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Voir la version complète : Les ports d'Algérie moins performants que ceux du Maroc et la Tunisie


Laayoune
26/03/2009, 18h13
De ce fait, l’Algérie est, parmi les pays du Maghreb, celui où les conteneurs séjournent le plus longtemps au niveau des ports : trois semaines dans les ports algériens contre trois jours dans les ports du Maroc et cinq jours dans les ports de la Tunisie. La multiplication des ports secs est devenue un impératif mais, pour Kamel Khelifa, expert et consultant dans le domaine des transports, ces ports ne peuvent être utiles que s’ils sont pris en charge par les transporteurs. Or ils sont à la charge des chargeurs (affréteurs).

Aujourd’hui, plus de 90 % du transport du commerce extérieur algérien est assuré par des pavillons étrangers, alors que le pavillon national, vétuste, ne transporte que 10 % du flux, au moment où le pays importe pour près de 40 milliards de dollars de marchandises annuellement, a-t-on indiqué. Le manque à gagner est estimé entre 7 et 8 milliards de dollars pour l’Algérie du fait cette situation. Pour les participants à la rencontre tenue à Alger sur la situation dans le domaine de la logistique portuaire en Algérie, il est plus qu’urgent que toute la communauté portuaire se structure et coordonne ses actions afin de se prendre en charge et de s’organiser.

Le Jeune Indépendant

Black
26/03/2009, 21h52
Oui l'Algérie est trés en retard dans la gestion portuaire. J'ai déjà lu plusieurs articles qui traitaient du sujet. Dans ce registre le port d'Alger est une vraie jungle.

Les importateurs de fruits et légumes mettent des semaines entiére pour retirer les marchandises qui souvent finissent par pourrir dans l'indifférence.

Cramer
26/03/2009, 22h03
trois semaines dans les ports algériens contre trois jours dans les ports du Maroc et cinq jours dans les ports de la Tunisie21 jours en Algerie

5 jours en Tunisie

3 jours au Maroc


l'algerie est vraiment OUT de toute comparaison ou compétition.

Oggy
26/03/2009, 22h09
Djazair Port World débute ses activités à Alger - 18 Mars 2009
18-03-2009 - ALGÉRIE
Source : RFI
Pays de destination(s) : Algérie
Secteur(s) concerné(s) : BTP, immobilier, transport, services délégués. La nouvelle société portuaire Djazair Port World, joint venture entre l’Entreprise portuaire d’Alger (Epal) et le groupe émirati Dubai Ports World (DP World), gère depuis hier le terminal à conteneurs du port d'Alger.

La société, qui bénéficie d'une concession de 30 ans sur le terminal, a pour objectif d’augmenter le trafic annuel de conteneurs. D’après le directeur général de la filiale algérienne de DP World, M. Mohamed El-Khader, cité par RFI (http://www.rfi.fr/actufr/articles/111/article_79317.asp), "durant trois à cinq ans, nous comptons traiter 700.000 conteneurs. La valeur de l'investissement prévu sur les trois premières années est réparti sur quatre secteurs: les infrastructures (environ 41 millions d'euros), les équipements (environ 21 millions d'euros), le système informatique pour 2 millions et demi d'euros et la même somme pour les ressources humaines".

DP World, 3ème opérateur mondial dans les terminaux à conteneurs, a également obtenu la concession du port de Djendjen à 350 km à l'est d'Alger. Ainsi, dans un mois, c’est au tour de la joint-venture entre DP World et l'Entreprise portuaire de Djendjen d’entrer en activité.

madini
26/03/2009, 22h11
SACHANT qu'en Algérie la quasi-totalité des échanges se font par voie maritimes .

Black
26/03/2009, 22h26
;)
La valeur de l'investissement prévu sur les trois premières années est réparti sur quatre secteurs: les infrastructures (environ 41 millions d'euros), les équipements (environ 21 millions d'euros), le système informatique pour 2 millions et demi d'euros et la même somme pour les ressources humaines".


Oggy ça ne changera pas grand chose c'est complétement dérisoire comme investissement. Et en plus de ça c'est une concession de 30 ans !!!!

Pour combien l'état algérie a t-il vendu la concession ?

Merci pour la réponse ;)

Oggy
26/03/2009, 22h28
Pour combien l'état algérie a t-il vendu la concession ?
aucune idée

Black
26/03/2009, 22h34
Vous pouvez voir ce lien :

http://www.rfi.fr/actufr/articles/111/article_79317.asp

Vous savez combien on cherge de conteneurs par heure au port d'Alger ?

Vous n'allez pas le croire ils chargent 10 conteneurs/heure vous imaginez un conteneur toute les 6 minutes, franchement ils chargent les conteneurs à la main ou quoi ?

rodmaroc
26/03/2009, 22h40
Vous n'allez pas le croire ils chargent 10 conteneurs/heure vous imaginez un conteneur toute les 6 minutes, franchement ils chargent les conteneurs à la main ou quoi ?
mdrr, c'est à cause du laisser aller et de l'absence de la culture du réssultat qu'ils en sont arrivé là.bon ésperons que ca va durer.

Jijelinho
26/03/2009, 22h46
SACHANT qu'en Algérie la quasi-totalité des échanges se font par voie maritimes

je crois qu'on produit assez de tomates donc inutile d'allé voir a l'ouest, a l'est le commerce est minime et au sud quasi inexistant... donc oui on se tourne vers le nord... et pour commercer avec le nord, faut traverser la mer.

mais je crois que cette fois on ne leurs reprochera pas d'avoir pris les devant en confiant les terminaux aux émiratis.

Black
26/03/2009, 23h12
je crois qu'on produit assez de tomates donc inutile d'allé voir a l'ouest, a l'est le commerce est minime et au sud quasi inexistant...

Puérile.

mais je crois que cette fois on ne leurs reprochera pas d'avoir pris les devant en confiant les terminaux aux émiratis.

Avec 10 conteneurs par heure il était temps. Quand on sait qu'un seul portique peut charger entre 35 et 40 conteneurs j'imagine que ça va être une vraie révolution.

azouz75
27/03/2009, 10h39
DPWorld a fait coup double en obtenant aussi la concession du port de Djendjen à 350 km à l'est d'Alger. Ce port en eau profonde est destiné à devenir un véritable port de transbordement. Pour le PDG du port d'Alger, Abdelhak Bourouai, « La création c'est des joint-ventures à Djendjen pour faire un grand port de transbordement où les objectifs de trafic sont de l'ordre de 1, 5 million d'EVP par an ».

Djendjen entrera en fonction dans un mois.

bledard_for_ever
27/03/2009, 10h46
il est de huits jours au port de casablanca

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L’objectif est de réduire le délai de séjour au port de 8 à 5 jours

· 400.000 conteneurs sont traités par an à Casablanca

Le trafic maritime se conteunarise et le premier port du pays traite annuellement 400.000 conteneurs (équivalent vingt pieds). Le délai de séjour moyen d’un conteneur au port de Casablanca, 8 jours, apparaît aux yeux des opérateurs comme un handicap à la fluidité des échanges. Dans les ports européens, un chargeur met en moyenne 3 jours pour récupérer son conteneur. La pression de l’ouverture ne pardonnera pas et il va falloir améliorer cet indicateur qui influe sur la compétitivité des échanges extérieurs.
Le délai de séjour n’est pas imputable seulement à la manutention, il est tributaire de beaucoup d’éléments, fait remarquer Mohammed Abdeljalil, directeur général de l’Office d’exploitation des ports (Odep). La sortie de la marchandise du port est assortie d’un tas de formalités documentaires ou bancaires.
L’objectif, ambitieux, insiste le DG de l’Odep, serait de réduire le délai actuel à 5 jours. A quelle échéance? Ce processus ne dépend pas que de l’exploitant principal mais de la capacité des autres intervenants -douane, transporteurs, transitaires, contrôleurs de la qualité- au port à suivre le changement: «Je ne suis pas sûr que ce soit le cas», poursuit-il. Exemple? Les opérationnels de l’Odep travaillent en trois équipes (shifts) de 8 heures alors que l’enlèvement des conteneurs est limité aux plages horaires administratives. L’Office refuse d’endosser seul la responsabilité même si en sa position d’acteur central de la chaîne portuaire, c’est lui qui cristallise les critiques des opérateurs économiques.
Ce n’est pas une manière de fuir les responsabilités, se défend le management de l’Office. «Un délai moyen de 8 jours c’est mieux que 21 (avant la création de l’Odep), et on veut aller à 5 jours en assumant notre rôle de pivot central».
L’Office a d’abord investi dans le renforcement du parc des chariots élévateurs -sept sont en cours d’acquisition- et de tracteurs. Le port est doté aussi d’une quarantaine d’élévateurs. En plus de ces investissements de capacité, tout le process de gestion des conteneurs va être revu de fond en comble au port de Casablanca. Le Sagetec ou système d’automatisation de la gestion des terminaux à conteneurs, est en cours d’implémentation. Il consiste à piloter la localisation des conteneurs par GPS (satellite). Ce dispositif s’est généralisé dans la plupart des ports européens.
Une des explications des retards du traitement des conteneurs, tenait à la difficulté de les localiser. Il arrive souvent que les équipes de l’Odep ne sachent pas où se trouve le conteneur et il faut parfois une journée pour le repérer avec en plus, l’aide du transitaire, concède le patron de l’Odep. Cette intrusion des personnes dans les zones d’exploitation induit en plus des risques en terme de sécurité.
Entre la recherche manuelle basée sur l’échange par talk-walkee et le système Sagetec, c’est la nuit et le jour. Fini le zigzag entre les rangées de conteneurs sur les quais. Les chariots élévateurs munis d’un récepteur relié au satellite (GPS) détecteront directement la position du conteneur. Le système acquis pour 20 millions de dirhams auprès de la firme Cosmos (numéro deux mondial et d’origine belge), va surtout permettre une optimisation des mouvements des chariots par la mise à jour des programmes intégrés, en mesurant en continu les distances entre les boîtes et les différents chariots. La productivité économique des installations portuaires s’en ressentira et avec elle, le gain de temps pour les opérateurs.
La phase de test du système Sagetec a démarré depuis un mois à Casablanca au terminal Tariq. Ce dernier traite 120.000 EVP par an. C’est un changement radical pour tout le monde. Les conducteurs de camion, habitués à la lenteur d’enlèvement des conteneurs, ont été pris de court par le raccourcissement des délais de réception de la marchandise au terminal Tariq. Sachant que de toute façon, le traitement prendra du temps, ils prolongeaient la pause-café dans les environs du port. Aujourd’hui, tout cela est fini et ils sont les premiers à être surpris. Les cadences ont substantiellement augmenté et la généralisation à toute l’activité (le deuxième terminal) interviendra à la fin du premier semestre 2006.

Rachid Hallaouy
& Abashi SHAMAMBA

bledard_for_ever
27/03/2009, 10h53
le même journal parlait de 8 jours pour le port d'alger et


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Le transport de marchandises vers l’Algérie parmi les plus coûteux en Méditerranée

Le Jeune Indépendant, 29 septembre 2008

Réputés pour leur faible productivité et leurs longues files d’attente, les ports d’Algérie ne peuvent faire face à l’évolution du commerce, bien que 95 % du commerce international du pays soit effectué par l’intermédiaire de voies maritimes, a constaté le bureau londonien Oxford Business Group dans son dernier rapport.
«La moyenne du temps d’attente pour un conteneur dans le port d’Alger est de sept jours, un délai très loi des normes internationales qui sont d’un à deux jours», a-t-on affirmé. Ce manque d’efficacité a empêché l’Algérie de profiter pleinement du taux de 4,5 % d’augmentation annuelle du trafic maritime mondial, selon l’OBG qui prévient que «ces faibles chaînes logistiques signifient que le transport de marchandises vers l’Algérie est parmi les plus coûteux du bassin méditerranéen».
Le gouvernement tente de remédier à cette situation en lançant une série de projets d’expansion. A cet égard, il a annoncé en août dernier un programme de modernisation du port d’Oran, y compris l’acquisition de biens d’équipements pour conteneurs, à savoir quatre grues de quai modernes. Un appel d’offres a déjà été lancé pour une étude de faisabilité du projet remporté par Excelsior.
L’expansion du port sera mise en œuvre en deux phases. La première implique la création de 600 mètres de quais sur 24 hectares de terres conquises sur la mer pour un investissement total de 182,5 millions de dollars. Les deux nouvelles grues pour conteneurs permettraient de renforcer la capacité de chargement et de déchargement qui devrait atteindre 25 à 30 conteneurs/grue/heure (contre un taux de 5 à 7 pour le port d’Alger).
«La première phase devrait durer trois ans et le travail doit commencer d’ici à 2009 dès qu’un partenaire sera identifié», a déclaré Semcha Mohamed, directeur général du port d’Oran, à OBG. La deuxième phase implique la création d’un poste à quai de plus de 900 mètres sur 34 hectares de terres conquises sur la mer ainsi que l’installation de deux autres grues pour les grands navires moyennant un investissement total de 431 millions de dollars.
La réalisation du nouveau port devrait permettre à l’Algérie de concourir au trafic de transbordement le long de la côte sud de la Méditerranée où le nouveau port de Tanger est considéré comme un concurrent potentiel. L’objectif est de pouvoir accueillir des navires de dernière génération et de faire d’Oran le premier port algérien en 2017 avec une capacité de 1,5 à 2 millions de conteneurs/an.
Le port de Béjaïa, un exemple à suivre

L’expansion du port d’Oran fait suite à la restructuration du port de Béjaïa au cours des dernières années. En 2004, la gestion du port a été confiée pour la première fois à un opérateur privé, l’entreprise singapourienne Portek, pour une période de 20 ans. Il s’agit du premier partenariat du genre en Algérie pour créer le Terminal méditerranéen de Béjaïa (TMB). Les autorités du port de Béjaïa conservent une participation de 51 % dans la joint-venture d’une valeur de 2 millions de dollars.
Le port dispose actuellement d’une capacité de 250 000 conteneurs par an et il reste le deuxième port d’Algérie après celui d’Alger qui arrive en tête avec 500 000 conteneurs traités par an.
Faïçal Kellil, président de Sogeports, a déclaré à OBG : «Béjaïa est un modèle à suivre pour les autres ports en matière de traitement de manière adéquate de l’afflux croissant de conteneurs.» Suivant l’exemple du port de Béjaïa, le gouvernement envisage d’ouvrir la gestion du port d’Oran à des opérateurs privés. «Quelques entreprises ont déjà manifesté un intérêt pour le projet, notamment CMA CGM ainsi que d’autres entreprises portugaises, espagnoles et chinoises, mais aucune décision finale n’a encore été prise en ce qui concerne un éventuel partenaire», a indiqué M. Semcha. Outre le port d’Oran qui est en cours d’extension, le nouveau port de Djendjen est entré récemment sous les feux des projecteurs. À la fin du mois de juillet, le puissant groupe maritime émirien, Dubaii Ports World (DPW), était en phase finale de négociations avec le gouvernement algérien offrant 70 millions de dollars pour les droits d’exploitation. DPW a également mis sur la table plus de 150 millions de dollars d’investissement en infrastructures et en équipements. Z. M.

zek
27/03/2009, 11h00
Vous savez combien on cherge de conteneurs par heure au port d'Alger ?

Vous n'allez pas le croire ils chargent 10 conteneurs/heure vous imaginez un conteneur toute les 6 minutes, franchement ils chargent les conteneurs à la main ou quoi ?

La norme internationale c'est 25 conteneurs par heure, mais cet article est déjà dépassé puisque la gestion des ports algériens vient d'être donner à des grosses sociétés internationales.

bledard_for_ever
27/03/2009, 11h12
La norme internationale c'est 25 conteneurs par heure, mais cet article est déjà dépassé puisque la gestion des ports algériens vient d'être donner à des grosses sociétés internationales.

largement dépassé en effet...

il faut reverifier les 7 jours du port d'alger.... ça va diminuer avec l'arrivée de DP.

Et je ne sais pas combien fait le port de bejaia.. qui a été confié aux singapouriens..

la norme semble il est de deux jours d'attente en moyenne....

Atlantic
27/03/2009, 11h14
il est de huits jours au port de casablanca

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L’objectif est de réduire le délai de séjour au port de 8 à 5 jours

· 400.000 conteneurs sont traités par an à Casablanca

Bledard tu nous sort un article de plus de 4 ans! Tu sais depuis bien des choses ce sont passés. Déjà on en est à plus de 700 000 conteneurs par an pour commencer. On est en 2009!

azouz75
27/03/2009, 11h20
tu nous sort un article de plus de 4 ans!

C’est très bien, maintenant il faut juste laisser un p'tit " 4 ans " au port d'Alger pour on reparler.

PS

Mon message ne s'adresse pas particulièrement à toi Atlantic. ;)

bledard_for_ever
27/03/2009, 11h20
Bledard tu nous sort un article de plus de 4 ans! Tu sais depuis bien des choses ce sont passés. Déjà on en est à plus de 700 000 conteneurs par an pour commencer. On est en 2009!

OK.. tu as le temps d'attente?

c'est 3 jours c'ets ça?

voici un article de juin 2008

La décongestion, les premiers pas sur la bonne voie
Le délai de séjour des conteneurs est passé de 13 à 8 jours
Publié le : 06.06.2008 | 17h00

upup
27/03/2009, 11h24
http://www.mtpnet.gov.ma/met_piecesjointes/piecesjointes/actualites/2007103145559_engorgementduportdecasablanca.pdf

Oggy
27/03/2009, 11h29
Année noire pour le port de Casa

10/09/2008 01:00:00 - Jeune Afrique- Par : Julien Félix, à Casablanca -


En attendant l'ouverture à la concurrence, la principale plate-forme maritime des échanges commerciaux du Maroc s'engorge chaque jour un peu plus.


Quatrième port commercial d'Afrique, Casablanca assure près de 60 % des exportations et des importations marocaines. Mais en dépit de sa capacité de 700 000 EVP (« équivalent vingt pieds », l'unité de mesure des conteneurs), il est, aujourd'hui, complètement saturé. Une fois débarqué, un conteneur attend treize jours environ avant d'être évacué. Les bateaux en rade peuvent patienter jusqu'à une semaine avant d'être déchargés.





« Nous avons dû faire face à une augmentation exceptionnelle du trafic en 2007, explique Mohammed Abdeljalil, président du directoire de Marsa Maroc. Mais nous nous sommes engagés à aménager des terre-pleins supplémentaires pour augmenter les capacités de stockage. Nous allons aussi investir dans du nouveau matériel et améliorer le traitement des conteneurs. Environ 2 % d'entre eux sont mal localisés, et nos équipes perdent du temps à les rechercher. »



Pour l'heure, l'entreprise publique qu'il dirige est le seul opérateur portuaire. L'ouverture à la concurrence ne se fera pas avant la fin de l'année, avec l'arrivée de la Somaport. Cette société, filiale du groupe français CMA-CGM, réalise actuellement d'importants investissements en vue d'augmenter de 40 % la capacité actuelle du port. De son côté, l'Agence nationale des ports (ANP) s'est engagée à commencer les travaux d'un troisième terminal en 2008. Des appels d'offres ont été lancés, et plusieurs soumissionnaires se sont manifestés dans cette perspective. Parmi eux, la Société générale des travaux du Maroc (SGMT) et la Somagec.

Augmentation des tarifs
En attendant la fin de ces chantiers, l'ANP mise sur l'augmentation des tarifs de magasinage des conteneurs à l'importation, entrée en vigueur le 2 mai, pour réguler le trafic. Si les délais de franchise sont dépassés de cinq à sept jours - permettant d'allonger la période pendant laquelle les conteneurs peuvent quitter le port sans payer de taxe de stockage -, les coûts augmentent au-delà d'une semaine. La manoeuvre, qui s'inscrit dans la « feuille de route » lancée par le ministère marocain des Transports et les acteurs portuaires pour en finir avec les inquiétants problèmes d'engorgement du port apparus fin 2007, vise à dissuader les importateurs de le transformer en entrepôt.



Ces initiatives suffiront-elles à calmer la grogne des utilisateurs ? Rien n'est moins sûr. Pour beaucoup, le problème dépasse de loin, en effet, les objectifs visés par ces aménagements. Nombreux sont ceux qui remettent en question, par exemple, la réforme du port lancée il y a un an. Celle-ci avait mis fin à un système d'un autre âge : la manutention sur les bateaux était assurée par des privés, et une société publique, l'Office d'exploitation des ports (Odep), assurait le travail à terre. Cette situation pesait lourd sur les coûts de passage et la productivité. Autre anomalie, l'Odep jouait le rôle d'autorité portuaire et se retrouvait, de fait, juge et partie. Le nouveau texte a sonné le glas de l'Odep, qui a éclaté en deux entités : l'ANP, nouvelle autorité portuaire, et Marsa Maroc.



« On attendait tous cette réforme, mais elle devait également instaurer la libre concurrence. Pour cela, on va devoir encore attendre », regrette un usager. Pour lui, l'augmentation du trafic ne suffit pas à justifier les problèmes d'engorgement. « Si l'ancien système n'était pas très efficace, Marsa Maroc a du mal à mettre en place sa nouvelle activité. Les cadences de chargement et de déchargement ont considérablement diminué. Cela est dû aussi bien à un mauvais entretien des machines qu'à un manque de savoir-faire des personnels. Autre problème : beaucoup de hangars ont été rasés pour préparer le terrain en vue de l'arrivée des conteneurs de Somaport. Mais il y a, du coup, d'autant moins de place pour entreposer les marchandises conventionnelles. » Une chose est sûre, le port de Casablanca semble avoir bien du mal à suivre la libéralisation des échanges et l'accélération des investissements.

Atlantic
27/03/2009, 12h20
salam azzouz

On peut laisser au port d'alger le temps que vous voudrez. Moi je faisais juste remarquer que sortir des chiffres vieux de 4 ans ne veux rien dire que ça soit pour alger ou casa.

Précision pour les autres : la situation au mois de septembre au port de Casa était exceptionnelle : c.d.d pas normal. Quand le délai était monté à 13 jours ça faisait la une des journaux télévisés et le ministre de l'équipement a du s expliquer longuement en public. Depuis les choses sont rentrés dans l'ordre.

Oggy
27/03/2009, 12h44
Port de Casablanca: Collision à quai · Le Zagoura restera 15 jours au port

· Important manque à gagner pour l’armateur IMTC

Un accident s’est produit hier matin au port de Casablanca causant d’importants dégâts au bateau Zagoura qui était à quai. L’accident, qui n’a pas fait de victime, s’est produit lorsque le bateau Al Houria, qui était en manœuvres avec un pilote à bord, a heurté de plein fouet le Zagoura. L’Economiste a constaté que le choc a provoqué de grandes brèches à l’avant et côté quai (tribord) du Zagoura. Ce dernier devait terminer de charger ses conteneurs vers 16 h et appareiller à 17 h à destination de Barcelone et Gênes.

Selon le commandant du bateau, le Zagoura doit rester à quai pendant au moins deux semaines pour réparation. Il s’agit d’abord de procéder au découpage de dizaines de mètres carrés de tôle des parties touchées du bateau avant de les remplacer. Des experts étaient sur place hier pour évaluer l’ampleur des avaries. En tout cas, l’immobilisation du Zagoura va engendrer un important manque à gagner pour l’armateur IMTC.

L’incident du Zagoura remet, certes, au-devant de la scène la sécurité dans le premier port du Maroc. Mais pas seulement la sécurité. En effet, de nombreux retards dans les chargements et déchargements des bateaux ont été signalés. Pas plus de 30 à 50 conteneurs sont traités par shift de huit heures. Avant l’entrée en vigueur de la réforme portuaire, les dockers en faisaient jusqu’à 250 par shift. Sur place, des grues sont en panne, «depuis quelques jours déjà», confirment des dockers. En plus, des pannes électriques fréquentes paralysent souvent le travail des dockers et manutentionnaires tournant déjà à un rythme souvent lent. Tout cela provoque d’importants retards qui sont préjudiciables aux armateurs. Ces derniers paient entre 70.000 et 100.000 dollars par escale. En moyenne, un bateau reste à quai de 5 à 7 jours attendant d’être chargé ou déchargé. Mais il n’y a pas que les armateurs qui sont victimes de la situation qui prévaut actuellement au port de Casablanca. En effet, leurs clients sont eux aussi «pris en otage» et souvent ils n’arrivent pas à honorer leurs engagements. Un exportateur a déclaré à L’Economiste qu’il lui est «de plus en plus difficile de décrocher des contrats sur les marchés européens de grande consommation à cause des retards de livraison». «Quand on s’engage sur une date avec un supermarché en France, en Italie ou en Espagne, il faut que le produit soit réceptionné par le client à cette même date, pas un jour avant ni un jour après», explique-t-il. Pour les importateurs, c’est le même topo. Avec cependant un peu plus de retard qui n’est pas dû, dans ce cas précis, seulement au retard du déchargement, mais aussi aux transporteurs. «Le port est tellement congestionné que la circulation y devient de plus en plus difficile», affirme un transporteur travaillant pour une grande entreprise installée à Berrechid.
La réforme portuaire a-t-elle réussi? Peut-être, mais seulement sur certains aspects. Dans d’autres, le port de Casablanca continue de connaître les mêmes dysfonctionnements, la même pagaille, le même désordre.

Jamal Eddine HERRADI

CaboMoro
27/03/2009, 12h45
il y en a des grands investisements qui étaient lancé dérniérement par le roi au port de Casa.
Pour le port d'Alger, normalement aprés sa concession à un opérateur privé ça doit y aller mieux dans l'avenir.

Laayoune
27/03/2009, 13h23
Oggy malgré le pire temps qu'on fait, et encore c'est juste le port de casa capitale economique du maroc, et qui est a chaque fois exeptionnel puisqu'il ne s'agit que d'une fois, on fait mieux que vous :mrgreen:

Oggy
27/03/2009, 14h44
Pratiques surréalistes

Selon plusieurs témoignages émanant des transporteurs et aussi des commis en douane, le manque de matériel et de personnel au port favorise une autre pratique : le bakchich. «Rien n'est gratuit au port. Pour n'importe quel service, il faut «huiler», sinon il faut attendre une éternité», avance plusieurs transitaires et commis en douane. «De l'agent de police devant la porte d'accès au port à l'agent de la douane en passant par le magasinier, le pot de vin est obligatoire», ajoutent-ils. En effet, pour accéder au port, nous avons été obligés de payer un droit de passage à l'agent de police: 10 DH.

Parfois, la corruption prend des dimensions surréalistes. Pour transporter un conteneur vers l'espace réservé à la visite douanière, l'importateur ou son représentant (transitaire, commis) sont obligés de soudoyer le chauffeur du chariot cavalier. Le tarif qui était de dix dirhams avant la crise, a grimpé à 50 DH ces derniers jours. Pour recevoir l'argent, le corrompu fait descendre sa machine du haut de ses dizaines de mètres jusqu'en bas et le remonte. Puis, il descend de sa cabine et prend l'argent en toute tranquillité. Cette fameuse scène très célèbre chez les habitués du port se répète à longueur de journée alors que des milliers de conteneurs attendent en souffrance.

Black
27/03/2009, 21h41
Quelqu'un peut_il avoir l'honnêteté intellectuelle pour ne pas sortir des article vieux de plusieurs années sur le port de Casa, ou des articles qui qui ne sont pas en rapport avec la description d'un fait exceptionnel et ponstuel dans le temps qui font suite à des mouvements de gréves des dockers casablancais.

Merci !!!!

13 jours d'attente au port de casablanca avait fait bougé le ministre, le gouverneur et tous les responsables en rapport avec ce problème c'était à un tel point que tout les médias du pays (Journaux, Magazines, Radio, TV, Net) en ont parlé.

Le cas d'ALger et différent ce n'est pas un cas exceptionnel c'est un cas normale que d'avoir plus de 21 jours d'attente.

Oggy
27/03/2009, 22h56
les articles sont de 2008. ils datent de moins d'une année

Port de Casa : le délai moyen de séjour

13 juin 2008

Il était de 13,5 jours 6 mois auparavant n Les actions programmées en décembre 2007 permettront d’éviter la congestion estivale Une zone de stockage de 16 ha sera mise en service d’ici fin juillet.


Le port de Casablanca connaîtra-t-il à nouveau des perturbations comme ce fut le cas l’été dernier ? Pour les autorités portuaires qui ont organisé la semaine dernière une visite au port et fait le point sur l’état d’avancement de la «feuille de route» signée le 14 décembre 2007 entre les intervenants ( ANP, douane, ministère de l’équipement, ministère du commerce et de l’industrie, agriculture, CGEM, etc.), la réponse est négative.

Ainsi, malgré une forte hausse du trafic à fin mai 2008 (+20 % par rapport à la même période de 2007) et une augmentation de 20% de la cargaison moyenne des navires, on constate de meilleures conditions de transit durant les premiers mois de l’année. Ainsi, le délai moyen de séjour a baissé de 13,5 jours par rapport au deuxième semestre 2007 à 12,79 jours.

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