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Voir la version complète : Forte prévalence de la schizophrénie en Algérie


morjane
22/03/2009, 12h20
L’EHS Fernane-Hanafi de Oued Aïssi a accueilli, jeudi dernier, la 9e journée internationale de psychiatrie consacrée à la schizophrénie, une maladie qui connaît une forte prévalence en Algérie, de l’avis de nombreux spécialistes venus de plusieurs EHS du pays.

Cette tendance peut être illustrée par la situation vécue à l’EHS spécialisée en psychiatrie de Oued Aïssi, un hôpital de 330 lits qui accueille des malades des quatre wilayas du Centre (Tizi-Ouzou, Béjaïa, Bouira et Boumerdès) et dont les services connaissent un taux d’occupation maximum et régulier de 100%. 80% des malades sont des schizophrènes.

A ce taux de malades hospitalisés, s’ajoute le nombre de consultants reçus dans le cadre des urgences. «La majorité des malades hospitalisés ou consultants aux urgences sont atteints de cette affection», affirme le Dr Ziri, psychiatre et l’un des organisateurs de cette journée scientifique consacrée à l’actualité thérapeutique et sociale de la schizophrénie. Une maladie dite poly-étiologique, terme savant qui désigne les facteurs multiples de vulnérabilité et responsables de la manifestation maladie où se mêlent l’hérédité et les contraintes environnementales et sociales.

L’aspect juridique n’a pas été omis. Au centre de l’interrogation, le rôle de l’expertise psychiatrique dans la détermination et l’évaluation de la responsabilité pénale du schizophrène qui constitue un danger, non seulement pour lui mais aussi pour la société, en raison du potentiel criminogène et de dangerosité avérée lié à sa maladie, de l’avis des psychiatres pour qui la prise en charge médicamenteuse et thérapeutique du malade en institution ne suffit pas, elle nécessite un accompagnement social et une écoute de tous les instants au niveau de la famille.

Ce qui n’est, hélas, pas toujours le cas dans notre société où l’on constate une stigmatisation persistante de ces malades qui sont en déficit de réinsertion sociale et professionnelle.

Dans son exposé intitulé les droits du malade en psychiatrie, le Dr K. Bessedik, de l’équipe du Pr Ridouh de l’EHS Frantz-Fanon de Blida, rappelle que «la prise en charge de la santé mentale ne concerne pas exclusivement le secteur de la santé, mais doit impliquer aussi les autres secteurs, notamment la protection sociale, la solidarité nationale, le jeunesse et les sports, l’éducation nationale, la justice, le mouvement associatif…»

La psychiatre observe qu’«il y a utilisation abusive de la mesure de placement d’office, qui à l’origine ne devrait être qu’une mesure exceptionnelle dont le but est de protéger le malade et la société. Un fait qui a des conséquences sur l’offre de soins et la qualité de la prise en charge», ajoutera la conférencière qui parlera de l’absence de modalités de contrôle et de suivi des placements et du fonctionnement des commissions de santé mentale ainsi que de l’existence d’abus concernant la réintégration professionnelle et l’évolution des carrières des malades mentaux.

«Des mesures sont à prendre dans le cadre de la révision de la loi relative à la protection de la santé mentale», préconisera-t-elle.

Par le soir

shamsdine
22/03/2009, 15h00
entre nous morjane tu crois qu'il y a que la schizophrenie qui est hausse dans ce pays relis nos amis sur le forum et la pedophilie , et la criminalité , et la delinquence mineur, et le grand banditisme , et les fugues , et l'inceste , et la drogue , et la toxicomanie , et le vol , et les ecroqueries et les viol , et l'injustice, lorsque l'homme vit dans un systeme féodal ou il n'y a ni regle ni loi , il retrouve son instinct de predateur , de cette situation il y a ceux qui abusent leur compatriote , et ceux qui subissent cela finissent dans les asiles psychiatriques , avec toutes les formes psychotiques que cette science peut ennoncé

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