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Voir la version complète : Radhia Mechirgui: Fondatrice de Energy and Environnement Engineering (3E)


fox1
23/04/2009, 09h56
A l’âge de 28 ans, Radhia Mechirgui arborait déjà un CV impresionnant : une maîtrise de l’Ecole nationale d’ingénieurs de Tunis, un master en stratégie énergétique décroché à l’Institut des hautes études commerciales de Montréal et un doctorat en hydraulique de l’Université de Stuttgart. Naturellement, les offres d’emploi pleuvent...

L’ingénieur, atteinte par le virus de l’entrepreneuriat, résiste plusieurs mois avant de finir par accepter un poste de chef de projet dans une société spécialisée dans l’énergie solaire. Mais elle ne tardre pas à démissionner pour aller faire le tour des banques à la recherche du financement pour monter sa société d’ingéniérie spécialisée dans le domaine des énergies renouvelables. Son CV, qu’elle percevait comme un sésame pouvant lui ouvrir toutes les portes, n’était pas, cependant, une garantie solide pour les établissements de crédit. Conséquence : elle a eu toutes les peines du monde à réunir un capital minimum de 10 000 dinars. « Les banques me prenaient pour une douce rêveuse qui veut monter une société sans un sous dans la poche », se souvient-elle. Ce n’est qu’en 2003 que la famille se substitue aux banques frileuses pour donner naissance à Energy and Environnement Engineering (3E). Pour avoir des références, la petite boîte employant une dizaine d’ingénieurs participe aux appels d’offres de projets financés par les grands bailleurs de fonds, dont la Banque mondiale et la Banque africaine de développement. La stratégie s’avère payante et les contrats se multiplient : solutions d’économie d’énergie pour le groupe allemand Knauf, étude de faisabilité de l’électrification rurale par énergie solaire de 60 villages au Burkina Faso, assistance à la maîtrise d’ouvrage pour l’extension de l’aéroport Roissy-Charles De Gaulle...

A cent lieux des débuts difficiles, l’ingénieur table sur un chiffre d’affaires de 800 000 dinars en 2008, soit une augmentation de 200% par rapport à l’exercice précédent. « L’espoir est d’autant plus permis que nous nous sommes lancés à l’assaut des marchés du Golfe », précise-t-elle.

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