacène Hireche: " ... Les Kabyles sont présentés comme des diviseurs du pays pour mieux légitimer la violence à leur égard. En dévalorisant ainsi les victimes, on justifie la cruauté exercée contre elles. En 1980 nous étions la main de l’étranger et en 2001 nous sommes également des voyous. Rappelez-vous comment le jeune et brillant Guermah Massinissa est présenté par Zerhouni. Casser du Kabyle est présenté comme une oeuvre de salut public ! C’est l’Etat et les institutions qui ont, les premiers, banalisé la violence dans le pays jusqu’à produire une barbarie des gens ordinaires, si j’ose paraphraser Christopher Browning. Le second fil conducteur est la justice qui, vingt ans après, continue d’être instrumentalisée à des fins de politique politicienne. Cela dit, il faut reconnaître que même dans la douleur, la transmission transgénérationnelle est assurée dans le combat de recouvrement de notre dignité... ".

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