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KILOU28
07/04/2009, 11h16
AFP - lundi 6 avril 2009, 23h15




Séisme en Italie: plus de 150 morts, 1.500 blessés et 50.000 sans-abri

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Le centre de l'Italie a été frappé lundi par un violent tremblement de terre, le pire dans la Péninsule depuis plus de dix ans, qui a fait au moins 150 morts, 1.500 blessés, et 50.000 sans-abri, selon le dernier bilan provisoire.
Des sources hospitalières ont fait état de plus de 150 morts dont 98 identifiés lundi soir, selon les services de secours, cités par l'agence de presse Ansa.
Plus de cent personnes ont été sorties vivantes des décombres au cours de la journée, selon un nouveau bilan des pompiers.
Le nombre de sans-abri pourrait atteindre 70.000, selon une source gouvernementale.
L'Aquila, 60.000 habitants, capitale de la province montagneuse des Abruzzes (à environ 100 km au nord-est de Rome) a été dévastée ainsi que plusieurs bourgs environnants par la secousse qui a frappé la région à 03h30 (01h30 GMT) du matin.
"C'était l'apocalypse, vingt secondes d'enfer, c'était très long. Ma maison est détruite", a raconté une habitante, Maria Francesco.
Le chef du gouvernement Silvio Berlusconi, qui a décrété l'état d'urgence, s'est rendu sur place, promettant aux rescapés que "personne ne serait abandonné" et l'installation avant la nuit d'un village de tentes pouvant abriter de 16.000 à 20.000 personnes. Il a annoncé qu'il se rendrait de nouveau sur place mardi.
Lundi soir, un étrange silence planait sur L'Aquila qui avait l'allure d'une ville fantôme, a constaté une journaliste de l'AFP.
"Une partie des habitants sont partis de leur propre gré, et d'autres y ont été incités par les autorités car de nombreux édifices sont devenus dangereux (...) la majorité du centre historique est à présent vide de ses habitants", a expliqué à l'AFP un responsable de la sécurité civile.
Beaucoup d'habitants de cette cité médiévale du XIIIe siècle, bourgeoise et commerçante, avaient commencé à quitter les lieux dès le début de la matinée par peur des répliques. Une valise à la main, une couverture sur les épaules.
La protection civile décompte plus de dix mille maisons et édifices endommagés dans la région par cette secousse d'une magnitude du moment de 6,2 et dont l'hypocentre se situait sous la ville.
Dans le centre historique, pas une rue n'a été épargnée, des tas de pierres, de tuiles et de gravats jonchent le sol. Dans cette zone riche en monuments baroques, plusieurs églises et un château du XVe siècle ont été endommagés. Un hôpital a dû être en partie évacué car il menaçait de s'effondrer. Les blessés les plus graves ont été évacués vers les hôpitaux les plus proches.
Des équipes de sauveteurs avec des chiens et des engins lourds se sont aussitôt mis au travail pour tenter de retrouver des survivants, tandis qu'un orage s'est abattu dans la région en soirée, compliquant les opérations de secours.
Le ministre de l'Intérieur Roberto Maroni, qui a annoncé l'arrivée de 1.700 hommes en renfort, dont 1.500 pompiers, a affirmé à la télévision que les recherches se "poursuivraient jour et nuit".
Les images en boucle des télévisions montrent des toits effondrés, des routes jonchées de pierres tombées de la montagne.
De nombreuses voitures sont écrasées par des moellons ou des corniches, un clocher s'est écroulé et la coupole d'une église s'est effondrée, laissant des fresques à l'air libre.
Une dizaine de casernes, stades ou gymnases ont été aménagés en centres d'accueil pour les habitants alors que la température chutait à 4° dans la soirée.
Trente millions d'euros ont été débloqués d'urgence, a annoncé M. Berlusconi à l'issue d'un conseil des ministres extraordinaire. Selon une première estimation du ministre des Infrastructures Altero Matteoli, des fonds d'1,3 milliard d'euros seront nécessaires pour la reconstruction des bâtiments et des maisons privées.
M. Berlusconi a précisé que "35 pays au total" avaient offert leur aide à l'Italie mais que "dans l'immédiat", celle-ci n'était "pas nécessaire".
Le pape Benoît XVI prie "pour les victimes, en particulier pour les enfants" décédés, a indiqué le Vatican.

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