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Voir la version complète : Monnaie supranationale: Moscou propose un forum international


DZone
26/03/2009, 18h14
NEW YORK - RIA Novosti. La Russie a proposé mercredi de convoquer une conférence internationale au niveau des responsables gouvernementaux et des experts pour débattre de la création d'une monnaie supranationale unique.

"Il est encore prématuré de dire où et quand on pourrait convoquer cette conférence, l'important étant de ne pas remettre cet objectif aux calendes grecques. Cela devrait être la démarche suivante après le sommet du G20 de Londres et la conférence de l'ONU de juin", a déclaré à New York le premier vice-ministre russe des Affaires étrangères Andreï Denissov.

Selon le diplomate, cette conférence pourrait déboucher sur des recommandations en matière de création de la monnaie unique.

"Notre proposition vise à mettre en oeuvre l'idée d'une nouvelle unité de compte (...). Cette question, il faut en discuter pour aboutir à un consensus, car la majorité simple ne suffira pas. Il faut que tous les acteurs des échanges économiques et financiers donnent leur feu vert pour que cette idée se réalise", a-t-il fait remarquer.

Selon M. Denissov, la communauté internationale pourrait créer la monnaie supranationale "par étapes", via la création de plusieurs centres financiers et monnaies régionales.

La monnaie unique est "une idée naturelle. C'est la première chose qui vient à l'esprit quand on parle de la réforme de l'architecture financière. Il faudra le faire dans tous les cas, si nous voulons une réforme sérieuse", a-t-il souligné.

Les recommandations en matière de création d'une monnaie de réserve unique figurent dans les propositions formulées par une commission d'experts de l'Assemblée générale des Nations unies dirigée par le Prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz.

La Russie avait plus tôt proposé au FMI d'étudier la possibilité de création d'une monnaie de réserve supranationale, dans ses initiatives soumises à l'examen du G20 et publiées sur le site officiel du Kremlin.


Ban Ki-moon appelle le G20 à "stimuler" l'économie mondiale

NEW YORK - RIA Novosti. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé jeudi les pays du G20 à privilégier la mission de sauvetage de l'économie mondiale au détriment de leurs intérêts nationaux.

Recevant mercredi à New York le premier ministre britannique Gordon Brown en prévision du sommet du G20 de Londres, le 2 avril, il a espéré que cette rencontre déboucherait sur une série de propositions en matière de stimulation du système économique et financier mondial face à la crise.

"Le montant des fonds nécessaires pour le stimuler au niveau international devrait être comparable à l'ampleur du défi. Il doit inclure une aide aux pays les plus pauvres et vulnérables et des emprunts durables accordés par les banques de développement internationales", a-t-il constaté.

De son côté, le premier ministre britannique a appelé les autres membres du G20 à concentrer leur attention sur la réforme bancaire et la création d'emplois à travers le monde.



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DZone
26/03/2009, 18h24
LIBREVILLE, 26 mars (Infosplusgabon) - L’or ne sert plus d’étalon depuis plusieurs décennies. Aujourd’hui, une des solutions pour sortir de la crise financière mondiale pourrait être de choisir une monnaie référente qui joue ce rôle. Zhou Xiaochuan, le gouverneur de la banque centrale de Chine, vient de proposer à tous les pays de cesser de se positionner par rapport au dollar, et d’adopter une nouvelle devise de réserve confiée aux bons soins du Fonds monétaire international (FMI). L’idée est bonne, même si l’on peut s’interroger sur les motivations de Pékin.

Le dollar constitue l’essentiel des réserves mondiales de devises depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Les Etats en détiennent en quantité pour soutenir leur propre monnaie. Le FMI estime que sur les 6 900 milliards de dollars (5 000 milliards d’euros) que valent les réserves de devises stockées dans le monde, les deux tiers le sont en billets verts. L’euro, qui vient en deuxième position, représente tout juste un quart du montant.

PARADOXE

M. Zhou a suggéré d’avoir recours à un instrument peu utilisé, le ’droit de tirage spécial’ (DTS), pour qu’une monnaie gérée par le FMI remplace le dollar dans les échanges commerciaux internationaux. Si cela devait arriver, emprunts et transactions commerciales coûteraient plus cher aux Américains.

Certes, le fait de n’avoir que rarement besoin de changer leur monnaie permet aux Etats-Unis de réaliser de substantielles économies. Un privilège que l’on appelle le ’seigneuriage’. Mais sur le long terme, la décision serait bénéfique pour ce pays. Avec leur devise de prédilection, il était trop facile pour lui d’emprunter à bon compte et d’alimenter les besoins immodérés de ses consommateurs.

Il faut aussi tenir compte du paradoxe de Triffin, comme M. Zhou l’a souligné dans une savante intervention : aussi longtemps que les Etats-Unis accepteront d’approvisionner le monde entier en billets verts, il leur sera quasiment impossible de contrôler le cours de leur monnaie.

Le secrétaire américain au Trésor Timothy Geithner a déclaré mercredi que le dollar resterait longtemps encore la monnaie de réserve mondiale mais il s’est dit prêt à des discussions sur un usage accru du droits de tirage spécial (DTS) du Fonds monétaire international (FMI) comme instrument de réserve.

FIN/IPG/LMP/2009

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DZone
26/03/2009, 18h26
LIBREVILLE, 26 mars (Infosplusgabon) - La chute du dollar déclenchée par l’annonce de la Réserve fédérale des Etats-Unis de son intention d’acheter massivement des obligations d’Etat est historique et annonce la fin de son statut de valeur phare, estiment certains analystes. Pour d’autres, la chute n’est que momentanée, rapporte l’agence Reuters.

La Fed a annoncé mercredi son intention d’acheter pour 300 milliards de dollars d’obligations du Trésor américain sur les six prochains mois. Il s’agit de son premier achat de papier souverain à grande échelle depuis le début des années 60.

La banque centrale veut aussi augmenter ses achats de titres obligataires reposant sur la titrisation de crédits dans l’immobilier résidentiel.

Cette décision fait craindre qu’un gonflement du bilan de la Fed ne se traduise par une offre excédentaire de dollars et ne ré-enclenche un phénomène inflationniste. Sur le marché des options, les investisseurs ont commencé à se positionner dans l’idée que la baisse du dollar va continuer avec des options de vente sur le billet vert et des options d’achats sur l’euro.

L’euro a dépassé 1,37 dollar jeudi en séance puis vendredi matin, son plus haut niveau depuis début janvier, pour revenir ensuite sous ce niveau. Depuis vendredi dernier, la monnaie européenne a gagné quelque 6%, sa plus forte hausse depuis son lancement en 1999.

Le dollar est parti pour afficher cette semaine sa plus forte baisse hebdomadaire depuis 24 ans contre un panier de grandes devises. Il s’agira de sa plus forte baisse depuis 1985, année des accords du Plaza qui visaient à faire baisser le cours du dollar.

Si la chute est supérieure à 5,2%, ce sera la plus forte depuis l’abandon en 1973 du système des taux de change fixes mis en place à Bretton Woods en 1944.

"C’est un moment historique, le début de la dévalorisation de la monnaie qui sert de réserve au monde. Et il semble à de nombreux participants que dans le grand vent de l’histoire, nous sommes témoins de la chute de ’Rome’ sur le Potomac", commente Alan Ruskin, chez RBS Greenwich Capital.

"LE JOUR OÙ LE DOLLAR EST MORT"

Les analystes de la banque Standard Chartered ont intitulé une note : "le jour où le dollar est mort", voient l’euro monter à 1,55 dollar à la fin de l’année. Le plus haut niveau de l’euro a été atteint le 15 juillet à plus de 1,60 dollar.

"Nous ne pensons pas que ce soit le début d’une nouvelle tendance pour le dollar", affirme au contraire Michael Woolfolk, cambiste à la Bank of New York Mellon à New York. "Nous pensons que le paysage économique va à nouveau se détériorer dans le courtant de l’année, ce qui déclenchera un retour en force sur le dollar."

Autre facteur de hausse du billet vert : le sentiment de plus en plus partagé que l’attitude très interventionniste de la Fed face à la crise aidera les Etats-Unis à être les premiers à s’en sortir, estime Ronald Simpson, chez Action Economics en Floride.

Il souligne qu’à un certain stade, si toutes les banques des pays du G7 procèdent à une politique d’ajustement quantitatif - c’est-à-dire inonder le système bancaire de liquidités pour relancer l’activité de prêts quand les taux d’intérêt sont déjà à zéro ou presque - cela ramène tout le monde sur un pied d’égalité.

"Actuellement, tout le monde fait : ’oh non, la Fed s’engage dans un assouplissement quantitatif et dans l’impression de papier, mais c’est aussi le cas du Royaume-Uni, de la Suisse et du Japon", dit-il.

Il reconnaît qu’à court terme, l’euro pourra peut-être atteindre 1,39 dollar ou 1,40 dollar, pour ensuite reperdre du terrain.

Bien que les Etats-Unis soient au centre de la crise financière, le dollar a bondi ces derniers mois pour atteindre un plus haut de trois ans contre un panier de devises, alors que les investisseurs cherchaient refuge dans les emprunts du Trésor américain, qui profitent de la confiance et du crédit dont bénéficient les Etats-Unis par rapport aux autres pays.

"Le dollar reste la seule devise refuge dans le monde. C’est la devise de réserve de premier choix pour les banques centrales", affirme Woolfolk.

"Tout simplement, aucune autre devise ne peut s’en rapprocher. Et naturellement, aucun autre pays ne veut actuellement une devise forte."

"Si la gravité de la situation économie et l’assouplissement quantitatif représentent un poids pour le dollar, un nouvel accès d’aversion face au risque pourrait faire cesser cela car le rapatriement de capitaux soutient le dollar", fait valoir Michael Hart, responsable des changes chez Citigroup à Londres.

FIN/IPG/LMP/2009


Par Wanfeng Zhou et Gertrude Chavez-Dreyfuss

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DZone
26/03/2009, 18h29
La crise économique est l’occasion de repenser totalement l’économie mondiale en faveur des plus pauvres. C’est le modèle économique actuel dans sa globalité qu’il faut revoir. La Chine a proposé de réformer le système monétaire international par la mise en place d’une monnaie international. Mais est-ce que le G20 qui doit se réunir le 2 avril à Londres sera capable de remettre en cause son propre système de domination pour aller vers une société plus juste et fraternelle ?

Elaborer un modèle capable de satisfaire les intérêts des 2/3 de la société mondiale, tel doit être l’objectif du G20 si le monde veut réellement sortir de la crise actuelle qui persiste.

La première réforme serait celle du système monétaire international. A ce propos, dans un communiqué sur le site Internet de la Banque centrale, une semaine avant la tenue du G20, le gouverneur de la Banque centrale de Chine, Zhou Xiaochuan, explique que la crise a mis en évidence « les faiblesses inhérentes du système monétaire international actuel ».

Dans un rapport intitulé « La réforme du système monétaire international », Zhou Xiaochuan estime qu’à long terme, le fait qu’une « devise nationale serve de monnaie de réserve internationale a peut-être fait son temps », et ajoute que « l’objectif souhaitable est de créer une devise de réserve internationale qui soit déconnectée de l’un ou l’autre pays, et qui puisse rester stable à long terme ». Ce nouveau système financier devra fonctionner sous l’égide du Fonds Monétaire International, estime encore le rapport... Le FMI a réagi en qualifiant une telle hypothèse de « sérieuse ».

Une solution globale à la crise

Il est aujourd’hui important d’avoir une direction unifiée de la riposte face à la crise. C’est une solution globale qu’il faut mettre en œuvre. Le monde attend énormément des États-Unis et ses propositions. Mais rappelons que le déficit budgétaire fédéral américain devrait atteindre 1.800 milliards de dollars (13% du PIB) au cours de l’année fiscale actuelle, qui s’achève en septembre 2009, d’après les estimations de l’Office du budget du Congrès (CBO) vendredi. Pour la prochaine année fiscale, qui débute le 1er octobre 2009, le CBO prédit un déficit budgétaire d’environ 1.400 milliards de dollars, environ 200 milliards de dollars de plus que ce qui avait été annoncé par l’administration d’Obama. Le déficit du budget fédéral américain a grimpé en flèche de 569 milliards de dollars au cours des quatre premiers mois de l’année en cours, marquant un record pour cette période.

Dans ce contexte, comment les États-Unis pays, qui devraient connaître une sévère récession cette année, vont-ils rembourser leur déficit ? Où les Américains vont-ils prélever ? Le monde peut-il attendre que les solutions à la crise actuelle viennent des États-Unis ?

La crise économique est l’occasion de repenser totalement l’économie mondiale en faveur des plus pauvres. Relancer l’économie en faveur des satisfactions des plus pauvres et de la grande masse. Est-ce que le G20 qui doit se réunir le 2 avril à Londres sera capable de remettre en cause son propre système de domination pour aller vers une société plus juste et fraternelle ?

Risham Badroudine

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