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Voir la version complète : Trois futurs enseignants sur quatre échouent les tests de français


Al-Fares
22/11/2005, 04h08
Ne riez pas de nous, les français, maghrebins et autres francophones.
Nous les québecois faisons tout notre possible pour que les autres provinces du Canada ne nous écrasent pas avec leur anglais....Les anglo-saxons avec leur culture nous étouffent, mais nous tenons bien encore....

Pour nous aider, d'apres vous, pourquoi notre français est si malade que ça?
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La plupart des futurs enseignants inscrits cet automne dans les universités du Québec ne maîtrisent pas les notions de base du français.

Une tournée de cinq universités menée par Le Journal de Montréal révèle qu'entre 40% et 79% des étudiants en enseignement ont échoué leur test de français.

Cet examen mesure les connaissances grammaticales acquises à l'école primaire et au secondaire. Pour réussir, les étudiants devaient obtenir une note de 75%.

À l'Université de Montréal, près de 77% des aspirants-professeurs n'ont pas obtenu la note de passage. Cette performance est pire qu'en 2004, alors que 74% d'entre eux avaient dû suivre des cours de «mise à niveau» linguistique avant d'obtenir leur diplôme.

La situation est encore plus sombre à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, où 79% des étudiants inscrits cette année n'ont pas réussi l'examen.

Ce n'est guère mieux à l'Université Laval, où presque sept étudiants sur dix ont enregistré un échec.

Le taux d'échec atteint 57,9% à l'Université du Québec en Outaouais.

Les futurs enseignants inscrits à l'Université du Québec à Trois-Rivières ne sont pas obligés de subir un test de français lorsqu'ils entreprennent leur formation.

Source: LCN

Thirga.ounevdhou
22/11/2005, 11h35
Bonjour Al-Fares,

Un enseignant de langue doit maîtriser la langue qu’il enseigne, sinon qu’est ce qu’il va enseigner? On doit être stricte et très exigeant dans leur recrutement. En Algérie, il suffit d’avoir étudier en Français "a l’université" pour enseigner au lycée le français «en qualité de vacataire», et un ingénieur peut facilement se présenter pour le concours de recrutement des enseignants de langue française du moment qu’ils ont fait l’université en Français. ..c’est normal ça ?

Jigsaw
22/11/2005, 11h38
En Algérie, il suffit d’avoir étudier en Français "a l’université" pour enseigner au lycée le français «en qualité de vacataire»

C'est malheureusement pareil pour les autres disciplines (physique, chimie,...).
Il suffit d'avoir touché à la discipline pour pouvoir l'enseigner.

Petroman
22/11/2005, 23h21
C'est vraiment désolant..L'accent québecois m'a toujours été sympathique..mais parfois, on est catastrophé de constater un amas de fautes dans les médias, particuliérement les journaux..toutes sortes de fautes, la grammaire, l'orthographe, la conjugaison la syntaxe, le pluriel, le féminin, le commun, le défini, le particulier..etc...Faut dire qu'à force de ne plus savoir écrire, un peuple désapprend à parler..et c'est le cas au Québec...Ce qui me fâche le plus ce sont les LÀ LÀ LÀ qui garnissent toutes les phrases..ça LÀ avoir avec, ça LÀ donné que, ça LÀ fait que..je ne suis plus capable d'entendre ça..Il ne s'agit pas d'écrire des textes sans aucune faute ou maladresse, cela est quasi impossible..Pour la majorité de nos amis du forum qui n'ont aucune idée du langage québecois, je vais vous faire un texte qui n'a aucun sens mais dans lequel je vais insérer le maximum d'expressions typiquement québecoises...Faque ça donne ça:

<<A soér, j'ai le coeur gros, pis j'ai le goût de bavasser...ch'trouve ça de valeur de jaser de moé, mais j'ai les yeux dans la graisse de binnes, pis chu tanné d'attendre aprés ma blonde qui fait la baboune...Je fâ dur en titi, chu évaché, je capôte pour des gugusses, je bêche mais je braille pas, chu't'un homme estie, pis, c'est pas la crisse à ma blonde qui va m'écrapoutir...me reste d'la broue et chu paqueté pas à peu prés, à soér c'est la grosse brosse.
J'ai beaucoup de troubles, le char pars pas, j'ai pas d'bidoux, pogné su'l BS, faque je me pogne le moineau, pis ma blonde me saute dans la face, elle va manger une sacrée volée crée-moi...chu pu quoi faire, chu fou comme d'la marde, pis je pense sacrer mon camp d'icitte avant que la chicane pogne..>>.

C'est toff hein? je sais :lol: .

Al-Fares
22/11/2005, 23h53
À c't'heure, colline de bine, Envoye-donc.
Tiguidou, je va ecouter les Canadiens à la TV.
Pantoute, capote pas mon tchum!

T'as entierement raison Petroman, (mes salutations en passant)

Bachi
22/11/2005, 23h57
Les chiffres, faut faire gaffe, faut prendre du recul pour en saisir le contenu.

Les universitaires québécois ne sont pas pires que les autres francophones du monde en français écrit
Au contraire, depuis une dizaine d'années, ils sont dans une position enviable, à comparer aux autres.
Les tests dont Fares fait mention ici, sont des moyennes à l'entrée de l'université et non à la sortie.
Les standards sont très hauts car on voudrait s'assurer justement que les futures générations soient, en matière de langues, encadrées par des enseignants bien qualifiés.

Par ailleurs, le niveau du français parlé dans les administrations est fichtrement plus élevé qu'en Belgique ou en France, par exemple. Il suffit d'écouter une radio québécoise et une française pour le constater...

Le français s'écrit mal, se parle mal, partout dans le monde. On ne lit plus, on n'écrit presque plus qu'en langage codé type sms et clavardage. La preuve est manifeste à longueur de colonnes dans notre forum...

PS Le titre repris à un journal contient, d'ailleurs, une faute. Celle-ci est syntaxique. On n'échoue pas un test, on échoue au test.

Petroman
23/11/2005, 00h09
Ya Fares..Je ne sais pas comment j'ai fait pour oublier TIGUIDOU lol...pourtant c'est le terme qui m'est le plus sympathique...Ok, moi aussi je va regarder les canadiens...On va battre Bob Hartley à soér..tiguidou...mes amitiés aussi.

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