PDA

Voir la version complète : Les trackers, des produits financiers de plus en plus attractifs


morjane
19/11/2005, 19h15
Les Trackers , aussi appelés, Exchange Traded Funds ou "ETF" sont des produits financiers qui présente de nombreux avantages Ce sont des fonds indiciels négociables en bourse qui se sont considérablement développés aux Etats-Unis et qui sont aujourd'hui les valeurs les plus traités aux USA.

=====

Il existe des produits simples à acheter, qu'on soit novice ou investisseur très actif en Bourse. Il s'agit des trackers — en anglais, Exchanged Traded Fund (ETF) —, des valeurs mobilières ayant la forme juridique d'un fonds commun de placement (FCP) coté en continu à la Bourse. Leur objectif est de répliquer la performance d'un indice proposé par des établissements financiers.

Pour l'investisseur, les trackers présentent plusieurs avantages : ils permettent l'achat en une seule transaction de l'ensemble des valeurs d'un indice national (comme le CAC 40) ou sectoriel (celui des valeurs de technologies américaines, par exemple) avec des frais de courtage correspondant à l'achat d'une seule action. Contrairement à une sicav indicielle classique, il n'y a pas de droit d'entrée ni de sortie. Enfin, les trackers peuvent entrer dans le cadre d'un plan d'épargne en actions (PEA) même lorsqu'ils reproduisent l'évolution d'indices non européens.

La valeur unitaire d'un tracker se situe entre 30 et 40 euros. Sa rémunération est égale à celle de l'indice plus les dividendes, moins les frais de gestion du promoteur (entre 0,2 % et 0,7 % pour les plus coûteux). A titre de comparaison, ces derniers sont compris entre 1,5 % et 2 % pour les sicav indicielles.

Le premier tracker est apparu aux Etats-Unis en 1993. Euronext, la Bourse qui fédère les places de Paris, d'Amsterdam, de Bruxelles et de Lisbonne, s'est lancée sur ce marché en 2001. Il existe aujourd'hui 140 trackers en Europe pour un encours de 42 milliards. A la fin septembre, Euronext en totalisait 69 sur 56 indices, pour un encours de 35 milliards d'euros. Ces trackers permettent d'investir à peu près dans n'importe quel type de valeurs. Jeudi 17 novembre, Lyxor (filiale de la Société générale) a lancé un tracker basé sur l'indice Tokyo Stock Price (Topix) permettant aux investisseurs européens d'investir sur le marché japonais. Il en existe aussi sur la Chine et sur l'Europe de l'Est.

Avec 120 000 investisseurs, le marché des trackers reste confidentiel. Ce produit leur rapportant de faibles commissions, les banques ne le mettent pas en avant. "En 2003, 33 % des transactions étaient inférieures à 6 000 euros. Entre mai et septembre, ce taux est monté à 50 %", explique Thibaud de Cherisey, responsable du service aux investisseurs chez Euronext. Une preuve que les investisseurs individuels sont de plus en plus nombreux.

Afin de mieux mesurer l'appétit pour ce produit, Euronext a lancé pour la deuxième fois son baromètre semestriel sur les trackers, réalisé par le cabinet d'enquête TLB, en partenariat avec Le Monde. Cette étude a été réalisée sous la forme d'entretiens téléphoniques du 13 au 21 octobre 2005 auprès de 200 actionnaires individuels actifs — réalisant au moins quatre opérations par an — détenteurs de trackers et auprès de 200 autres non détenteurs de tels produits.

RECHERCHE D'UN MARCHÉ PORTEUR

Premier enseignement de ce sondage : l'accès à la performance d'un indice en une seule transaction est la principale raison qui a motivé l'investissement dans un tracker (pour 79,1 % des personnes interrogées). Viennent ensuite les coûts modestes des frais de gestion (73,8 %) et l'absence de droits d'entrée et de sortie (72,7 %). A la question "Lorsque vous investissez dans un tracker, quelle stratégie appliquez-vous ?", 37 % des sondés répondent rechercher avant tout un marché porteur (37 %). Par ailleurs, 60 % des détenteurs de trackers passent des ordres supérieurs à 1 500 euros (ils étaient 55 % en mai).

Si l'on constate une baisse des intentions d'investir dans les trackers au second semestre (37,2 % contre 46,3 % en mai), ce produit reste le plus attractif après les actions. En revanche, les investisseurs sont plus nombreux (72,5 % contre 60 % en mai) à vouloir augmenter leur part dans ce produit. Quant à ceux qui n'ont toujours pas sauté le pas, ils sont 20 % à l'envisager.

Les trackers, des produits financiers de plus en plus attractifs (http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3238,36-712029@51-709762,0.html)

Cookies