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Voir la version complète : Comment des « investisseurs » étrangers ont planté le Maroc


quagmire dz
08/04/2009, 01h08
Depuis plusieurs semaines, les informations se multiplient sur l’arrêt des travaux de plusieurs grands chantiers lancés en grande pompe les années précédentes. Colony Capital à Taghazout, Sama Dubaï à Rabat (Bouregreg), Renault Nissan à Tanger, Emaar à l’Oukaïmedden, Rabat, Tanger et Casablanca, Al Qudhra Holding à Bouznika et Larache, sont les plus couramment cités, mais bien d’autres seraient ainsi mis en sommeil, voire carrément annulés.



Bien évidemment, les pouvoirs publics restent très discrets sur ce scandale qui tendrait à prouver que notre cher gouvernement a bel et bien été berné par des investisseurs peu sérieux, voire des groupement (pour certains venus d’Orient), qui auraient voulu essentiellement spéculer grâce au foncier acquis à bas prix plutôt que d’engager réellement des projets de développement infrastructurel ou touristique, d’aménagement territorial ou des ensembles immobiliers.
L’effet d’annonce a vécu et c’est avec une amertume certaine que les citoyens, qui se baladent aux abords de nos grandes villes, constatent la présence de grands panneaux annonçant telle ou telle réalisation qui, en vérité, ne verra jamais le jour.
Le Maroc, tel un gogo, est donc tombé dans le panneau et ces arnaques qui ne devraient pas rester impunies ou dissimulées. Des responsabilités, sans aucun doute, devraient être déterminées et assumées, notamment par ceux qui ont pris le risque d’engager la signature de l’Etat, sa crédibilité, sa réputation, mais aussi ses institutions, des terrains et des fonds dans des opérations quasiment fictives !
Si l’on peut comprendre, en raison des l’impact de la crise financière et économique internationale, le report probable de certains grands projets tel celui du terminal Tanger Med II, fruit d’un partenariat entre le groupe Akwa et le Danois APM, le lâchage de Nissan (parti investir en Espagne) au détriment du site de Tanger pour lequel Renault est toujours officiellement engagé, ce sont les grosses opérations foncières et immobilières d’opérateurs, prétendument riches et puissants, originaires du Golfe qui interpellent aujourd’hui les pouvoirs publics. De même, les défaillances d’aménageurs occidentaux flamboyants, candidats dans le cadre du Plan Azur, ne devraient plus être passées sous silence par un gouvernement embarrassé et pris à son propre piège des effets d’annonces surdimensionnés.
Ainsi, qu’en est-il vraiment aujourd’hui de l’avenir de la station prévue à Taghazout. Colony Capital, à qui on a fait les yeux doux pendant des mois et des mois, est-il toujours dans la course ? Ne sait-on pas, en haut lieu, que ses managers auraient récemment fait le tour des aménageurs développeurs locaux et des fonds d’investissements touristiques et hôteliers pour leur céder le projet ?
Pour plusieurs observateurs avertis et des acteurs importants du secteur, les jeux seraient faits et le show récent du PDG de Colony avec plusieurs haut responsables gouvernementaux à Agadir n’était , en fait, que « le chant du cygne »…
Il serait donc fortement question que Taghazout retombe dans l’escarcelle d’un opérateur national de premier ordre, lequel, d’ailleurs, avait été à l’origine de ce projet avant d’être évincé par le groupe Dallal Baraka qui, par la suite, prouva avec un éclat particulier son incompétence…
Mais ce qui vaut pour Colony vaut également pour le Belge Thomas et Piron, partenaire des projets Port Lixus (Larache) et actionnaire de la SAEMOG (Essaouira Mogador) et de la SAVO (Ouarzazate). Celui qui était arrivé au Maroc en fanfare, accompagné du Batave Orco, (qui a été le premier à jeter l’éponge après de juteuses plus-values au bon moment), précédé de sa réputation de spécialiste des parcours golfiques, est désormais out et c’est le Groupe Alliances Développement International, que dirige M. Alami Lazraq, qui sauve les trois projets. En effet, ADI s’est porté acquéreur de 83,5% de Port Lixus, 20% de la SAEMOG (où évolue Risma) et 20% de SAVO, accompagné d’un autre opérateur touristique et hôtelier marocain, le fonds H Partners, co-brandé par Attijariwafa bank et la Banque Populaire.
On retiendra donc de ces péripéties, que le Maroc, qui a un temps cru en l’apport extérieur en capital et en expertise, pour le tourisme, l’aménagement territorial ou l’immobilier, doit en réalité compter sur ses propres forces et quelques opérateurs de qualité qui sont présents au Maroc depuis longtemps tel Accor, actionnaire du fonds Risma et premier hôtelier du Royaume, la Somed ou le CMKD. Les « gros » investisseurs et autres « grands professionnels » venus de Dubaï, de Bruxelles, d’Amsterdam ou de Madrid (Fadesa) sont sortis en catimini, non sans réaliser, pour la plupart, de belles affaires... Un tel scandale restera-t-il impuni ?
Alliances, le chevalier blanc
Alliances Développement International s’affirme désormais comme le premier aménageur et développeur national, mais aussi comme le premier groupe immobilier et touristique intégré du pays. Il agit ainsi quasiment en chevalier blanc et prouve que la réalité de l’heure s’exprime par la montée en puissance, les capacités financières et techniques et l’expertise de groupes nationaux opérant de longue date dans leurs métiers de base, eux qui sont aptes à s’allier avec les meilleurs et les plus sérieux des étrangers.
La longue relation qui unit par exemple Alliance à Accor n’est un secret pour personne et a permis à l’un et l’autre partenaires de réaliser de grands projets, dans le tourisme et l’hôtellerie à Casablanca, Marrakech, Ouarzazate, Agadir, Essaouira, etc. C’est sans doute pour cela que M. Yann Caillère, numéro 2 d’Accor, a fait l’éloge de M. Alami Lazraq lors de l’inauguration récente du Suitehôtel de Marrakech, au moment où ADI entrait dans la SAEMOG, et pourrait apporter une participation précieuse dans d’autres projets (Sofitel Agadir notamment).
BLADI .net

(http://www.algerie-dz.com/forums/**********)

CaboMoro
08/04/2009, 01h21
J'ai vu la source alors je me suis dis que ce n'est pas la peine de lire.
La vrai question c'est pourquoi votre presse essaye de vous fixez continuellement sur le Maroc, et en adoptant une vision négative, pourtant le monde est grand. Est ce que l'Algérie a peur de d'un soulevement de son peuple??? Est ce qu'il sent paniqué que le peuple sache qu'ils sont des incapables et incompétents ??? Est ce qu'ils crainenet que le progrés marocain leurs coûtent leur têtes et leur disparitions??? se sont toutes des questions légitime puisque c'est claire que ces genres d'articles répétitives sur le voisin ne sont nullement déstinés aux marocains mais pour vous le peuple algériens. ALORS pouquoi ???

absent
08/04/2009, 01h29
l'auteur de cet article est Fahd Yata...

CaboMoro
08/04/2009, 01h31
Mais c'est stupides!! je ne sais pas pourquoi tu as modifiés la source de ton article ce n'était pas ********** quand tu as affichés l'article pour la prmiére fois. c'est pathétique, il faut soigner tes complexes.

Beidawi II
08/04/2009, 03h43
Non Fahd Yata a des choses a raconter, son père Ali est un martyrs de ses idées progressistes et il faut lui rendre hommage. Un communiste certes, mais un patriote.

Sinon cet article évoque une réalité qui se précise de plus en plus. Depuis Janvier de nombreuses info ne sont pas bonnes pour la marche de progrès entamée par le Maroc.
D'abord les deux chaines privées qui auraient pu révolutionner le quotidien ont été refusée pour des raison de frilosité malsaine;
Les projets prendrons du retard et la crise nous touche sur ce domaine.

Mais de la a dire que le Maroc va mal c'est faux. Les entreprises nationales investissent non Stop, et de gros projets voient le jour.
Cependant certains des gros projets lancés et présentés comme la vitrine de la réussite pâtissent en raison de leur taille de la crise.

La croissance sera cette année poussée par une demande interne qui se porte bien, et par la bonne saison agricole. 2008 on a réalisé 6%, l'année prochaine 5,8% et c'est de bonnes performances. le reste viendra avec le temps, et plus de temps que prévu.

ayoub7
08/04/2009, 03h51
Desole de casser Quagmire dans son elan. :mrgreen:

Mise a jour de M. Yata himself...

Taghazout, Colony boude, renégocie, mais reste … !

Auteur : Fahd Yata

L’article d’ouverture de la semaine passée, consacré à ces «investisseurs étrangers qui ont planté le Maroc» a, semble-t-il eu quelques effets à l’intérieur et à l’extérieur du pays, notamment du fait de l’embarras qu’il a pu susciter chez certains milieux impliqués dans de grandes opérations de développement touristique, immobilier et infrastructurel. L’objectif escompté a donc été atteint puisqu’il s’agissait de mettre le doigt sur des incohérences, des dysfonctionnements, mais surtout le silence de ceux qui ont laissé faire de telles opérations au détriment de l’intérêt national. Le but second de cette analyse a également été atteint, celui de démontrer que la scène nationale disposait désormais de grands acteurs, largement à même de combler les défaillances de groupes étrangers venus seulement au Maroc pour des «coups rapides et juteux». On a ainsi eu une nouvelle confirmation de la théorie du champion national qui, ainsi, ne vaut pas uniquement pour les activités bancaires ou financières.
Enfin, un troisième motif de satisfaction peut également être cité, celui de l’assurance fournie par des milieux concernés que Colony, suspecté de vouloir quitter le projet Taghazout et, partant le Maroc, n’était absolument pas dans de telles dispositions actuellement. Faute, certes, d’une vraie politique de communication et de cette transparence qui permet d’éviter les «misunderstandings», Colony, qui négocie serré aujourd’hui une mise à jour de ses financements avec le consortium de banques marocaines auquel il était lié par un accord signé en 2007, a prêté le flanc à l’accusation de renoncement, alors que les candidats nationaux à la reprise attendent la plus petite défaillance pour se remettre sur les rangs de repreneurs diligents ! Parce que le foncier n’a pu être titré avant la fin 2008, les hypothèques bancaires ne pouvaient être mises en place et Colony, qui avait engagé les études et les plans préliminaires, n’avait pas l’assistance financière escomptée. Les relations avec l’Etat marocain s’étant normalisées, au prix, dit-on, de belles joutes oratoires entre MM. Barack et Boussaid, qui «met une forte pression sur les différents aménageurs pour qu’ils tiennent leurs promesses dans les temps prévus par les conventions», Colony a cru que le contentieux était totalement apuré.
Pourtant, et comme cela a été dit officiellement, l’aménageur développeur d’Atlanta a «revu sa copie», amputant le projet initial qui portait sur six cents hectares, de la moitié de la superficie du projet Taghazout. Fallait-il que le consortium bancaire marocain ouvre les cordons de la bourse pour les montants initiaux et aux conditions antérieures ou bien devait-il s’incliner et appliquer un accord pour un projet qui ne portait plus que sur 300 hectares ?
C’est, explique-t-on, de très bonnes sources, la raison principale à l’origine de l’arrêt, ou plutôt la suspension des travaux sur le site de Taghazout, une «pause» donc destinée à permettre de nouvelles discussions entre Colony et ses bailleurs de fonds locaux. Lesquels pourparlers, assure-t-on, seraient proches de l’aboutissement…
L’avenir proche nous dira si ces assurances sont fondées, mais nul ne pourra nier que l’opacité qui a entouré la bouderie de Colony lui aura porté un sérieux préjudice, affectant donc son image de marque au Maroc.

keazy
08/04/2009, 07h11
Vrai ou faux ,les marocains dejà evincés sont là pour faire avancer les choses.Les orientaux comme a dis Chaabi ne ramenent que leur kifieh et leur gros ventres et partent les poches pleines.Je suis tres content d'avoir mon bled Tarazout sortir des mains des ces charognards

mehdoche
08/04/2009, 09h11
Mais vous croyez quoi ??!! Il y a une crise internationale qui va durer encore 2 ou 3 ans. Au mieux les projets sont ralentis et au pire annulés. Pensiez vous une seconde que le Maroc allait etre épargné par la mauvaise conjoncture actuelle ? La réponse est évidente.
Le plus important pour le Maroc c'est à la limite de prioriser les projets et de rassurer les investisseurs sur les plus importants. Tous les pays du monde traversent ça aujourd'hui.

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