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Oggy
27/03/2009, 22h36
Règles d'origine de certains produits échangés dans le cadre de la Zone arabe de libre-échange
L'Algérie défend un taux de transformation à 70%
Par :Rubrique Economie
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Les négociations, en cours, sur la définition des règles d'origine des produits échangés dans le cadre de la Zone arabe de libre-échange (Zale) butent sur la détermination de 26 catégories de produits, a révélé un responsable du ministère du Commerce. “À ce jour, il n'y a pas eu d'entente entre les pays membres de la Zale sur la définition des règles d'origine de 26 catégories de produits”, a indiqué à l'APS M. Redouane Laâlili, conseiller chargé de la coopération au ministère, précisant “qu'il y a eu par contre accord sur 80 autres catégories de produits”.



Les négociations n'avancent pas notamment sur certains groupes de produits tels que les textiles, les produits de la minoterie, les préparations de viandes, les combustibles minéraux, les produits pharmaceutiques, les huiles essentielles, les détergents et les matières plastiques, a-t-il souligné. L'Algérie revendique pour ces catégories de produits un critère de transformation substantielle se rapprochant au minimum de 70% de valeur ajoutée, afin de protéger certaines industries nationales susceptibles d'être menacées par cet accord, explique ce cadre, en faisant observer que certains pays arabes sont spécialisés dans la production de tel ou tel produit.



Ce taux est également ardemment défendu par le groupe constitué des pays du Maghreb en plus de l'Égypte et du Soudan, alors que les pays du Golfe militent pour le maintien d'un taux critère de 40%, tel qu'il est prévu provisoirement dans le cadre de la convention de facilitation des échanges commerciaux. L'Algérie défend ce taux de transformation à 70% d'autant plus que des pays arabes ont déjà signé des accords d'association avec l'Union européenne sur la base de ce critère. Selon lui, ce critère rigoureux limitera au maximum l'accès des produits non arabes à cette zone de libre-échange.



En dépit de cette réalité, les pays du Golfe “maintiennent la pression pour continuer à travailler avec le critère de 40% en faisant espacer les négociations dans le temps de sorte à profiter au maximum de cette situation”, a-t-il déploré. Les deux groupes ont tenu, jusqu'ici, 14 réunions de travail dans le cadre du comité des règles d'origine mais sans arriver à des compromis sur ces catégories de produits, a-t-il indiqué, en ajoutant “que les négociations sont très ardues entre les deux camps”. M. Laâlili a cependant annoncé que les négociations vont se poursuivre au mois de mai prochain au Caire avec le groupe du Golfe qui “va apparemment présenter de nouvelles propositions”. Le négociateur a, par ailleurs, fait savoir que le comité technique d'évaluation du suivi de l'accord d'association avec l'UE sera prochainement élargi pour suivre également l'accord de la Zale.
R. E.

noubat
27/03/2009, 23h03
les accords de Zale ,l'OMC .........?

DZone
27/03/2009, 23h46
Les négociations, en cours, sur la définition des règles d'origine des produits échangés dans le cadre de la Zone Arabe de libre échange (ZALE) butent sur la détermination de 26 catégories de produits, a révélé un responsable du ministère du Commerce.

"A ce jour, il n'y a pas eu d'entente entre les pays membres de la ZALE sur la définition des règles d'origine de 26 catégories de produits", a indiqué à l'APS M. Redouane Laalili, conseiller chargé de la coopération au ministère, précisant qu'"il y a eu par contre accord sur 80 autres catégories de produits".

Les négociations n'avancent pas notamment sur certains groupes de produits tels que les textiles, les produits de la minoterie, les préparations de viandes, les combustibles minéraux, les produits pharmaceutiques, les huiles essentielles, les détergents et les matières plastiques, a-t-il souligné.

L'Algérie revendique pour ces catégories de produits un critère de transformation substantielle se rapprochant au minimum de 70% de valeur ajoutée, afin de protéger certaines industries nationales susceptibles d'être menacées par cet accord, explique ce cadre, en faisant observer que certains pays arabes sont spécialisés dans la production de tel ou tel produit.

Ce taux est également "ardemment défendu" par le groupe constitué des pays du Maghreb en plus de l'Egypte et du Soudan, alors que les pays du Golfe militent pour le maintien d'un taux critère de 40%, tel qu'il est prévu provisoirement dans le cadre de la convention de facilitation des échanges commerciaux.

L'Algérie défend ce taux de transformation à 70% d'autant plus que des pays arabes ont déjà signé des accords d'associations avec l'Union Européenne sur la base de ce critère.

Selon lui, "ce critère rigoureux limitera au maximum l'accès des produits non arabes à cette zone de libre échange"

En dépit de cette réalité, les pays du Golfe "maintiennent la pression pour continuer à travailler avec le critère de 40% en faisant espacer les négociations dans le temps de sorte à profiter au maximum de cette situation", a-t-il déploré.

Les deux groupes ont tenu, jusqu'ici, 14 réunions de travail dans le cadre du comité des règles d'origine mais sans arriver à des compromis sur ces catégories de produits, a-t-il indiqué, en ajoutant "que les négociations sont très ardues entre les deux camps".

M. Laalili a cependant annoncé que les négociations vont se poursuivre au mois de mai prochain au Caire avec le groupe du Golfe qui "va apparemment présenter de nouvelles propositions".

Le négociateur a par ailleurs fait savoir que le comité technique d'évaluation du suivi de l'accord d'association avec l'UE, sera prochainement élargi pour suivre également l'accord de la ZALE.
Sur les 22 pays arabes seuls trois pays (Iles Comores, Djibouti et Somalie) n'ont pas ratifié la convention relative à l'application du programme exécutif de la ZALE.

L'Algérie qui a ratifié l'accord en 2005, n'a adhéré officiellement à cette zone qu'en janvier 2009, rappelle-t-on.

En 2008, les exportations algériennes vers les pays arabes ont atteint 2,18 milliards de dollars, contre1,24 milliard de dollars en 2007, en hausse de 76,35%, selon les Douanes algériennes.

Quant aux importations, elles se sont chiffrées à 1,1 milliard de dollars, contre 905 millions de dollars en 2007, en augmentation de 21,4%.

APS
La Tribune Online

DZone
28/03/2009, 14h52
Dialogue de sourds

A partir de quel niveau un bien peut-il être certifié produit algérien, tunisien ou saoudien ? Un taux de transformation locale de 40 %, disent les pays du Golfe, à 70 % estiment les Maghrébins, l'Egypte et le Soudan. Quatorze rounds de négociations dans le cadre de la Zone arabe de libre-échange (Zale) n'ont pas permis d'aplanir les divergences.

C'est quasiment un dialogue de sourds. Et cela évoque clairement les appréhensions des hommes d'affaires algériens, qui ne voient pas d'un bon oeil cette zone arabe de libre-échange et ont demandé, en vain, que l'adhésion de l'Algérie soit différée de deux ans. Depuis janvier 2009, l'Algérie, qui a ratifié l'accord en 2005, est officiellement membre de la Zale. Les raisons des réticences des hommes d'affaires algériens sont parfaitement connues.

La Zale peut-être destructrice du potentiel national, si elle permet à certains pays arabes de se transformer en cheval de Troie des biens manufacturés en dehors de la zone arabe et principalement en Asie. Les pays du Golfe sont une plateforme notoire pour les producteurs asiatiques.

Les inquiétudes du patronat sont confirmées par la nature du blocage actuel des négociations. Le problème se pose pour la définition des règles d'origine de 26 catégories de produits, selon le conseiller chargé de la coopération au ministère du Commerce, Redouane Laalili, cité par l'agence APS.

Les négociations achoppent sur des groupes de produits comme les textiles, les produits de la minoterie, les préparations de viandes, les combustibles minéraux, les produits pharmaceutiques, les huiles essentielles, les détergents et les matières plastiques.

Des secteurs que l'Algérie, les pays du Maghreb, l'Egypte et le Soudan, veulent protéger en exigeant qu'ils présentent un taux de transformation de 70 % dans les pays concernés. Les pays du Golfe, peu peuplés et à hauts revenus, veulent maintenir un taux de 40 %, prévu, de manière provisoire, par la convention de facilitation des échanges commerciaux.

L'Algérie, a expliqué le responsable du ministère du Commerce, défend ce taux de transformation de 70 % en arguant que des pays arabes ont déjà signé des accords d'association sur la base de ce critère. Il s'agit clairement d'éviter que des produits venant d'autres zones, d'Asie notamment, soient certifiés « arabes » pour inonder les marchés nationaux au détriment des productions locales.

Produits asiatiques, emballages arabes


Le seuil de 70 % de transformation locale est considéré comme une sauvegarde opérationnelle qui ne freine pas les échanges arabes, mais évite que la Zale soit détournée de sa vocation.

Le responsable algérien estime qu'il s'agit d'un critère rigoureux destiné à limiter au « maximum l'accès des produits non arabes à cette zone de libre-échange ». Selon des experts du commerce international, un taux inférieur à 50 % consiste à admettre une «arabisation» formelle d'une marchandise produite ailleurs. Sur une base de 40 %, pour rendre éligible nombre de produits élaboré ailleurs, il suffirait d'en assurer seulement l'emballage. Le responsable algérien a relevé que les pays du Golfe campent sur cette position et louvoient dans les négociations.

Apparemment, on s'est confortablement installé dans un double monologue puisque les deux groupes de travail ont tenu quatorze réunions sans parvenir à un compromis. « Les négociations sont très ardues entre les deux camps », a indiqué M. Laalili. Ces négociations doivent se poursuivre en mai au Caire et on s'attend à ce que le groupe du Golfe présente de nouvelles propositions. La révélation publique du « blocage » suggère que le gouvernement algérien ne veut pas céder et négociera âprement pour éviter que cette zone de libre-échange ne se transforme en désarmement tarifaire sans contrepartie en faveur de producteurs lointains.

C'est une sorte de message rassurant adressé aux opérateurs économiques algériens, qui considèrent qu'une suppression supplémentaire des barrières tarifaires fait peser un risque sur le potentiel productif national. Le ministre du Commerce, Hachemi Djaâboub, avait rappelé aux opérateurs algériens qu'en vertu de l'article 15 de l'accord sur la zone de libre-échange, l'Algérie avait le droit de dresser une liste de produits exclus d'importations. « Il n'y a aucun danger », avait-il déclaré.

Le Quotidien d'Oran

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