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Voir la version complète : Vers la création de consortiums maghrébins dans plusieurs branches


clauvis
20/03/2009, 22h27
Près de 800 hommes d’affaires à Alger les 10 et 11 mai prochain
]Une étude, effectuée par les experts de l’UME, a défini un ensemble de projets réalisables dans l’espace maghrébin et qui touchent les secteurs de la construction navale, les industries chimiques, le transport maritime, les industries pharmaceutiques, les énergies renouvelables, les industries mécaniques et autres. Près de 800 hommes d’affaires maghrébins se rencontreront à Alger à l’occasion du premier Forum des hommes d’affaires qui se tiendra les 10 et 11 mai prochain. A l’ordre du jour, il y aura notamment des propositions pour la création de consortiums maghrébins au niveau de certaines activités et aussi des moyens à mettre en œuvre pour susciter une dynamique incitative aux investissements. «Il est surprenant que l’Algérie produise des engins agricoles très performants et à prix très abordables et que dans nos pays on se rende en Europe ou aux Etats-Unis pour en acquérir», s’est exclamé un patron d’une PME. «2% en plus de croissance dans nos pays, c’est 200.000 emplois pour les jeunes maghrébins, on ne le répétera jamais assez», estime le même patron. Un membre de l’Union maghrébine des employeurs se montre très optimiste quant au succès de cette première initiative pour réunir les patronats maghrébins dans un même espace et autour d’une même vision à propos du développement économique de la région. Ces hommes d’affaires estiment qu’en l’absence du politique, c’est à l’économique de prendre le pas. Même si cette équation, qui paraît tellement évidente à l’échelle planétaire, perd de sa teneur et de sa valeur dans les pays arabes. Le premier Forum des hommes d’affaires maghrébins vise le renforcement du tissu entrepreneurial maghrébin et se veut une occasion pour permettre aux opérateurs privés de mieux se connaître et s’apprécier et d’œuvrer ensemble à consolider les échanges économiques et commerciaux. Echanges qui ne dépassent pas les 2,9%. Plus de 66% avec l’Europe. «Nous sommes très loin de niveau de performance dicté par la situation économique actuelle, le Fonds monétaire international s’attend à une moyenne de 8% de taux de croissance au Maghreb, ce qui n’est pas le cas à ce jour», clame un chef de PME. Un taux de croissance que les cinq pays n’atteindront que grâce à la mise en place de mécanismes efficients comprenant des procédures de facilitation sur le plan réglementaire et procédural de la libre-circulation des personnes et des marchandises. Procédures, lois et réglementations ont déjà été mises en place pour dynamiser les échanges.
]Sur les plans réglementaire et législatif, point de discordances. Maillon faible: c’est au niveau de l’application: «ce premier Forum sera une occasion idéale pour que l’UME appelle l’UMA à appliquer les accords mis en place depuis des années et qui sont restés, pour la plupart, lettre morte à ce jour», assure un membre de l’UME. Et ce dernier d’ajouter qu’il ne faut pas compter sur l’Europe pour booster la construction du Maghreb économique et que c’est aux Maghrébins eux-mêmes d’édifier leur propre entité économique. Déjà que de l’Euromed, il ne reste que «l’Euro», le «Med» reste encore à la traîne. En attendant, c’est la contrebande et les marchés parallèles qui profitent de ce manque de coordination entre pays limitrophes et de ce grand marché économique de 100 millions d’habitants. La part du marché parallèle en Tunisie est de 10 à 15% ; en Algérie, il dépasse les 40 %. Faire comme si cela n’existait pas pour des raisons d’ordre social reviendrait à pénaliser l’économie formelle qui ne pourrait pas résister longtemps à cette concurrence déloyale. Le Forum représentera une occasion pour discuter des difficultés des économies maghrébines, il offrira également l’opportunité aux participants de proposer des solutions concrètes pour consolider les échanges entre les différents pays. A ce jour, près de 1.100 entreprises tunisiennes sont implantées en Algérie. Le Forum abordera des thématiques se rapportant à la crise financière internationale et ses répercussions sur le Maghreb, l’intégration économique maghrébine entre obstacles et ambitions, les PME, le tourisme et les fortunes maghrébines et autres. Appréhension, scepticisme, préjugés et passivité, ce sont autant de murs à abattre.

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