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Voir la version complète : HUILE D’OLIVE: La labellisation en voie de finalisation


DZone
30/03/2009, 00h10
Seul 1% des quantités exportées est conditionné, le reste est vendu en vrac et est valorisé sur les marchés extérieurs par des sous-traitants étrangers.

L’huile d’olive algérienne a toutes les qualités pour être consommée et connue à l’international sous un label algérien. Ce produit, lié à l’histoire de l’Algérie et écoulé sur les marchés extérieurs comme un breuvage anonyme, souffre encore d’un déficit d’image. Seul 1% des quantités exportées est conditionné, le reste est vendu en vrac et est valorisé sur les marchés extérieurs par des sous-traitants étrangers. Pour remédier à cette situation et découvrir de nouvelles pistes pour la promotion des exportations de l’huile d’olive conditionnée et repositionner ce produit sur les marchés extérieurs, le ministère de l’Agriculture et du Dévelop-pement rural en partenariat avec le Groupe de réflexion de Filaha Innove (Grfi) ont décidé de concentrer leurs efforts sur cet aspect du problème, notamment par la sensibilisation des producteurs et des exportateurs quant à la nécessité de revoir le design et développer l’expertise en marketing.

Le premier volet de cette démarche s’est concrétisé hier à Alger par le biais du 1er Forum international sur l’huile d’olive. «L’objectif de ce forum est de trouver les mécanismes nécessaires permettant d’améliorer l’huile d’olive algérienne. Nous devons servir le consommateur algérien d’abord avant de penser à l’exportation de ce produit à l’étranger», a déclaré le secrétaire général du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, Sid Ahmed Ferroukhi, dans un point de presse qu’il a animé en marge de cette réunion.

Le label est une garantie pour le produit algérien qui cherche à se positionner sur le marché international. L’absence de label remet en cause la traçabilité des produits du terroir et les confrontent à une concurrence déloyale et à la contrefaçon. Pour l’Algérie, malgré la qualité physico-chimique et organoleptique le produit éprouve des difficultés à s’exporter en tant que label. A ce titre, M.Ferroukhi a indiqué: «La labellisation de l’huile d’olive est en cours de finalisation. Il y aura 13 terroirs pour l’olive et 2 autres pour l’huile de table.» «La labellisation contribue à l’objectivisation du produit auprès du consommateur. Le label est une reconnaissance professionnelle, une garantie de la fabrication qui va aider à exporter le produit», renchérit de son côté le Dr Amine Bensemmane, président de Filaha Innove. La quasi-totalité de l’huile d’olive algérienne est exportée en vrac. Le produit est cédé souvent à des prix sacrifiés. Pour l’heure, le conditionnement de l’huile d’olive en Algérie est à ses premiers pas pour ne pas dire inexistant. La prise en charge de cette filière en termes d’organisation, d’infrastructures et de réglementation aura pour effet de maintenir, voire d’augmenter l’engouement des conditionneurs et des exportateurs qui sont parfois découragés au bout de leurs premières démarches infructueuses, sachant bien évidemment que la particularité du produit exige la mise en place d’opérateurs spécialisés.

Ainsi, pour exporter dans des conditions conformes à la réglementation internationale notre huile, celle-ci doit obéir aux normes internationales, et de ce point de vue nous devons savoir que seule l’huile extra vierge est acceptée par les opérateurs du commerce de cette denrée, donc d’acidité inférieure à 0,8.

Améliorer la qualité de l’huile d’olive lui ouvrirait des perspectives certaines sur le marché mondial de plus en plus demandeur. «Les oléiculteurs commencent à cerner les enjeux avec 400 investisseurs dans la transformation», souligne M.Ferroukhi, ajoutant que «l’objectif principal est de passer de 300.000 ha de plantation d’oliviers à 500.000 ha. Nous devons avoir 400 oliviers par ha» Mais «cela n’est pas suffisant. Il faut améliorer l’organisation des professionnels de la filière, plutôt la professionnaliser. Il faut développer les zones, là où il y a une densité importante comme les Hauts-Plateaux», estime-t-il.

L'Expression

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