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Voir la version complète : Le sida fait encore des victimes en Algérie


morjane
16/11/2005, 17h53
Le virus du Sida continue à faire des victimes en Algérie et les professionnels de santé appellent les pouvoirs publics et la société civile à prendre avec plus de sérieux ce problème. De plus tabou et manque d'information, les malades parfois ignorent etre atteint par le virus .

Depuis le début de l'année 34 nouveaux cas de sida et 147 séropositifs sont enregistrés portant ainsi le nombre total des victimes à 676 cas de sida et 1 868 séropositifs depuis l’apparition de cette maladie en Algérie.

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Le virus du sida continue à faire des victimes en Algérie. Le manque de structures spécialisées dans la prise en charge des personnes vivant avec le virus, ajouté au problème récurrent de l’ignorance par certaines victimes de leur sérologie, n’augurent pas une évolution positive dans les programmes et campagnes de prévention.

Les professionnels de la santé appellent les pouvoirs politiques et l’ensemble des représentants de la société civile à prendre plus au sérieux le problème. En effet, indiquent les derniers chiffres annoncés par le Pr Dif de l’hôpital El Kettar à Alger, président du Comité national de lutte contre cette maladie infectieuse, 34 nouveaux cas de sida et 147 séropositifs sont enregistrés en Algérie depuis le début de l’année en cours. Ce qui porte le nombre total des victimes à 676 cas de sida et 1 868 séropositifs depuis l’apparition de cette maladie en Algérie. Des chiffres très inquiétants qui, de surcroît, ne reflètent pas toute la réalité puisque, comme il est mentionné plus haut, certains séropositifs ignorent qu’ils sont porteurs du virus. Le dépistage n’est pas obligatoire. C’est là tout le problème. La directrice de la prévention du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière estime d’ailleurs le nombre réel des victimes à près de 800 cas de sida et 2 000 cas de séropositifs.

Pour sa part, le Pr Dif estime l’incidence moyenne à 0,07%. Par ailleurs, l’Algérie ne dispose que de sept centres spécialisés dans le traitement de cette maladie (Alger, Oran, Sétif, Constantine, Annaba et Tamanrasset, ainsi que l’hôpital militaire). Un nombre très insuffisant par rapport aux besoins de la population, et aux problèmes d’éloignement.

Le Pr Dif assure toutefois qu’en Algérie il n’y a plus de problème d’accès aux soins nécessaires pour ces malades : «Toutes les personnes qui se présentent aux sept centres ont accès au traitement nécessaire» contrairement à ce qui est constaté dans d’autres pays à travers le monde. En effet, «seuls 10 à 12% des personnes vivant avec le virus du sida ont accès aux antirétroviraux dans le monde. Elles ne sont que de 5% dans la région Afrique du Nord et Moyen-Orient (MENA)», indique un représentant de l’organisme chargé de la mise en œuvre et du suivi du programme de lutte contre le sida dans la région MENA (ONUSIDA). Le problème dans notre pays se pose beaucoup plus en termes de prévention : «Les associations des victimes ne peuvent pas faire grand-chose si elles ne sont pas soutenues par les pouvoirs publics et aussi par les représentants de la société civile. Nous devons tous contribuer, chacun selon ses moyens, à prévenir les risques d’infection en sensibilisant davantage les jeunes et moins jeunes», confie un membre de l’association «El Hayat», la première association algérienne des personnes vivant avec le virus du sida. Force est de reconnaître que les campagnes de sensibilisation et de prévention contre cette maladie ne reviennent qu’occasionnellement. Des campagnes sporadiques qui donnent très peu de résultats sur le terrain.

L’autre problème concerne l’insertion sociale des victimes, souvent mal vues par la société. Lutter contre la discrimination s’avère donc la meilleure façon d’aider ces personnes à retrouver leur place dans la société. L’initiative prise récemment par le ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale, M. Djamel Ould Abbes, et qui consiste à faciliter aux personnes vivant avec le virus du sida, l’accès aux postes d’emploi et aux micro-crédits pour la création de petites entreprises, mérite dans ce sens d’être encouragée.

On apprend à ce propos que les trois agences de l’emploi, dépendantes de ce ministère, à savoir l’Agence du développement social (ADS), l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (ANSEJ) et l’Agence nationale de gestion du micro-crédit (ANGEM) ont reçu la directive de faciliter la tâche aux postulants.

Reste cependant la vérification de cette directive sur le terrain. Rappelons qu’un atelier régional pour l’habilitation et l’appui des personnes vivant avec le VIH/sida en Afrique du Nord et au Moyen-Orient a été organisé au Centre international de presse (CIP) de dimanche dernier à hier. Entre autres objectifs assignés à cette rencontre, créer un espace de libre expression et d’échange entre les PVVIH, identifier leurs besoins prioritaires, mobiliser les partenaires au niveau national et régional…

Source: La Tribune

zlabiya
18/11/2005, 10h17
bonjour,
cela ne m'étonne pas que le taux de personnes atteintes du siad soit en augmentation
non seulement , la société manque d'information et en plus ce qui est associé à cette maladie est le sexe
celui qui est atteint de cette maladie est considéré comme avoir pêché
De nos jours, il est difficile de se proucurer un préservatif surtotu pour les célibataires.
Deuxièmement, nous ne savons pas si les hopitaux ou médcins utilisent de nouvelles seringues
certains gardent les anciennes méthodes en utilisant des piqures en verre et les même seringues qu'ils stérilisent
le patient est censé vérifier que le médecin ouvre sous ses yeux une seringue qu'il sort de son emballage.
On manque trop d'information, et de moyens et surtout la mentalité doit évoluer et accepter cette maladie , c'est à dire voir cette maladie comme une maladie qu'il faut prendre au sérieux et non pas comme une punition divine.
Il faut comencer par sensibiler la société en leur disant coment on peut être contaminé mais malheureusement , comme je l'ai dit la société associe cette maladie au sexe. Le pire est que le malade est rejeté par la société alors qu'il a besoin de soutien

Thirga.ounevdhou
19/11/2005, 12h05
Bonjour Morjane et Zlabiya,

Tout a fait vrai, le Sida reste ignoré par La plus part des gens en Algerie, et pour ceux qui le connaissent; il reste encore un sujet tabou.
Ces chiffres "676 cas de sida et 1 868 séropositifs depuis l’apparition de cette maladie en Algérie", ne sont que les cas recensés "ceux qui se sont présentés et recensés…." Mais il est claire «sur» qu’il reste encore des cas ignorés «notamment des porteur de la maladie»

Tte la question est une question de sensibilisation, la population doit connaître la gravite de la maladie et tout ce qui la concerne «transmission et prévention pour se protéger et protéger les siens» et cela ne peut se faire que par une sensibilisation générale et intense.

Merci encore Morjane pour le sujet et l'article.