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Voir la version complète : Une eau de source anti-diabète ?


Thirga.ounevdhou
13/11/2005, 11h24
Il y a une explication a tout.....
Depuis quelques semaines, la localité d’Aïn El-Gheraba située à 30 km au sud-ouest de Tlemcen connaît une renommée
et draine une foule, dignes d’une grande cité touristique.

Tout a commencé, à vrai dire, au milieu du mois de Ramadhan écoulé lorsque la radio locale de Tlemcen a annoncé dans un bulletin d’information que l’eau d’une source qui se trouve à l’entrée de ce village d’à peine 6.000 habitants, aidait à soigner le diabète. Un médecin exerçant à Sebdou (dont l’anonymat a été sauvegardé par la rumeur qui s’est tout de suite emparé de «l’évènement») aurait même apporté sa caution scientifique aux vertus thérapeutiques de ladite eau, après l’avoir testée sur quelques patients diabétiques. Pourtant, cette source d’Aïn El-Gheraba (dont le débit est d’environ 1 litre par minute) n’a jamais suscité dans le passé le moindre intérêt chez les habitants de la région qui étaient même rebutés par le goût amer prononcé de son eau. De longue date, par contre, un magnifique laurier-rose y plongeait ses racines et puisait son énergie. Les choses, aujourd’hui, ont apparemment beaucoup évolué !

L’adjoint au maire d’Aïn El-Gheraba est ravi de la soudaine célébrité de son village et avoue que les gens viennent le voir et l’appellent au téléphone pour avoir de plus amples informations concernant la fameuse source. «Même si nous ne croyons pas tellement à cette histoire d’eau thérapeutique, c’est une véritable aubaine pour notre commune, «lance-t-il dans un grand éclat de rire. Depuis l’annonce de la «bonne nouvelle scientifico-charlatanesque», une cinquantaine de personnes arrivent quotidiennement à Aïn El-Gheraba des quatre coins de la wilaya de Tlemcen, pour faire le plein de cette eau «miraculeuse».

Sa réputation a même franchi les murs de la capitale puisque des Algérois ont débarqué récemment dans le village en amenant avec eux toute une cargaison de bidons et de jerricans. Flairant un bon filon pour percer dans les affaires, quelques jeunes chômeurs d’Aïn El-Gheraba passent désormais une partie de la nuit à remplir des bouteilles avec cette eau «spéciale anti-diabète» qu’ils revendent ensuite aux clients pressés au prix de 5 ou 10 dinars l’unité.

Un biochimiste auquel nous avons demandé son avis sur cette «affaire» se contente de faire remarquer que «si cette eau s’avère efficace contre le diabète, elle devrait faire diminuer le taux de glucose dans le sang à moins 1,10 gramme par litre. Comme cette source se trouve à proximité d’un laurier-rose, il n’est pas interdit de penser que d’éventuelles et énigmatiques propriétés anti-diabétiques recelées par cet auguste arbre puissent rendre cette eau médicalement active. La médecine traditionnelle propose d’ailleurs, pour lutter contre le diabète, une plante séchée appelée «mâr oua sbâr» (amertume et patience) qu’on peut trouver chez chaque bon herboriste. Une fois pillée, elle est consommée par les malades diabétiques qui ont recours à ce genre de traitement, accompagnée d’une tasse de lait». Amine Bouali, Quotidien d'Oran

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