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Voir la version complète : Algerie Bureaucratie: Au Secours Kafka !


Ben Tachefine
21/03/2009, 09h15
La banque d’Algérie a promulgué une instruction à toutes les banques pour exiger de leurs clients importateurs la production des documents suivants :
 Certificats phytosanitaires
 Certificats de conformité
 Certificats d’origine
Cette instruction prend effet à la date de sa promulgation, sans information et encore moins de concertation préalable. Ainsi des tonnes de marchandises vont encore encombrer les ports et les zones sous douane durant des semaines !
C’est le fait du prince, une fois de plus !
Mais lorsque vous êtes importateur de livres, les bras vous en tombent.
Notre cher pays souhaite donc s’assurer des protections :
 Phytosanitaire car les livres se dévorent, bien sûr. Mais à quelle spécialité médicale ou vétérinaire devons-nous nous adresser pour la délivrance de ce certificat phytosanitaire?
 De conformité : par rapport à quoi ? A quelles normes techniques, scientifiques ou juridiques doit répondre le livre ? Aux fameuses « Thaouabites » de l’édition locale malingre mais « conformiste à souhait ? Mais alors adieu science, vérité et beauté pour les algériens amoureux du livre
 D’origine : de l’auteur, de l’éditeur, de l’imprimeur, du diffuseur ?
Il existe pourtant un système international de codification de livres dont l’Algérie est partie prenante : c’est le système de l’ISBN qui comporte en 13 chiffres l’indication du pays, de la langue, de l’éditeur, de la spécialité etc… Le code barre au dos de chaque livre, à nul autre pareil, est sa pièce d’identité, lisible par tous les lecteurs de code barre de la planète.
Faut-il ajouter qu’en Algérie, à chaque poste frontière une vigilance de tous les instants entoure l’arrivée des livres puisqu’il est soumis successivement :
 A un visa de la PAF (Police de l’air et des frontières)
 A un visa du Ministère de la culture
 A un visa du Ministère des affaires religieuses
Jusque là le Ministère de la santé n’était pas encore sollicité pour le visa phytosanitaire !
Chez nous la spécificité culturelle, on connaît !

AU SECOURS KAFKA !

*********

Alain
21/03/2009, 10h10
www .********* .net/news/2511-au-secours-kafka-.html

Un commentaire qui suit l'article, rélève l'absurdité de confier ce genre de travail à une banque :

Concernant justement cette nouvelle réglementation, la personne qui a pondu la note n'a aucune connaissance de la signification ni du domaine concerné par les documents exigés. Exemple: il exige un certificat phytosanitaire pour tout produit agro-alimentaire alors que le phytosanitaire comme son nom l'indique ne concerne que les plantes, les végétaux et les produits de la terre. Il est délivré par l'Organisation de la Protection des Plantes du pays exportateur et il est adressé à la même Organisation dans le pays importateur.

La plupart des produits agro-alimentaires ne sont pas concernés par ce document, y compris les produits de la terre (fruit, légumes...) ayant subi une transformation industrielle. La législation algérienne est claire sur ce point. Elle confirme dans le décret exécutif N° 93-286 du 23 novembre 1993 publié dans le journal officiel N° 78 du 28 novembre 1993 dans son article 3 que "les produits végétaux ayant subi une transformation par traitement thermique ou de conservation sont dispensés du contrôle phytosanitaire".

Il est absurde et irresponsable de bloquer des centaines d'opérateurs à cause d'un document qu'un Cadre de la Banque d'Algérie a rendu indispensable par ignorance totale de la législation. Les surestaries et autres frais parfois importants quand il s'agit surtout de conteneurs frigorifiques, qui doit les payer dans ce contexte de blocage causé par une note illogique et boiteuse?!!

Le deuxième document exigé est "un certificat de contrôle de la qualité". Précisons une chose, le fait d'exiger un document ayant exactement cet intitulé, les agents des banques qui se soumettent corps et âme, de manière aveugle, effacée et irréfléchie, exigent justement un document qui doit impérativement s'appeler ainsi "Certificat de Contrôle de la Qualité".

Je vous cite un exemple, un fabricant de lait importe ses besoins de fonctionnement de la poudre de lait. Pour chaque lot, son fournisseur européen lui délivre les certificats suivants: 1- Certificat sanitaire. 2- Certificat vétérinaire. 3- certificat d'analyses microbiologiques et bactériologiques. 4- Certificat de non radioactivité. 5- Certificat de non dioxine, etc... Tous ces documents sont établis par des organismes officiellement habilités du pays exportateur. A cause de cette fameuse note, on lui refuse la domiciliation à la Banque à cause de non présentation d'un certificat de contrôle de la qualité. Mais bon sang de bonsoir! Toutes ces analyses n'ont-elles pas pour objet la qualité du produit?!

Pour conclure, je crois bon de souligner que je suis pour le contrôle de la qualité de tout produit importé ou fabriqué en Algérie, mais il y a des organismes professionnellement habilités à opérer ce travail. Au niveau des ports et autres frontières, il y a des contrôles vétérinaires, sanitaires, phytosanitaires et autres, et ils n'attendent pas que les banques le fassent à leur place.

Sinon, la solution serait d'installer au sein même des banques des annexes vétérinaires, sanitaires et phytosanitaires et des laboratoires pour analyser et contrôler les produits. Messieurs les Banquiers, occupez-vous de vos incoterms et de vos finances et laissez les autres faire leur travail.

jamaloup
21/03/2009, 21h53
la crise de la pomme de terre il ya deux ans a été créée par une instruction pareille , qque semaine avant le debut de la campagne , les ports algeriens reçoivent une instruction exigeant un conditionnement et un calibrage specfifique à la semencxe de pomme de terre importée ,alors que les bateaux s'appretaient a decharger des milliers de tonne de semmences , calibrés et conditionnés autrement puisque livrés suite a des contrats signés entre professionels des mois plutot, des milliers de tonne de semenses ont été ainsi interdites ,des importateurs cassés (pas tous biensur ,puisuque certains trouveront le chemin sonnant et trebuchant de la corruption) , et la campagne agricole detruite faute de semense à temps , le resultat 6 mois plutatrd pas de pomme de terre sur le marché ..
et ce n'est meme pas la qualité du produit qui etait mise en cause , non , le nombre de tubercules par sac , et le calibre .
le certificat phytosanitaire il ne fera que faire tomber une manne d'argent sur la tete de l'ENPV, cet organisme n'a pas les moyens humains ni materiels suffisants et qualifiés pour prendre en charge cette mission actuellement , il se contentera donc de vendre ces certificats, et ça sera un autre goulot d'etranglement, et une autre niche à corruption.

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