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Voir la version complète : La thérapie de Benaïssa sauvera-t-elle la céréaliculture ?


DZone
29/03/2009, 23h07
L’objectif de l’Algérie est de produire, à l’horizon 2015, 50 millions de quintaux 3,97 milliards de dollars pour l’importation des céréales en 2008

Avec des conditions climatiques favorables et des facilitations accordées aux agriculteurs durant la campagne labours-semailles, atteindra-t-on la production record de céréales enregistrée en 2007?

C’est la question que se posent les responsables du secteur de l’agriculture, notamment suite à l’entame d’un vaste plan de restructuration de la filière, basé essentiellement sur l’intensification et l’amélioration du rendement avec, comme objectif final, de produire, à l’horizon 2015, quelque 50 millions de quintaux. Au département ministériel de Rachid Benaïssa, on reste persuadé que la démarche engagée vise à réduire progressivement l’impact de la facture alimentaire qui est passée de 4,49 milliards de dollars en 2007 à 7,82 milliards de dollars en 2008, dont 3,97 milliards pour les céréales. A trois mois de la campagne moissons-battages 2009, le ministère de l’Agriculture et du Développement rural a rendu public, hier, un communiqué dans lequel il explique la problématique de la production céréalière en mettant l’accent sur «la souveraineté nationale qui reste tributaire du niveau de sa sécurité alimentaire». Quant à la nouvelle stratégie agricole, elle est perçue comme «l’un des principaux éléments garantissant une sécurité alimentaire durable, la filière céréales se trouve ainsi placée au cœur de la politique du renouveau de l’économie agricole et du renouveau rural, initiée par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural». Il faut dire que la céréaliculture est, actuellement, menée sur une superficie moyenne ensemencée de 3,2 millions d’hectares avec une surface à potentiel avéré de 1,2 million d’hectares. Selon le chargé de la communication du ministère de l’Agriculture et du Développement rural (MADR), Djamel Barchiche, «la moyenne de production durant les quatre dernières années, soit de 2004 à 2008, est de 34,3 millions de quintaux, (dont 23,3 millions de blé), avec des fluctuations liées au climat qui vont de 9,3 millions de quintaux (dont 7,6 millions de blé) en année sèche jusqu’à 43 millions de quintaux en année humide (dont 29 millions de blé)».

Importation régulière de 50 millions de quintaux de blé

Le taux de couverture moyen étant de 30%, il est importé régulièrement autour de 50 millions de quintaux de blé. «En 2008, avec une campagne céréalière des plus basses (17,3 millions de quintaux de production nationale), les importations de blé se sont élevées à 63,5 millions de quintaux pour un coût de 3,9 milliards de dollars», a indiqué M. Barchiche. Pour faire face à cette problématique, on ne peut plus délicate, «il est prévu un renforcement et une sécurisation plus forte de la production nationale grâce à l’engagement d’un programme conséquent d’intensification qui concerne toutes les filières agricoles, particulièrement céréalière», poursuit-t-il. Avec la mise en œuvre de ce programme, il est attendu, à l’horizon 2014, une production de céréales de 53,7 millions de quintaux, dont 36 millions de quintaux de blé. Notons que 80% de la production sera assurée par 19 wilayas. Aussi, pour réussir ce défi, le ministère de l’Agriculture et du Développement rural a appuyé sa démarche par la signature des contrats de performance avec toutes les wilayas du pays. Lesquels contrats visent à améliorer la production nationale dans toutes les filières et, par ricochet, assurer la sécurité alimentaire de l’Algérie, en tant que facteur garantissant la cohésion sociale. Enfin, rappelons que la superficie emblavée au titre de la campagne labours-semailles 2008/2009, en voie d'achèvement, a atteint 3 millions d'hectares, dont un tiers consacré aux blés dur et tendre. Au plan de leur localisation géographique, des 7.000 céréaliculteurs recensés, 50% activent à l'Est du pays.

Le Financier

DZone
30/03/2009, 00h02
19 wilayas pour nourrir l’Algérie

La production céréalière des régions des Hauts-Plateaux devrait permettre à l’Algérie d’assurer, dans une certaine mesure, son indépendance alimentaire.

Les Hauts-Plateaux seront-ils un palliatif au Sud?. Les épis de blé représentent la révolution agraire et l’agriculture par laquelle l’Algérie devait assurer son autosuffisance alimentaire. La souveraineté nationale d’un pays a de tout temps été jaugée par le niveau de sa sécurité alimentaire. Consciente de cette équation, et contrainte d’atteindre cet objectif, l’Algérie a mis en place une véritable stratégie agricole.

Pour ce faire, les pouvoirs publics comptent mettre les bouchées doubles. A cet effet, le ministère de l’Agriculture et du Développement rural prévoit une production de plus de 53 millions de quintaux de céréales par an à l’horizon 2014 grâce à l’engagement d’un programme conséquent d’intensification qui va concerner toutes les filières agricoles, notamment céréalière.

«Avec la mise en oeuvre de ce programme, il est attendu à l’horizon 2014 une production de céréales de 53,7 millions de quintaux, dont 36 millions de quintaux de blé», a précisé le ministère. Cette production sera assurée à hauteur de 80% par 19 wilayas des Hauts-Plateaux. Ainsi, perçue comme l’un des principaux éléments garantissant une sécurité alimentaire durable, la filière céréalière est placée au coeur de la politique du renouveau de l’économie agricole et du renouveau rural, projetée dans la perspective de la mise en oeuvre du prochain programme quinquennal 2010-2014. L’objectif est d’atteindre une production à même de satisfaire le marché national et assurer l’autosuffisance alimentaire en matière de céréales, produits laitiers, pomme de terre. Sachant que le blé constitue l’aliment de base en Algérie, le montant de la facture des céréales, semoule et farine a doublé passant de 1,98 milliard USD en 2007 à 3,98 milliards USD en 2008. Aussi, l’Etat doit redoubler d’efforts afin d’atteindre un taux satisfaisant en matière de production nationale.

«La crise mondiale n’est qu’une alerte pour notre sécurité alimentaire» a déclaré, Rachid Benaïssa, ministre de l’Agriculture et du Développement rural lors d’une réunion regroupant le Forum des chefs d’entreprise (FCE) et le Groupe de réflexion Filaha. Et de dire haut ce que d’aucuns pensent tout bas. «La sécurité alimentaire relève de la souveraineté nationale, il est donc impératif que l’ensemble des acteurs du secteur se mobilisent de la façon la plus cohérente pour faire de l’agriculture un secteur central et stratégique de création de richesses dans notre pays», a-t-il souligné. Pour réussir ce défi, le ministère a appuyé sa démarche par la signature des contrats de performances avec les 48 wilayas du pays pour améliorer la production nationale dans toutes les filières et assurer la sécurité alimentaire de l’Algérie, en tant que facteur garantissant la cohésion sociale. Il était temps. Il y a lieu de souligner qu’actuellement la céréaliculture n’est menée que sur une superficie moyenne ensemencée de 3,2 millions d’hectares avec une surface à potentiel avéré de 1,2 million d’hectares. Et quand on sait que la moyenne de production durant les quatre dernières années, a été de 34,3 millions de quintaux, (dont 23,3 millions de blé), avec des fluctuations liées au climat qui vont de 9,3 millions de quintaux (dont 7,6 millions de blé) en année sèche jusqu’à 43 millions de quintaux en année humide (dont 29 millions de blé), on comprend mieux la hausse de la facture alimentaire. En effet, l’Algérie importe régulièrement 50 millions de quintaux de blé. En outre, en 2008, l’Algérie a enregistré une faible production céréalière soit 17,3 millions de quintaux. Tandis que les importations de blés se sont élevées à 63,5 millions de quintaux, pour un coût de 3,9 milliards de dollars. En optant pour cette stratégie, l’Algérie ne veut plus dépendre des hydrocarbures.

En effet, les besoins alimentaires de la population algérienne sont satisfaits grâce aux importations, lesquelles sont passées d’environ 2,8 milliards de dollars US en 2000 à 8 milliards de dollars en 2008. Or, avec la chute des prix de l’or noir, la sécurité alimentaire est plus que d’actualité.

L'Expression

Black
30/03/2009, 00h23
Elles Produiront 53 Millions De Quintaux De Blé Dans Cinq Ans


L'Algérie va de PNDA en PNDA en PNDA. C'est pour quand le bon PNDA ?

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