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Voir la version complète : Les ambitions du groupe Sonatrach


morjane
21/11/2005, 15h17
Dans le domaine des Hydrocarbures, l'ambition de la Sonatrach est d'augmenter sa production pétrolière et ses quotas au sein de l'OPEP mais cela ne peut se faire que si ses pairs diminuent leurs exportations.

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Le groupe Sonatrach couvre aujourd’hui plus de onze pour cent des besoins gaziers de l’Europe occidentale, une proportion appelée à augmenter si l’on s’en tient aux ambitions d’exportations gazières de la compagnie nationale. Celle-ci projette de mettre sur les marchés internationaux (marché de l’UE, marché américain, et asiatique) quatre-vingt-cinq milliards de mètres cubes de gaz d’ici à 2010, s’inscrivant ainsi (géographie oblige) dans l’évolution du marché gazier européen, ouvert aujourd’hui à la concurrence, en vertu d’une directive instituée par Bruxelles. Il s’agit d’un document élaboré en solo par les Européens. Il établit en fait dans le détail les règles communes se rapportant au transport, à la distribution, à la fourniture et au stockage du gaz naturel. Il définit aussi les modalités de fonctionnement, d’organisation de ce secteur, d’accès au marché et d’exploitation des réseaux ainsi que les critères et les procédures applicables aux autorisations de transport, de distribution, de fourniture et de stockage. Reste que nombre de pays de l’UE n’ont pas encore transposé toutes les dispositions liées à cette directive dans leurs droits nationaux.

Dans le domaine pétrolier, l’objectif que Sonatrach affiche actuellement est de relever considérablement et la production pétrolière et ses quotas au sein de l’OPEP. Est-ce évident ? Elle en a officiellement fait la demande, il y a deux ans. L’Algérie ne peut cependant revoir à la hausse ses exportations pétrolières que si ses pairs de l’OPEP diminuent les leurs, dans un souci d’équilibre.

Le rythme de production, de même que le mode de fonctionnement de la compagnie nationale, est inscrit dans une nouvelle dynamique que le département de tutelle veut imprimer au secteur de l’énergie, sous-tendu aujourd’hui par une nouvelle législation en vigueur, après l’installation, la semaine dernière des deux agences, Alnaft et Autorité de régulation. La législation en question met fin au régime de partage de production. Elle a fait débat, avant qu’elle n’ait été adoptée, début 2005, par les deux chambres parlementaires, parce qu’elle contient des dispositions qui fâchent, notent les défenseurs de la formule de partage de production. Dans ce régime, des contrats en série ont été signés par le groupe, dont une partie l’a été dans le cadre d’avis d’appel d’offres lancés par le groupe. La formule d’avis d’appel d’offres a été instaurée il y a quatre ans. Est-ce pour autant que le gré à gré ait disparu ? Des entreprises du secteur de l’énergie y recourent quand un avis d’appel d’offres est déclaré infructueux ou quand l’offre porte sur des marchés de consulting, de fournitures, de prestation de services, ou encore lorsque des circonstances exceptionnelles, dûment établies sur la base de dossiers et justificatifs, nécessitent des opérations d’urgence incompatibles avec les délais exigés par un appel à la concurrence, entre autres.
La formule des avis d’appel d’offres a été consolidée en 2004 par une directive portant passation des marchés à Sonatrach. Elle a dégagé de bons résultats, estime le ministre de l’Energie et des Mines.

Par les chiffres, le groupe Sonatrach a lancé, à la faveur de cette procédure, plus
15 574 appels d’offres. Une palette d’offres qui a donné lieu à des contrats d’investissements établis à plus de 208 milliards de dinars. Schématiquement, la procédure dont il est question prévoit que les sociétés intéressées par les projets de marché des structures et des filiales du groupe Sonatrach doivent faire leurs offres en deux phases : une première technique et une deuxième commerciale. L’ouverture des plis des soumissionnaires est publique. Elle consacre l’attribution, séance tenante, du marché au soumissionnaire ayant fait l’offre la moins-disante. La procédure s’étend à tous les marchés. Elle est pratiquée aussi bien dans le financement nécessaire aux crédits-exportations, dans les couvertures d’assurances que dans l’acquisition de méthaniers.
Evoluant dans une industrie pétrolière gagnée par une concurrence accrue, la Sonatrach s’allie à des partenaires, développe ses activités à l’international et se met à la recherche scientifique, tirant profit d’un parcours fait de réalisations ambitieuses, estiment des observateurs.

La société nationale des hydrocarbures est passée de la nationalisation aux plans de restructuration des années quatre-vingt à une libéralisation plus poussée aujourd’hui, avec une nouvelle loi sur les hydrocarbures. Cette législation va-t-elle lui réussir sur toute la chaîne pétrolière ? Il y a vingt-cinq ans, elle avait, dans le cadre du plan quinquennal (1980-1984), entrepris une restructuration étendue, laquelle a donné naissance à dix-sept entreprises réparties comme suit : quatre entreprises industrielles, trois de réalisation, quatre de gestion de zones industrielles et six de services. Cette restructuration lui a permis de se consacrer essentiellement à ses activités de base. La compagnie se séparant ainsi de ses moyens de forage et de services aux puits, la nécessité d’avoir une structure chargée d’études, d’engineering et de supervision des opérations s’imposait. C’est ainsi qu’il a été décidé, en 1987, de créer, entre autres, la coordination forage rattachée à la division hydrocarbures. Cette ramification n’a pas été pas sans résultats : à l’actif de Sonatrach un ensemble de réalisations : raffineries, réseaux de transport par canalisations, des usines de pétrochimie…

Aujourd’hui, la Sonatrach occupe une place enviable, notamment à l’échelle africaine. Elle a été classée, sur trois années consécutives, première compagnie sur un échantillon de cinq cents entités, tous secteurs confondus.

Source: La Tribune

Tau_Alpha
21/11/2005, 15h37
....mais cela ne peut se faire que si ses pairs diminuent leurs exportations....

On ne va pas dans cette direction. Je pense que tout le monde augmentera ses exportations et si Sonatrach veut augmenter ses quotas par rapport aux autres, il lui faudra arriver en premier. L'Arabie Saoudite a deja lance un programme de renovation et modernisation, c'est aussi le cas pour les autres pays du Golfe. A nous de faire de meme (c'est deja en cours) mais accelerer pour mettre "nos amis de l'opep" devant le fait accompli

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