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Voir la version complète : Zahia Mentouri: Recherche médicale


fox1
23/04/2009, 10h11
Elle est native d’une grande famille algérienne, les Mentouri. L’Université de Constantine, la deuxième en importance du pays, porte ce nom. Ministres, chercheurs, universitaires, les Mentouri sont nombreux à investir le champ intellectuel algérien.

Zahia Mentouri, professeur d’anesthésie réanimation, est enseignante à la Faculté de médecine d’Oran. Elle est présente dans tous les débats scientifiques. Sans relâche. Elle dirige, avec bonheur, plusieurs équipes de chercheurs de l’Agence nationale de développement de la recherche en santé (ANRS). Ils sont plus de 1000 chercheurs à travailler sur 750 projets relatifs à la recherche clinique et pratique, la recherche biologique et la recherche pharmaceutique. Elle a aidé les jeunes à découvrir le monde de la recherche. En 1992, Zahia Mentouri a occupé, pour six mois seulement, le poste de ministre de la Santé et des Affaires sociales dans le gouvernement de Sid Ahmed Ghozali. L’assassinat du président Mohamed Boudiaf en juin de la même année a accéléré le départ de ce gouvernement.

Les postes politiques ne l’intéressent pas trop. Peu de ministres ont fait avancer la cause de la santé publique en Algérie. Zahia Mentouri a beaucoup contribué à l’élaboration d’une nouvelle loi sur la recherche scientifique, adoptée au début 2008, qui élève la santé publique en « priorité nationale ». Elle a organisé à Alger la Conférence africaine sur la recherche en santé, qui a préparé la deuxième Conférence ministérielle mondiale sur la recherche en santé, prévue à Bamako (Mali) fin 2008. Son attachement à l’innovation lui a valu un prix qui lui a été attribué par des associations algériennes, conjointement avec un autre grand professeur de médecine, le neurochirurgien Bouyoucef Kheireddine. Les compétences de Zahia Mentouri ont été sollicitées pour participer aux travaux du Conseil national de la réforme hospitalière. Une immense réforme qui n’est qu’à ses débuts

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