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Voir la version complète : Affaire Air Sénégal: Le fils Wade, nouveau ministre des Transports


simo33
06/05/2009, 12h11
Après la démission du Premier ministre sénégalais le 30 avril, un nouveau gouvernement vient d’être formé. La compagnie marocaine devra traiter avec le nouveau ministre des Transports, en l’occurrence, Karim Wade.

Les pourparlers de la «dernière chance» risquent de se prolonger. A l’heure où nous mettions sous presse, le directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile du Sénégal, Mathiaco Bessane, a déclaré que «les discussions entre experts sénégalais et marocains sur l’avenir d’Air Sénégal International (ASI) devraient néanmoins reprendre lundi ou mardi».
Cette déclaration vient marquer la fin de la réunion marathonienne, du 29 avril au 1er mai à Dakar, entre les deux partenaires. La délégation de Royal Air Maroc (RAM) était formée par le DG-adjoint, Abderafi Zouiten, Habiba Laklalech, directrice des Affaires générales, et Hassan Amri, directeur financier. Ces négociations visent le sauvetage de la compagnie sénégalaise. Son capital est détenu à 51% par RAM. En raison de sa cessation de paiement, ASI n’assure plus de vol depuis vendredi 24 avril. Et les pourparlers sont dans l’impasse. La RAM a estimé «irrecevable» la contre-proposition sénégalaise. L’Etat sénégalais veut que «la compagnie marocaine demeure dans la gestion de cette compagnie au-delà de 2009».
C’est une échéance qui ne va pas dans le sens des propositions de RAM.
L’Etat sénégalais «veut contraindre» son partenaire à «subventionner, à fonds perdus et à hauteur d’au moins 300 millions de DH, le redémarrage des activités d’ASI», selon RAM. Les experts sénégalais ont par ailleurs demandé la mise à la disposition d’ASI d’une flotte comprenant «au moins» un long-courrier de type Boeing 767 ou équivalent». Pour sa part la compagnie marocaine maintient son offre de départ, à savoir le protocole proposé le 2 mars dernier. Elle demeure tout de même «disposée à accueillir la prochaine réunion de la commission mixte dans ses locaux de Casablanca». Ces discussions interviennent à un moment où RAM et le ministère des Transports sénégalais –qui représente l’Etat au sein du capital d’Air Sénégal- se sont engagés dans une procédure judiciaire. Celle-ci n’a pas été suspendue pour autant. En octobre 2007, Dakar avait annoncé son intention de prendre le contrôle de la société. Aucun repreneur n’avait toutefois été trouvé et début avril la justice sénégalaise a interdit à RAM de se retirer de la gestion d’Air Sénégal, aggravant encore la crise entre Dakar et la compagnie marocaine. Tous ces rebondissements surviennent dans une conjoncture politique assez particulière.
F. F

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