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Voir la version complète : Le taux de croissance en Algérie atteindra 2,1 % en 2009


nassim
24/04/2009, 23h32
Le taux de croissance devrait être positif en Algérie et tourner autour de 2,1 % et 3,9 % sur les années 2009 et 2010. Selon les nouvelles prévisions du Fonds monétaire international (FMI) incluses dans son rapport publié, hier, et concernant les perspectives de l'économie mondiale pour l'année 2009, le taux de croissance de l'Algérie sera de +2,1% en 2009 pour remonter à +3,9% en 2010. Le FMI prévoit aussi pour la région maghrébine (Algérie, Maroc, Tunisie), un taux de croissance global de +3% en 2009 et de +4% pour 2010. Les dernières prévisions du FMI rejoignent celles de la Banque mondiale lesquelles indiquent qu'en dépit d'un contexte de détérioration rapide de la situation économique et financière à l'échelle mondiale, l'Algérie est parmi les pays qui semblent "tirer le mieux leur épingle du jeu", en maintenant un taux de croissance positif en 2009 et 2010.

Selon le rapport, le taux de croissance de l'Algérie, tel que pronostiqué par la BM, dépasse de quelque peu le taux de croissance moyen de l'ensemble des pays en développement, lequel devrait s'établir, selon ses prévisions, à +2,1% en 2009 et 3,5% en 201. Rappelons aussi que le FMI avait indiqué, dans son rapport publié au début du mois en cours et ayant trait aux consultations avec l'Algérie au titre de l'article IV, que l'Algérie est à l'abri d'une contagion financière directe, mais le recul des prix pétroliers fragilisera sensiblement sa situation budgétaire et sa position extérieure. Selon le FMI, les politiques menées depuis plusieurs années ont permis à l'Algérie de bénéficier d'une expansion économique soutenue, caractérisée par une forte croissance des secteurs d'activité hors hydrocarbures, une faible inflation et des positions budgétaires et extérieures solides. Ainsi, même si l'économie nationale reste fortement tributaire des exportations des hydrocarbures, il en reste, néanmoins, que la croissance annuelle moyenne du PIB hors hydrocarbures (PIBHH) - environ 55% du PIB total - a approché 6% et l'inflation 4%, en moyenne, sur la période 2003-2007. En moyenne, la croissance du PIB global s'est établie à 4,5%, car la production pétrolière a été moins dynamique en 2006-2007.

Néanmoins, selon l'institution de Bretton Woods, le recul des prix pétroliers et le ralentissement de la demande d'énergie dans le monde fragiliseront beaucoup la situation budgétaire et la position extérieure. Et d'ajouter que la crise met en lumière l'urgente nécessité d'accélérer les réformes structurelles pour diversifier l'économie, faciliter une croissance soutenue des secteurs d'activité hors hydrocarbures et faire reculer davantage le chômage. Dans ces circonstances, le FMI préconise un ajustement budgétaire graduel à moyen terme, pour préserver la viabilité des finances publiques. Pour ce qui est de la situation économique mondiale, le nouveau rapport du FMI indique qu'en dépit des mesures prises pour assainir le secteur financier et de l'usage continu des leviers de la politique macroéconomique pour soutenir la demande globale, il est prévu que l'activité mondiale se contractera de -1,3 % en 2009. Selon le Fonds, les pays où la production par habitant devrait baisser, représentent trois quarts de l'économie mondiale, en ajoutant qu'un redressement est prévu en 2010, mais à hauteur seulement de 1,9 %. Ces projections reposent sur une stabilisation des marchés financiers qui serait plus longue que prévu, en dépit des efforts vigoureux des pouvoirs publics. Les déficits budgétaires vont se creuser sensiblement dans les pays avancés et les pays émergents, en supposant que les stabilisateurs automatiques ont libre jeu et que les gouvernements des pays du G-20 appliquent des plans de relance budgétaire représentant 2 % du PIB, en 2009, et 1½ % du PIB, en 2010. Dans de nombreux pays émergents et pays en développement, poursuit le rapport, la croissance économique ralentit sensiblement, et il sera essentiel d'obtenir un financement extérieur adéquat des sources officielles pour atténuer l'ajustement et éviter une crise extérieure.

source : Le Maghreb

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