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DZone
21/04/2009, 23h15
Pour freiner la chute de l’excédent commercial et la flambée de l’inflation

Que proposera le gouvernement ?

22-04-2009
Par Samira Imadalou

L’économie nationale cumule les chiffres alarmants. La chute des prix du pétrole sur le marché international, en raison du ralentissement de l’économie mondiale, et la forte dépendance vis-à-vis des importations ont sérieusement affecté la situation macroéconomique de l’Algérie avec l’effondrement de l’excédent commercial.

Un excédent évalué, pour rappel, à 1,32 milliard de dollars. L’Algérie, qui a frôlé le déficit commercial en ce premier trimestre, fait face à une poussée inflationniste. C’est la cote d’alerte. Les chiffres rendus publics hier par l’Office national des statistiques illustrent clairement cette poussée. Laquelle est engendrée par la hausse vertigineuse des prix à la consommation. Depuis la fin du troisième trimestre de l’année 2008, les prix n’ont cessé de grimper, accentuant l’érosion du pouvoir d’achat des consommateurs. Mais cette fois-ci l’inflation a atteint un pic larmant, 6,1%, soit plus que le taux enregistré entre février 2008 et février 2009. Une période durant laquelle elle a atteint 4,7%. L’écart entre les deux taux est de 1,4%, soit près de celui enregistré en 2005 (1,6%), le niveau le bas de l’inflation au cours de ces dernières années. Ce chiffre avait même été qualifié de «bon» par les spécialistes. Mais ce n’est pas le cas actuellement, sachant que cette évolution alarmante est principalement le résultat de la hausse des prix des produits agricoles frais qui ont augmenté de 17,6% en l’espace de trois mois. Il en est de même pour les viandes.

Rien que pour le mois de mars, le prix de la pomme de terre s’est accru de 28,4% pour reprendre le chemin de la baisse au mois d’avril. Mais les prix restent toujours au-dessus des moyens financiers des salariés. Ce féculent fortement consommé en Algérie est cédé actuellement en moyenne à 50 DA/kg. Dans le passé, la variation des taux de l’inflation était expliquée par la hausse des prix dans le secteur du logement et des différentes charges (transports, santé, habillement…), alors que, actuellement, elle est engendrée par la croissance des prix des produits alimentaires nécessaires, particulièrement les fruits et légumes. Remplir le couffin est devenu une tâche des plus ardues pour les ménages. Il en est de même pour les pouvoirs publics lorsqu’il s’agit d’améliorer le pouvoir d’achat des citoyens.

Que proposera le futur staff de Bouteflika dans ce cadre ? «La haute priorité en ce qui concerne l’amélioration des conditions de vie des citoyens sera maintenue», s’est engagé le chef de l’Etat dans son discours d’investiture. Comment ? Attendons le plan d’action que présentera le gouvernement pour voir plu clair. Ce qui est sûr, c’est que les attentes à ce niveau sont importantes. Elles ont été exprimées à maintes reprises.

La Tribune Online

DZone
21/04/2009, 23h20
La balance commerciale de l’Algérie au plus bas

L’Algérie a importé, sur les trois premiers mois de l’année en cours, pour 9,42 milliards de dollars, soit un relèvement de 10,7%, par comparaison à 2008. Et, elle a exporté pour 10,74 milliards de dollars. En résulte une balance commerciale excédentaire, mais dans une proportion maigre : 1,32 milliard de dollars.

C’est la plus faible de ces dernières années. En 2008, elle tournait autour de dix milliards de dollars. La structure de nos exportations n’a évidemment pas changé, les exportations d’hydrocarbures ayant constitué l’essentiel des ventes de l’Algérie vers l’étranger avec 97,27% de la valeur globale, en diminution de 42%, soit une valeur de près de 10,45 milliards de dollars contre 18,01 milliards de dollars à la même période de l’année 2008. Ce sont des données statistiques fournies par le Centre national de l’informatique et des statistiques (CNIS) des Douanes et reprises par l’APS. La baisse est sensible. Elle découle de la chute des cours de brut.

Le prix de l’or noir est en effet tombé à 52 dollars au cours du premier trimestre 2009 contre une moyenne de 110 dollars au cours de la même période de 2008.

Et cette situation n’est pas près à s’inverser, la crise économique mondiale persistant. La demande pétrolière est en train de se contracter parce que la croissance économique peine à se reprendre. Et, du coup, les cours dégringolent. Les exportations hors hydrocarbures restent, elles, toujours marginales avec seulement 2,73% du volume global des exportations.

En valeur, elles représentent, sur la même période de référence, 293 millions de dollars, en baisse de plus de 44%, relève le CNIS. Les principaux produits hors hydrocarbures exportés sont constitués par le groupe «demi-produits» avec une part de 1,84% du total des exportations, soit l’équivalent de 198 millions de dollars, suivis du groupe «produits bruts» (40 millions de dollars), du groupe «biens
alimentaires» (32 millions), et des «biens d’équipements industriels» (12 millions). Pour les importations, leur répartition par groupes de produits fait ressortir une hausse pour l’ensemble des groupes de produits, à l’exception de ceux des biens alimentaires, qui a baissé de 16,37% pour une valeur de 1,65 milliard de dollars contre 1,98 milliard au 1er trimestre 2008. En effet, les importations destinées aux équipements, qui représentent près de 45% du total des importations, sont passées de 3,46 milliards de dollars à 4,24 milliards de dollars, en hausse de 22,25%, notent les services du CNIS.

Les hausses ont aussi touché les biens destinés à l’outil de production (13,11%) soit 2,55 milliards de dollars et, enfin, les biens de consommation non alimentaires avec une augmentation de 13,90%, à savoir 975 millions de dollars. La répartition des importations par mode de financement montre une nette prédominance du cash, qui reste le mode le plus utilisé avec 81,36% du total au cours de cette période de référence, soit 7,66 milliards de dollars enregistrant ainsi une hausse de 6,85%. Les lignes de crédit ont financé 11,73% des importations, en hausse de 21,16%, puisque le montant est passé de 912 millions de dollars au premier trimestre 2008 à 1,10 milliard à la même période en 2009, précisent les Douanes. De janvier à mars 2009, les principaux clients de l’Algérie sont l’Italie avec 2,25 milliards de dollars, les Etats-Unis d’Amérique avec 1,96 milliards de dollars, l’Espagne (1,74 md), la France (1,27 md), la Turquie (748 millions) et le Canada avec 538 millions. Quant aux principaux fournisseurs, la première place revient à la France avec 1,64 milliard de dollars, suivie de l’Italie (1,09 milliard de dollars), de la Chine (846 millions), de l’Espagne (800 millions), de l’Allemagne (546 millions) et des les Etats-Unis d’Amérique avec 466 millions de dollars, détaillent les services du CNIS. La répartition géographique fait ressortir que les pays de l’Union Européenne restent toujours les principaux partenaires de l’Algérie, avec 56,31 % des importations et de 61,33% des exportations. Les importations en provenance de l’Union Européenne (UE) ont enregistré une hausse de près de 15,45% passant de 4,59 milliards de dollars à 5,30 milliards de dollars pour le premier trimestre 2009. Les exportations de l’Algérie vers ces pays, ont connu une diminution de 33,98 % passant de 9,98 milliards de dollars au cours des trois premier mois 2008 à 6,59 milliards de dollars à la même période 2009. Les échanges commerciaux entre l’Algérie et les autres régions restent faibles en proportions. Avec les pays de l’Asie, les échanges ont connu une régression de 9,21% passant de 1,99 milliard à 1,81 milliard de dollars. Le volume des échanges avec les pays arabes, dans le cadre de la zone de libre échange (ZALE) mise en vigueur depuis début janvier 2009, a enregistré une augmentation de plus de 61% en passant ainsi de 260 à 330 millions de dollars, selon toujours le Cnis.

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