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born_hittiste
10/04/2009, 23h15
Le taux de suicide chez les vétérans de l'armée américaine est deux à trois fois plus élevé que pour les civils. Des suicides qui touchent plus particulièrement les jeunes soldats qui ont combattu en Irak et en Afghanistan.

Parmi ces jeunes soldats, Carl McCoy. S'il a survécu à la guerre en Irak, il n'a pas réussi à surmonter les problèmes qui le rongeaient depuis son retour: alcool, dépression et problèmes de couple. Il a fini pas se suicider dans la salle de bain. La veille, il avait demandé un rendez-vous chez le psychologue de la base. Mais celui-ci avait été annulé en dernière minute.

La veuve de Carl McCoy, Maggie, est elle-même soldat, elle sait que dans l'armée américaine, on n'a pas droit à la faiblesse. La preuve, ce mail, écrit le jour du drame par son commandant: "Je sais que le sergent McCoy a beaucoup de problèmes. Nous, nous avons besoin de gens qui puissent être déployés, donc, retirez-la de l'armée ou en tout cas, de mon unité !"

6 256 suicides en 2005

Le suicide dans l'armée américaine reste un sujet tabou. Face au silence de l'administration des vétérans, des journalistes de la chaîne américaine CBS ont enquêté. Leur résultat est stupéfiant. Rien que pour l'année 2005, 6 256 vétérans se sont suicidés, soit 120 par semaine. Autrement dit, dans l'armée américaine, on se suicide deux à trois fois plus que dans le civil.

Les statistiques sont particulièrement inquiétantes pour les anciens combattants d'Irak et d'Afghanistan. En attendant, dans l'armée américaine, la prise de conscience est lente. "Nous avons vu les statistiques augmenter ces quatre dernières années. Nous aurions dû être plus proactifs pour résoudre ce problème, nous tous, moi aussi !" dit le général Pete Chiarelli, vice-chef d'état-major.

Quant aux soldats qui osent parler de leur détresse intérieure, par peur de s'attirer des ennuis ou de briser leur carrière, la plupart d'entre eux choisissent le silence et parfois la mort.

AFP

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