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Voir la version complète : Air sénégal:Le sénégal veut-il faire marche arrière?


rodmaroc
29/03/2009, 14h31
Les dirigeants de Royal Air Maroc réitèrent leur volonté de céder leur participation en supportant les charges.
Ce n'est pas un euphémisme ni un slogan. Mais en substance, chevillée au corps, la conviction lancée par Driss Benhima, Président du groupe Royal Air Maroc. Il n'a pas de mots assez forts pour témoigner de la bonne volonté de sa compagnie face à ce qui est en train de se transformer en crise de confiance et de pourrissement entre Royal Air Maroc et Air Sénégal International. Le président de la RAM est de plus en plus perplexe devant le silence et une incompréhensible fin de non recevoir que les responsables sénégalais lui opposent à la collaboration qu'il ne cesse de leur proposer pour résoudre la crise de la filiale sénégalaise. Et, surtout, à la solution qu'il leur soumet en désespoir de cause pour sortir définitivement de la lancinante et coûteuse crise de Air Sénégal International. Driss Benhima ne cède pas au découragement ou à la tentation de confrontation.

Cependant, l'intenable situation à tous points de vue à laquelle est parvenue aujourd'hui Air Sénégal International ne laisse aucune autre marge de manœuvre que la clarification et, pour ce faire, la contribution sincère et effective des deux partenaires. Il convient de préciser d'emblée que c'est pour répondre à la volonté exprimée des autorités sénégalaises de reprendre la compagnie Air Sénégal International, autrement dit de reprendre sa gestion avec tous ses paramètres, que Royal Air Maroc s'est conformée aux souhaits exprimés par la partie sénégalaise. Air Sénégal International, compagnie créée sur instigation des hautes autorités du Maroc et du Sénégal, est détenue à hauteur de 51% par Royal Air Maroc et 41% pour la compagnie sénégalaise. Elle emploie près de 500 personnes, toutes sénégalaises, exceptés deux Marocains, le directeur général et le directeur financier. Aussi, dans le contexte actuel, l'étonnement est-il grand d'entendre les autorités sénégalaises évoquer une « sénégalisation » de la compagnie, alors qu'il s'agit de deux cadres marocains sur près de 500.

En 2006, la compagnie Air Sénégal International a été considérée comme la plus performante et la plus prometteuse sur le continent. En octobre 2007, alors que la compagnie était confrontée à des difficultés liées à sa croissance, un plan de redressement était mis en œuvre par la compagnie, le ministère sénégalais chargé des Transports aériens a annoncé sa décision unilatérale de modifier l'actionnariat de la compagnie afin que l'Etat du Sénégal dispose de la majorité ou de la totalité des actions d'Air Sénégal International.

Un mois plus tard, en novembre 2007, il a annoncé la décision de prendre en charge seul l'intégralité de la recapitalisation et des garanties exigées par les partenaires ainsi que la gestion de la compagnie. Les responsables de Royal Air Maroc n'avaient d'autre possibilité que de s'incliner devant un tel choix souverain du Sénégal et de se déclarer disposés à accompagner cette démarche. Depuis, Royal Air Maroc n'a cessé de demander, à plusieurs reprises, la tenue d'un Conseil d'administration d'Air Sénégal International pour examiner la situation de la compagnie qui n'a cessé entre-temps de se dégrader et pour finaliser la démarche de rétrocession de la compagnie aux autorités sénégalaises. En dépit de l'insistance de Royal Air Maroc, le conseil ne s'est jamais réuni depuis juillet 2008. Or, le 26 février dernier, et après de multiples tentatives - toutes vouées d'ailleurs à l'échec - pour réunir les deux parties, les responsables de la RAM ont tenu un Conseil d'administration à Dakar, sans la participation de leurs homologues sénégalais. Pourtant, tout avait été minutieusement préparé pour proposer un « Plan de sauvetage » de la filiale sénégalaise. De nouveau, ni les responsables sénégalais de l'ASI, ni les autorités de tutelle n'ont daigné s'y rendre, marquant leur distance et un désintérêt qui s'apparente à une désinvolture.

L'incompréhensible attitude des responsables sénégalais, le déficit continuellement alourdi de la filiale Air Sénégal International, dû en très grande partie à une série de péripéties déstabilisatrices et à des décisions commerciales unilatérales, semblent conduire à une impasse chaque jour aggravée que les dirigeants de Royal Air Maroc ne peuvent ni continuer à assumer seuls ni tolérer. « Nous ne sommes qu'aux débuts de la crise », a lancé le président de Royal Air Maroc, Driss Benhima. Il ne croyait pas si bien dire : les associés sénégalais gardent un mutisme d'autant plus injustifié que la situation critique, les déconvenues cumulées, la légèreté avec laquelle la situation semble être prise à Dakar, ont fini d'une part par déconcerter les partenaires marocains et d'exacerber d'autre part les relations entres les deux parties. L'origine de ce malentendu tient à plusieurs événements dont la violation du pacte de partenariat signé entre les deux compagnies, en particulier de l'accord sur l'exclusivité pendant dix ans accordée à Air Sénégal International pour transporter les pèlerins sénégalais à La Mecque. Cet accord a été signé en 2006 devant S.M. le Roi Mohammed VI et le Président Wade, il prévoyait que Air Sénégal International transporterait les pèlerins sénégalais à La Mecque dès 2008.

En 2006, Air Sénégal International a accusé un déficit cumulé depuis la création de la compagnie en 2001, d'un montant de 12,9 milliards de FCFA. Ce déficit a été engendré par une série de problèmes qui se sont succédé, notamment des incidents techniques ayant immobilisé, en 2005, deux avions sur les 5 que compte la flotte de la compagnie. Ce sont plus de dix millions d'euros d'arriérés de charges remontant, pour certains à 2001, qui ont dû être comptabilisés sur la seule année 2006. Air Sénégal International avait pris toutes les mesures pour organiser le transport des pèlerins, elle a affrété un Boeing 747 aux standards européens. Mais elle a été fort surprise par la décision des autorités sénégalaises de lui retirer cette opération sans motif et sans préavis pour la confier à une société saoudienne du nom de Zam Zam. Laquelle, ayant emprunté les services d'avions de Djibouti, n'a pu remplir son contrat pour ramener chez eux, au Sénégal, quelque 2500 pèlerins sénégalais abandonnés à leur propre sort pendant plusieurs jours dans les rues de Djeddah. C'est sur décision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, alerté par cette grave tragédie, que les pèlerins sénégalais ont pu regagner le Sénégal grâce à une opération aéroportée qui a mobilisé pendant trois jours les avions de Royal Air Maroc.

L'éviction abusive d'Air Sénégal International dans l'opération « Pèlerinage 2008 » et à moins de deux mois de son démarrage, lui a fait subir un préjudice financier lourd qui a fragilisé sa situation financière. Le déficit cumulé, suite à une série d'avanies, s'élève à plus de 7 millions d'euros. C'est dire que l'accumulation de tous ces éléments pénalise lourdement la gestion d'Air Sénégal International et accélère un déficit chronique en trésorerie qui est, rappelons-le, entièrement pris en charge par Royal Air Maroc. Depuis plusieurs mois, en effet, les autorités sénégalaises ne cessent de réclamer, officiellement ou officieusement, la « rétrocession » par la RAM de la compagnie Air Sénégal International, mais s'obstinent à garder un silence injustifié. Ils se refusent à participer aux conseils d'administration programmés et boycottés délibérément. Ils ne répondent ni aux courriers que les dirigeants de la RAM leur adressent ni aux propositions de reprise qui leur sont constamment formulées. Par-ci, par-là, ce sont des rumeurs colportées, des sous-entendus lâchés et surtout les ingrédients de mauvais signes qui nourrissent gratuitement et insidieusement des campagnes avec le risque de pourrissement.

Que faire ? Nous souhaitons savoir où nous allons ? Ainsi s'expriment les dirigeants de Royal Air Maroc qui, au dernier Conseil d'administration du 26 février, ont demandé qu'une feuille de route soit établie, portant notamment sur le transfert de Air Sénégal International à l'Etat sénégalais dans les meilleures conditions et afin que le retrait de Royal Air Maroc soit effectif au plus tard le 30 août 2009. Cette déclaration officielle était assortie par une autre, non moins significative, selon laquelle Royal Air Maroc était disposée à tout mettre en œuvre dans le cadre de cette feuille de route pour que ce transfert se déroule dans les meilleures conditions et garantisse la survie et le développement d'Air Sénégal International. Autrement dit, elle céderait une compagnie à des conditions performantes et prometteuses. Afin d'éviter la cessation d'activités de la compagnie, qui conduirait en définitive, faute de coopération, à la faillite, le président de Royal Air Maroc, Driss Benhima, propose un plan correct et de nature à convaincre les partenaires de ses objectifs :

rodmaroc
29/03/2009, 14h33
suite...
1)- Royal Air Maroc céderait ses actions, autrement dit sa participation de 51% à la partie sénégalaise pour 1 Dirham symbolique.

2)- Royal Air Maroc céderait ses actions et laisserait aux autorités sénégalaises une compagnie entièrement assainie au niveau de tous les comptes sociaux, fiscaux et autres.
3)- Royal Air Maroc fournira les avions de location, l'assistance technique et commerciale nécessaires ainsi que la formation.
4) – Dans la pire hypothèse, Royal Air Maroc pourrait – et c'est une nouveauté dans l'approche d'une solution correcte – transférer les parts qu'elle détient aux salariés dans le cadre d'une cession en bonne et due forme du type RES (Rachat d'entreprise par les salariés).
5) - En dernière analyse, et dans le cas où les autorités sénégalaises rejetteraient un tel dispositif, Royal Air Maroc suggère de trouver un repreneur international qui serait capable de lui succéder. Le plan est cohérent, apparemment correct et nécessite une réflexion sereine de part et d'autre. En attendant, le Conseil d'administration, prévu le 12 mars à Dakar, apporterait peut-être la réponse idoine, notamment à la revendication des autorités sénégalaises et du personnel de la compagnie.Le Matin.

Geass
29/03/2009, 14h33
Hahahaa ils arrivent pas à le gérer tous seuls encore une fois. Ils le font vraiment exprès?

diablo-colorado
29/03/2009, 14h37
1)- Royal Air Maroc céderait ses actions, autrement dit sa participation de 51% à la partie sénégalaise pour 1 Dirham symbolique.

Benhima veut nous faire un poisson d'avril ? :rolleyes:

Black
29/03/2009, 14h40
1)- Royal Air Maroc céderait ses actions, autrement dit sa participation de 51% à la partie sénégalaise pour 1 Dirham symbolique.

2)- Royal Air Maroc céderait ses actions et laisserait aux autorités sénégalaises une compagnie entièrement assainie au niveau de tous les comptes sociaux, fiscaux et autres.
3)- Royal Air Maroc fournira les avions de location, l'assistance technique et commerciale nécessaires ainsi que la formation.


C'est vrai je pense que RAM en fait un peu trop je ne comprends pas pourquoi elle fait toute ces faveurs.

Geass
29/03/2009, 14h45
Pour faire plaisir au fils de Wade qui est censé reprendre le bébé, voilà pourquoi.

Laayoune
29/03/2009, 14h50
Et pouquoi lui faire plaisir, jayb m3ah lward ou lyasmine ?

Black
29/03/2009, 15h13
Pour faire plaisir au fils de Wade qui est censé reprendre le bébé, voilà pourquoi.


Geass merci pour l'info jecomprends que la RAM peut se montrer généreuse mais de la à faire autant de concession c'est un peu trop.

Lezard_01
29/03/2009, 15h14
Les senegalais etaient tellement idiots qu'ils ont cru que la reussite de Air Senegal a son debut revenait a leurs cadres (formés au Maroc) alors que tout etait mis en place par la RAM et que les constructeurs d'avions n'acceptaient les credits sur les nouveaux achats que grace a l'engagement de la RAM.

Mais nous africains on a toujours tendance a s'enflammer rapidement !!!

Geass
29/03/2009, 15h48
Geass merci pour l'info jecomprends que la RAM peut se montrer généreuse mais de la à faire autant de concession c'est un peu trop.

C'est une affaire politique et non économique. Il n'y a pas de logique de chiffres là.

Black
29/03/2009, 17h02
Les senegalais etaient tellement idiots


Je ne pense pas que c'est trés correcte de parler comme ça de nos amis sénégalais. C'est vrai que le Sénégal à fait le forcing pour récupérer ASI aprés son redressement.


C'est une affaire politique et non économique. Il n'y a pas de logique de chiffres là.


Oui et je vois de quel politique il s'agit.

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