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morjane
29/04/2009, 18h35
Barack Obama marque ce mercredi le centième jour de sa présidence, un début de mandat placé sous le signe de la multiplication des réformes dans tous les domaines.

Lutte contre la crise financière et économique, nouvelle approche des relations avec l'Iran, modification de la stratégie en Irak et en Afghanistan, virage à 180° sur la question climatique: la présidence Obama a démarré tambour battant.

Il est encore trop tôt pour dire si cette longue liste d'initiatives portera ses fruits mais, avec une cote de confiance supérieure à 60%, Obama s'inscrit à ce stade de sa présidence parmi les présidents les plus populaires de l'histoire récente.

A la Maison blanche, on minimise ce cap des 100 jours, présenté comme une fabrication des médias. Mais l'agenda présidentiel en cette journée particulière est chargé: Obama se rendra à Arnold, près de St. Louis, dans le Missouri, pour une rencontre avec des concitoyens. A 20h00 (00h00 GMT), il donnera une conférence de presse à la Maison blanche retransmise par les réseaux de télévision.

TRADITION HÉRITÉE DE ROOSEVELT

La tradition de fêter les 100 premiers jours d'une présidence a été établie en 1933 par Franklin Delano Roosevelt, qui avait saisi l'occasion pour mettre en avant ses succès législatifs: en cent jours, il avait fait adopter quinze lois majeures par le Congrès.

Depuis lors, aucun de ses successeurs à la Maison blanche n'a égalé ce bilan législatif. Mais le cap des cent jours est resté.

Pourtant, note Ross Baker, politologue à la Rutgers University, "il n'y a rien de magique dans ces cent premiers jours". Et l'orientation prise par une présidence se dessine parfois bien au-delà de cette période. Ce fut évidemment le cas pour George W. Bush, dont toute la politique fut redéfinie après les attentats du 11 septembre 2001, soit neuf mois après son investiture.

Les premiers mois d'Obama auront cependant révélé son style de présidence.

Quand certains de ses prédécesseurs avaient théorisé la nécessité de mener les réformes les unes après les autres, le 44e président a ouvert simultanément toute une série de chantiers distincts.

Le plan de relance de l'économie américaine (787 milliards de dollars, 5,5% du PIB américain) a précédé le lancement d'une refonte du système de santé publique; les ouvertures à l'égard de l'Iran et de Cuba ont accompagné les nouvelles stratégies dans les deux conflits en cours (Irak et Afghanistan).

Ces cent jours, estime William Galston, enseignant à la Brookings Institution et ancien conseiller de Bill Clinton, sont "un repère entièrement artificiel". Mais, ajoute-t-il, "nous avons beaucoup appris d'Obama et de sa personnalité. Reste que nombre de gens tirent du fait qu'il a enclenché un nombre considérable de choses la conclusion que ces réformes iront nécessairement à leur terme. C'est une conclusion que je me garderai bien pour ma part de tirer."

Par Reuters

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