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Voir la version complète : Ma mère...


alidjraamar
29/03/2009, 19h31
Tes paroles, tu ne me les donnes plus,
tes rires, pour moi, ont disparu,
pourtant, toi, sans le savoir,
pourtant, de toi, j'ai le devoir.

Mamahn, pourquoi m'as-tu oublié ?
la vie est cruelle,
parfois si belle,
triste, douce, parfum humé.

Songes d'une nuit d'été,
le rêve, doucement s'est éloigné,
j'ai tellement besoin de toi,
en toi, j'avais foi.

Brusquement tu m'as quitté,
violemment, la douleur de moi s'est emparé,
maman, pourquoi m'as-tu laissé ?
dans ce monde, désemparé.

Je vis sans toi,
les regrets, jamais ne seronts effacés,
ton image effacée a rendu,
mon coeur brisé.

La vie est plus forte,
Je continue à rire, à m'enivrer,

je voyage sans ton parfum,
de toi, les souvenirs me portent.

Ma mère, ton absence me porte,
le voile du souvenir est si grand,
le vide de toi, immensément,
m'emporte dans le sidéral.

Maman, reviens-moi,
maman, ne me quittes pas,
maman, que ferais-je sans toi,
maman, ne me quittes pas.

joyshare
01/04/2009, 01h05
Tu cries sans voix, mais je l'entend si haut... déchirant les çieux!!
coeur qui saigne mais qui continu à battre et prier...reposes an paix maman chérie,je comblerai ton grand vide par la foi et la patience.
errahma à ta mama, à la mienne, à toute maman transformée en ange. merci du partage alidjraamar .

Tite-fée
01/04/2009, 01h24
alidjraamar t'as réussi à me faire pleurer ... un poème magnifique , qui me touche énormément , vivre sans sa maman c'est trs dur ...mais courage dieu est toujours là

:4:

alidjraamar
01/04/2009, 08h31
Merci à vous deux les filles, je suis désolé de t'avoir fait pleurer tite-fee mais il y a des larmes résurrectrices et ce mot partage joyshare fait partie de moi. Merci encore de vos commentaires.

alidjraamar
01/04/2009, 08h50
Tu as rejoins les étoiles,
14 années que tu m'as quitté,
que je ne t'ai pas oublié,
ton visage, pour toujours,
évoque le seul amour,
tu as enlevé le voile.

Ton énergie en moi rejaillit,
comme dans un bain de Jouvance,
purifiant les corps des reines d'Egypte,
ravivant les braises d'un feu qui luit,
entraînant la transcendance,
ta force en moi gravite.

Rachida, cousine bien-aimée,
tu es partie si vite,
je n'ai pas su t'aimer,
autant que tu le méritais,
cette vie de fuite,
toi à jamais dans ma mémoire gravée.

Depuis que tu es partie,
tu m'as laissé seul au monde,
sans toi la ronde n'est plus la ronde,
j'ai perdu de moi le meilleur,
grâce à toi la joie efface les rancoeurs,
guérit le mal, la peine et la douleur.

Rachida, de là-bas,
tu veilles sur moi,
sur Sana ta fille,
le prolongement de toi,
en toi mon coeur bât,
mon souffle, ma tendresse.

Tu avais 33 ans,
tu es retournée vers Celui qui a créé la vie,
quand le doute me prend,
je revois ton visage souriant,
ton amour sur l'autre débordant,
la victoire des morts sur les vivants.

Océane
01/04/2009, 09h50
Ma mère
tu viellis
tu souffres
moi, loin de toi
Ma mère
tu oublies
qui je suis
moi, près de toi
Ma mère
regarde
je suis ici
là, près de toi
Ma mère
je pleure
j'implore
moi, a genoux près de toi
Ma mère
tu me dis
ne pleure pas ma fille
va prendre un gâteau
comme autrefois
Ma mère
tu as oublié
que j'ai grandi
moi, loin de toi
Ma mère
tu es allongée
je te prends la main
réponds-moi
Ma mère
aujourd'hui
tu n'es plus là
pardonne-moi

FrozenRose
01/04/2009, 10h01
Vous me foutez la chair de poule avec tous ces mots!!!!

Océane
01/04/2009, 10h17
... mais non, mais non ... tu ne devrais pas ;)

Inata
01/04/2009, 11h08
Il n'y aura jamais assez de poèmes pour une maman , jamais assez d'amour et de louanges!

Merci pour ces tendres mots!

alidjraamar
01/04/2009, 11h23
Ton poème est...sublime...

La poésie est une mer, un océan,
Qui nous porte vers un ailleurs,
un ailleurs sans doute meilleur,
dans un monde de terreurs.

Zacmako
04/04/2009, 09h34
Boulversants...
Comme a dit Scyla, il n'y aura jamais assez de mots pour rendre hommage à ce don du ciel qu'est la mère.
Je partage avec vous moi aussi, l'hommage que j'ai rendu à la mienne qui est encore vivante.
Merci à vous deux, Alidjraamar et Ocèane.



Mama zouina, les rides qui sillonnent aujourd’hui ton visage,
Et qui ont eu raison de ta grâce et ton charme bien avant l’âge
Tes dix autres enfants et moi sommes en partie la cause
Viens dans mes bras, mama, Il est temps que tu te reposes.

Quand j’observe ce ventre frêle où naguère j’ai vécu,
Merveilleuse et magique, tu l’es, Et j’en suis convaincu
Neuf mois de patience, d’épreuves, et de douleurs
Bien avant ma naissance j’étais déjà dans ton cœur.

Tu pleurais de souffrances et de joie en me donnant la vie.
Me voir exister et me voir vivre, c’était ta seule envie.
Tu m’offrais ta poitrine abondante qui m’a tant réchauffé
M’abreuvant de ta voie lactée, comme le ferait une fée,

Tes jambes si lourdes aujourd’hui, mais jadis de gazelle,
Se résignent en silence et ne portent plus ce corps si frêle,
Je te porterai sur mes épaules, tant que tu seras de ce monde,
Je te caresserai et te protégerai, à des kilomètres à la ronde.

Je t’emmènerai une nouvelle fois, à la maison d’Abraham
J’en suis sur, à ce souhait d’y mourir qui consume ton âme
Tu voudrais nous voir tous les onze, bien portants et heureux,
Avant de quitter cette terre et répondre à l’appel de Dieu.

Même si tu pars, mama zouina et cela il le faut tôt ou tard
J’ai les larmes aux yeux quand des fois, j’imagine ton départ,
L’Eden est sous tes pieds demain, comme l’a dit notre maître,
Fait en sorte d’être souple ce jour là, pour que mon âme y pénètre…

alidjraamar
04/04/2009, 11h39
La poésie nous permet de vivre et d'exister dans un monde qu'on dirait sans âme. La vie est belle, si belle si ce n'étaient les mal-voyants et mal-entendants qui nous gouvernent. Dieu, dans sa bonté, n'a pas voulu cela. Les hommes ont blasphémé sa parole et travesti son message. Si nous ne pouvons pas faire à grande échelle, il suffit de changer sa propre vision pour voir la beauté de ce monde.

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