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Voir la version complète : Air sénégal:La RAM contre-attaque par un ultimatum de 48h


rodmaroc
20/04/2009, 17h36
Le feuilleton Air Sénégal International (ASI) vient de prendre une nouvelle tournure. Le Conseil d’administration marathon de 7 heures tenu vendredi dernier à Dakar n’a pas permis de sortir du processus qui va probablement conduire cette compagnie au dépôt de bilan, voire à la faillite.
La situation d’Air Sénégal est jugée gravissime. Faute de solution dans les 48 heures (comprenez, si aucune suite n’est donnée aux propositions faites par la RAM le 3 mars 2009 au gouvernement sénégalais), il en sera fini d’Air Sénégal International. Ce point sonne comme un nouvel ultimatum. Selon le Conseil d’administration d’Air Sénégal International, «le protocole d’accord proposé par RAM constitue la seule mesure offrant encore une chance d’assurer la survie de la compagnie et la sauvegarde des emplois». C’est l’unique base de discussion dans les 48 heures, sinon, il sera trop tard vu l’extrême urgence de la situation. En parallèle, RAM lance une contre-attaque après son assignation en justice par le gouvernement sénégalais. Aussi, sa filiale sénégalaise (ASI) va demander, par voie judiciaire, de lever le voile sur les résultats relevés, avec citation à comparaître des cabinets ayant réalisé l’analyse, afin de pouvoir prendre connaissance de leurs remarques et conclusions. A la RAM, l’on s’étonne que les résultats de cet audit n’ont jamais été communiqués, ni à Air Sénégal International ni à Royal Air Maroc, ce qui rend légitime des interrogations sur les raisons de cette opacité. De plus, la publication de cet examen détaillé de la situation d’Air Sénégal International faciliterait aujourd’hui la mission de l’expert judiciaire mandaté par la justice sénégalaise. Il est aussi rappelé que si la compagnie sénégalaise est au bord de la faillite, c’est aussi à cause des impayés que la direction a détaillés lors du conseil de vendredi dernier. Pour partie, il s’agit de dettes contractées par les autorités sénégalaises auprès d’Air Sénégal International et qui n’ont, à ce jour, pas été honorées. Le gouvernement sénégalais avait validé le principe de la mise en œuvre du dispositif de compensation des dettes et créances entre Air Sénégal International et l’Etat du Sénégal, intégrant les dettes concernant les redevances aéroportuaires.
La direction d’Air Sénégal International envisageait de tout mettre en œuvre en vue de recouvrer les créances dues: les affrètements pour le compte de l’Etat du Sénégal pour un montant de 2,5 millions d’euros; les excédents de TVA perçus par l’Etat du Sénégal pour 1,5 million d’euros et le préjudice subi par ASI du fait de son éviction abusive de l’opération pèlerinage.
L'economiste.

rodmaroc
20/04/2009, 18h04
Oups je me suis trompé de rubrique,désolé.

Lezard_01
20/04/2009, 18h53
Qui sème le vent récolte la tempête, c'est la leçon que doit tirer le gouvernement sénégalais maintenant.

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