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Voir la version complète : Kader Chaa a initié les Lilloises au hammam


morjane
21/11/2005, 16h57
Kader Chaa était chirugien dentiste à Alger. Arrivé en France à l'age de 25 ans, il a commencé par les petits boulots pour finir par devenir créateur d'emplois en ouvrant deux spas-hammams dans le Nord.

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C'est une oasis de bien-être au beau milieu du quartier populaire de Wazemmes. La brique rouge de la Maison Folie, vestige de Lille 2004, côtoie les faïences d'Espagne et le mobilier du Maroc.

Bienvenue chez Zein, l'un des deux spas-hammams de Kader Chaa. Ce Lillois d'adoption a les yeux qui brillent quand il parle de ce « lieu propice à l'échange et à l'introspection ».

Avec Zein, l'ex-Parisien de 42 ans a apporté sa pierre au développement de la ville, qui l'a accueilli les bras ouverts. « Parce que je suis fier de ma double culture, il fallait que ma démarche entrepreunariale ait un sens. » Pour ses deux hammams lillois, il a choisi de participer, en coopération avec la mairie, à la revalorisation de quartiers et a créé une dizaine d'emplois. La démarche lui a valu le soutien de l'association Autonomie et Solidarité mais aussi du réseau Nord Entreprendre.

Né à Alger, arrivé en France à l'âge de 25 ans, Kader Chaa est aujourd'hui un « chti » dans l'âme, comme son épouse, « Lilloise de souche », qui lui a fait poser ses valises voilà huit ans. A l'époque, il était directeur régional dans le Nord de la marque Pimkie.

Des a priori, il ne cache pas qu'il en avait. Mais il se fâche aujourd'hui contre l'image de la région, « digne de Germinal », véhiculée par certains. Kader Chaa utilise volontiers une expression en patois - « grand diseux, petit faiseux » - pour convaincre son interlocuteur qu'« ici, quand on parle, c'est du concret ».

Ravi d'avoir fui les embouteillages parisiens, il vit avec sa famille à l'extérieur de la ville, à Wasquehal. « Ma maison ? A l'époque, c'était le prix d'un studio parisien ! » A moins d'une heure en voiture, on « s'oxygène » au bord de l'eau à cap Gris-Nez quand on ne passe pas le week-end à Anvers ou à Bruges.

Un bonheur mérité après des années de galère. Dans une première vie, Kader Chaa était chirurgien-dentiste à Alger. Arrivé à Paris, sans équivalence de diplôme, il atterrit chez Burger King. « Je ne vais pas la jouer à la Zola. Mais je me suis retrouvé dans une arrière-cuisine à recevoir des ordres. » Chez Burger King, Pizza Hut, GrandOptical puis Pimkie, il a gravi les échelons à grande vitesse et appris le métier de développeur. Avant de se faire débaucher par Pepsi qui l'a chargé d'implanter la marque en Afrique du Nord. C'est sans doute pour cela qu'à Lille, Kader Chaa a eu du flair. Dans quelques mois, c'est à Nantes qu'il appliquera la recette lilloise en ouvrant son troisième hammam.

Source: le figaro

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