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Voir la version complète : L’usine de dessalement d’eau de mer de Skikda en phase d’essai


icosium
28/03/2009, 18h57
L’usine de dessalement d’eau de mer, construite à Skikda, est entrée dans sa phase d’essai, ont indiqué jeudi les services de communication de la wilaya. La prochaine étape, imminente, donnera lieu au lancement effectif des opérations d’alimentation en eau dessalée de la plate-forme pétrochimique ainsi que le renforcement et l’amélioration de l’alimentation en eau potable de la ville de Skikda et d’une dizaine d’agglomérations qui en dépendent, soit une population d’environ 400.000 personnes, a précisé la même source. Elle a ajouté que cette station de dessalement, qui dispose d’une capacité de production quotidienne de 100.000 m3 d’eau potable, a été réalisée par une firme espagnole dans le cadre d’un investissement direct étranger, pour un montant de 110 millions de dollars. Un deuxième projet consistant en la réalisation d’un réseau d’adductions de plusieurs réservoirs, d’une capacité de stockage de 40.000 mètres cubes, a également été lancé, selon la même source, par une entreprise italienne pour un montant de 7,77 milliards de DA. A noter que la wilaya de Skikda a longtemps souffert du manque d’approvisionnement en eau potable, notamment dans les années 2000 et 2001, où elle a connu une sérieuse période de sècheresse. Cette usine de dessalement d’eau de mer, va enfin subvenir aux besoins des citoyens de Skikda, en eaux potable. A noter que l’Algérie poursuit ses investissements dans le dessalement de l’eau de mer, à l’exemple de l’usine de Magtaâ, dans la région d’Oran, qui compte parmi les plus importantes au monde. Avec une capacité de 500 000 mètres cubes par jour, elle pourra fournir de l’eau potable à près de 5 millions d’habitants. Le pays compte déjà 10 stations de dessalement en activité. L’usine d’El Hamma près d’Alger, qui été inaugurée le 25 février 2008, est la plus importante d’Afrique. Ainsi, les stations qui sont en fonction et d’autres en cours de réalisation, vont permettre d’assurer à l’horizon 2011 un débit de 2.300.000 mètres cubes d’eau par jour, soit 10% des besoins à l’échelle nationale. On rappelle que le programme initié en 2001 prévoit au total, la construction de 43 stations de dessalement d’ici une dizaine d’années, pour un investissement total de 14 milliards de dollars, l’objectif, bien sûr, est de palier au manque d’eau potable dans un pays où les barrages ne parviennent pas à couvrir la totalité des besoins. Ce qui ferait alors de l’Algérie le quatrième pays au monde dans le domaine du dessalement d’eau de mer. Reste que le procédé qui permet de transformer l’eau de mer en eau douce est très gourmand en énergie, et donc coûteux, même la future usine de Magtaâ présentée comme particulièrement rentable, facturera le mètre cube d’eau à 34 dinars, environ ½ dollar, cela reste beaucoup plus cher que l’eau douce issue des barrages. Pour les Algériens pas de différence en principe, l’année dernière l’Algérienne des Eaux avait assuré que le citoyen ne verrait pas la différence sur sa facture.

Ouzna Mesroua
Le Maghreb

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