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DZone
24/04/2009, 23h00
La direction générale des Douanes et l’Association des producteurs algériens de boissons (APAB) se sont entendues pour mettre en place un groupe de travail. Il se penchera sur le problème des prix des produits importés et relevant de la filière boissons.

Il s’agit de «réfléchir de concert avec les professionnels du secteur sur la mise en place d’une fourchette des prix pour chaque produit en tenant compte des coûts normaux de production», a indiqué le président de l’APAB, M. Ali Hamani, lors d’un point de presse animé avant-hier en marge de la tenue de l’assemblée générale ordinaire de l’association. M. Hamani a reconnu qu’il y a «un problème de fausses déclarations des prix des produits à l’importation, avec une différence de 100 % à 300 % par rapport aux prix réels».

De plus, il y a un problème d’étiquetage qui consiste le plus souvent en l’absence d’information sur la contenance des produits importés, leur appellation ou encore l’identité de l’importateur ou du producteur, alors même que ces informations sont obligatoires», a-t-il dit. Cela sans compter que certains produits, arabes notamment, «sont subventionnés sur les prix des matières premières dans leur pays d’origine et entrent en Algérie en bénéficiant des avantages dans le cadre de la zone arabe de libre-échange (ZALE)», a indiqué M. Hamani, tout en soulignant que pendant ce temps, les producteurs algériens qui arrivent à exporter n’obtiennent pas les subventions à l’exportation prévues à cet effet, en raison de retards au niveau du ministère des Finances.

En évoquant la ZALE, M. Hamani a dit : «Oui à la concurrence mais à condition qu’elle se fasse dans la transparence.»

Selon lui, la liste négative établie dans le cadre de la ZALE et comportant quelque 340 produits n’a pris en considération qu’un certain nombre d’entre-eux. L’association va donc travailler avec la CACI, le FCE et le ministère du Commerce pour proposer une liste qui intègre certains produits du secteur de la boisson.

Outre ces questions, M. Hamani a également évoqué le problème de la fiscalité en affirmant qu’il «y a une superposition de certaines taxes», sans compter que la charge fiscale est jugée trop importante. En effet, selon le représentant de l’association, les producteurs nationaux payent, hors TVA, 15,93 % de taxes par an, alors que ces charges sont de 0,8 % à 4 % dans les pays arabes. L’APAB demande, dans ce cadre, «l’unification des taxes et la réduction de certaines d’entre elles», selon
M. Hamani. Ces doléances pourraient être prises en charge dans le cadre d’une loi de finances complémentaire pour 2009 ou la loi de finances 2010, a-t-il dit.

Le président de l’APAB, réélu à la majorité à la tête de l’association, a fait savoir que l’informel représente 10 % de la production nationale de boissons, ce qui constitue «la principale contrainte» à son développement. Selon M. Hamani, l’association compte 31 membres qui représentent 80 % du marché national, alors que le nombre de producteurs inscrits au niveau du registre du commerce est estimé à 1 600, dont seulement 376 activent réellement.

Le secteur a réalisé en 2007 un chiffre d’affaires de 40 milliards de dinars. Pour 2008 et 2009, une augmentation de 10 % est annoncée. La part de l’informel dans ce chiffre est nettement inférieure à 10 % du fait que les produits sur le marché parallèle sont jusqu’à 50 % moins chers.

Jeune Indépendant

DZone
24/04/2009, 23h08
Marché informel, étiquetage, prix, exportations et impôts au menu

L’Association des producteurs algériens de boissons (APAB) s’inquiète pour un certain nombre de questions qui hantent cette filière industrielle. Selon M. Ali Hamani, président de l’association, réélu, jeudi dernier, à l’issue de l’assemblée générale ordinaire de l’APAB, les producteurs ont mis en place un plan d’action pour cette année.

Il s’agit, selon ses propos, de continuer de lutter contre le marché informel, de sensibiliser les consommateurs et comptent aussi soumettre aux pouvoirs publics un dossier relatif aux impôts et au fisc. Par ailleurs, l’orateur a également remis sur le tapis la question de l’adhésion de l’Algérie à la Zone arabe de libre-échange.

Il est vrai, aux yeux de M. Hamani, que la filière est sur le bon chemin. Elle exporte même. Elle représente aussi un chiffre d’affaires annuel qui avoisine les 40 milliards de dinars et une progression annuelle de 10%. Néanmoins, les producteurs, par la voie du président de cette association, estiment que beaucoup reste à faire et qu’il faut remettre de l’ordre dans un secteur sensible ayant une relation directe avec la santé du consommateur. Ce dernier «n’arrive même pas à faire la distinction entre une eau minérale et une eau naturelle embouteillée», selon M. Hamani. En ce sens que, appuie le président, il faut travailler en étroite collaboration avec les associations de consommateurs et ce, a travers une politique de communication. Ces associations, pense-t-il, sont absentes sur le terrain, et c’est la raison qui fait que le marché soit en désordre et convoité par des pseudo-producteurs de tout bord. Sur ce point, M. Hamani ne cache pas que l’informel reste une sérieuse préoccupation pour la filière, même s’il ne représente que 10% du marché. Il s’interroge sur la différence entre les chiffres administratifs et les producteurs qui travaillent réellement sur le terrain. Selon lui, on a évalué le nombre des producteurs de boissons à près de 1 600 au niveau national, alors que sur le terrain on constate qu’un peu plus de 300 producteurs seulement y activent. Il précisera que l’association englobe une trentaine de membres et affirme qu’elle luttera toujours contre les producteurs informels.La question des prix a également été au menu. M. Hamani a indiqué que l’APAB et les Douanes algériennes s’attellent actuellement à mettre en place une fourchette des prix des boissons et des matières premières utilisées dans leur fabrication à partir de données réelles et non sur de fausses déclarations faites souvent par des importateurs. L’étiquetage figure aussi parmi les principales préoccupations des producteurs. Le président de l’APAB rappelle à ce propos que toute une réglementation existe et ce qui est attendu des producteurs c’est de respecter cette technique qui permet aux citoyens de «savoir ce qu’ils consomment et à quel prix». Pour ce qui concerne la question de la «superposition des taxes», l’orateur estime que son organisation a établi un contact avec la direction générale des impôts (DGI) en vue de lui communiquer les «doléances» en matière de fiscalité des producteurs de boissons. Ces derniers, affirme-t-il, revendiquent l’«unification» et la «réduction» des taxes imposées à leurs produits.Evoquant enfin la question de la Zone arabe de libre-échange, M. Hamani a fait savoir que les producteurs ne sont pas contre cette adhésion mais plutôt pour l’association des concernées dans l’élaboration des différents décisions, citant l’exemple d’une liste noire qui a été confectionnée sans l’avis des concernés. Dans le même sillage, le conférencier a mis l’accent sur un autre point, crucial à ses yeux. Citant quelques exemples tels que la subvention du sucre en Tunisie ou des avantages accordés aux exportateurs en Egypte, il indiquera que les produits qui bénéficient de subvention dans leur pays d’origine ne devraient pas avoir les mêmes avantages accordés à l’investisseur local qui doit être protégé au même titre que la production nationale.

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