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Voir la version complète : Hommage a Hadj M’hamed El Anka


Thirga.ounevdhou
23/11/2005, 11h13
Il y a environ quart de siècle qu’il est parti, Un quart de siècle après sa mort, Hadj M’hamed El Anka continue d’être adulé par ses admirateurs.
Le quotidien ElWatan lui a consacré tte la Rubrique Culture en cette occasion et en hommage:
- http://www.elwatan.com/culture/
- http://www.elwatan.com/2005-11-23/2005-11-23-30812
Deux hommages à une légende
La première aura lieu aujourd’hui dans la ville de Mostaganem, cité culturelle par excellence, où la musique populaire a connu un rayonnement incontestable. La seconde se tiendra le 25 novembre à l’Hôtel Hilton avec, comme organisateur principal, le fils du grand maître, El Hadi El Anka, qui a voulu cette année, selon ses dires, donner une dimension un peu plus grande à l’événement.

Si l’hommage de Mostaganem mis sur pied par M. Bennatia, directeur de la culture à la wilaya, est placé sous l’égide du ministère de la Culture et revêt en quelque sorte un cachet officiel, celui qui sera abrité par l’hôtel Hilton demeure dans la trajectoire établie et respectée depuis un certain nombre d’années par le fils, c’est-à-dire une initiative personnelle qui, pour cette fois, bénéficie de l’apport d’un sponsor privé. « Nous restons dans la tradition en essayant à chaque fois de faire en sorte que cet hommage soit un repère musical important pour entretenir le patrimoine légué par le maître », nous dit El Hadi. Pour ne pas faillir à la règle, le concert de musique chaâbi qu’il a monté, et auquel il prendra part comme chanteur, sera animé par des pointures connues dans le genre, à savoir El Kobi, Chercham, Bourdib et Nadia Benyoucef. Une soirée souvenir donc pour célébrer l’anniversaire et rien d’autre. Autrement dit, pas d’exposition ni de conférence pour expliquer l’itinéraire artistique de celui qui a révolutionné le chaâbi. A l’autre bout, Mostaganem, qui accueille pour le première fois l’événement, a mis sur pied, semble-t-il, un programme plus ambitieux qui s’étalera sur deux jours. M. Bennatia, qui a eu l’heureuse initiative de faire sortir El Anka de son microcosme algérois pour le faire connaître à d’autres régions du pays en partant du principe que le grand maître est d’abord une figure nationale, est parti de l’idée que cette date commémorative mérite une certaine solennité, en tout cas une considération à la mesure de la stature du cheikh. On annonce à cet effet la participation de plusieurs noms de la chanson populaire, dont celle (sous toute réserve) d’El Hachemi Guerrouabi, alors que Maâzouz Bouadjadj, qui se fait de plus en plus discret, serait évidemment l’invité d’honneur dans sa ville. Dans la liste, on parle aussi du jeune prodige de Relizane, Mustapha, qui chante El Anka comme rares sont les émules qui peuvent le faire. Là aussi, les deux soirées sont attendues avec une certaine effervescence par les amateurs du chaâbi, à la gloire d’un célébrissime interprète auquel la musique populaire lui doit beaucoup. L’hommage rendu à El Anka, s’il est indispensable pour le faire vivre encore et toujours dans les cœurs le plus grand chanteur compositeur du chaâbi de tous les temps, risque d’être incomplet sans le nécessaire approfondissement de son héritage qui reste, hélas, mal recensé et mal archivé. El Anka, c’est une partie importante de l’histoire du chaâbi dans notre pays. La rappeler par des galas, c’est bien, mais l’étudier pour l’enseigner aux talents à venir, c’est mieux.

ElWatan

absente
23/11/2005, 13h00
El Hadj M'hamed El Anka (Mohamed Idir Halo) est originaire de Ath Djennad (du côté d'Azzefoun)
Il naquit et grandit à la Casbah, fréquenta Mcid Fatah jusqu'à l'âge de 10/11ans (école située en haut du Bd de Verdun et faisant face actuellement au Commandement de la Gendarmerie Nationale)
Il a commencé à participer aux fêtes de mariage au sein de l'orchestre de Khioudji (demi-frère de Hadj Mrizek) mais son véritable idole demeurait Cheikh Nador dont il s'inspirait sans cesse.
Son talent ne cessait de grandir et il devint quelques années plus tard (je ne saurai vous dire) professeur au Conservatoire Municipal d'Alger où il eut entre autres, comme élèves, Hssen Said et Amar Lachab (Nesthel el kiya ana libghit)
Il inspira d'ailleurs pas mal d'artistes (Boudjemaâ El Ankis, Amar Ezzahi) pour ne citer que ceux là.

Excuses anticipées si je me suis trompée (j'ai appris cela de ma défunte mère)

Océane
23/11/2005, 16h53
Le chaâbi algérien aura-t-il un autre Cardinal ? ;)

aliouette
24/11/2005, 23h35
EL MEKNASSIA.
http://s39.yousendit.com/d.aspx?id=1OG9MPT64W4S41AJYHGZ3DJ34W

most
01/12/2005, 20h34
Hommage
Mostaganem donne le ton

L’hommage organisé à Mostaganem (une première), à l’occasion du 27e anniversaire de la mort d’El Hadj M’hamed El Anka, par le ministère de la Culture, en collaboration avec la direction de la culture de la wilaya de Mostaganem, a remporté, selon les nombreux participants et observateurs, un franc succès populaire.


Hormis les quelques cafouillis constatés sur le plan organisationnel, qui n’ont d’ailleurs eu aucune incidence sur la tenue de la manifestation, cette commémoration aura été surtout, au-delà de l’ambiance festive, un moment privilégié pour les amateurs de chaâbi de découvrir de jeunes talents à l’avenir prometteur. Et en Algérie, preuve a été donnée encore une fois que la pâte existe à travers tout le territoire national, un potentiel qui ne demande qu’à être pris en charge pour s’épanouir. D’ailleurs, la synthèse faite subtilement à Mostaganem entre les chanteurs chevronnés et la nouvelle génération a montré que cet art initié et perfectionné par le grand maître disparu a de bonnes perspectives devant lui pour peu que l’on ne fasse pas l’erreur de s’arrêter à une simple date de calendrier. Au niveau de la tutelle, on semble avoir compris l’importance qu’il y a à accompagner l’évocation d’une figure artististique aussi emblématique que celle d’El Anka par des initiatives, où les fleurons, qu’ils appartiennent à l’école ankaouie ou autres, trouvent leur compte. Face à l’insuffisance criante des conservatoires et des associations pouvant enseigner le genre populaire que reste-t-il à ces amateurs, mordus de chaâbi, pour émerger sinon des rencontres de ce type, où le contact avec le public est plus déterminant que l’auditoire d’une fête familiale. « Il faut multiplier ces manifestations », nous dit Sid Ali El Anka, le fils aîné du grand maître, qui a été d’un précieux concours pour l’hommage de Mostaganem. C’est au niveau de ces échanges culturels que le chaâbi peut effectivement se ressourcer. Semer le chaâbi partout en Algérie, c’était le soucis d’El Anka. Dans cette ville où le Cardinal venait souvent rencontrer le milieu artistique, puiser même dans les textes des grands poètes pour son inspiration, la jeunesse a donc été très présente. Derrière le jeune relizanais Mustapha Belahcen, qui voit s’ouvrir devant lui une carrière prometteuse, mais pas du tout facile à assumer, le public a été agréablement conquis par une pléiade d’amateurs - ou semi-professionnels - qui méritent tous les encouragements. La maison de la culture a donc vibré, deux soirées durant, au rythme du chaâbi que l’inégalable Maâzouz Bouadjadj, invité d’honneur, s’est fait un plaisir de ponctuer. L’expérience, assurément, a révélé des côtés positifs en matière de développement de l’activité artistique que le ministère se doit de sauvegarder.

most
01/12/2005, 20h36
Connaissez-vous Maazouz Bouadjadj un autre cardinal du chaabi :D

ghanem
01/12/2005, 21h36
Connaissez-vous Maazouz Bouadjadj un autre cardinal du chaabi
Salut tout le monde

bonjour most

Notre maazouz est connu, mais surtout aprécié chez nous, car il chante le chaabi mostaganémois,
qui est très ancien. Les textes sont pour la plupart tirés de lakhder benkhlouf qui datent, d'environ cinq siècles, quand au chaabi dit algérois très beau d'ailleurs, nous dirons qu'il est moderne.
( si je dis des bêtises corriger svp)

most
01/12/2005, 21h54
Le chaabi algérois a puisé dans celui mostaganémois. El hadj El Anka Allah Yarhmou venait souvent à Mostaganem (dans les années trente) pour puiser dans le patrimoine.

Un quart de siècle après sa mort, Hadj M’hamed El Anka continue d’être adulé par ses admirateurs, dont un grand nombre se recrute dans la plupart des anciens quartiers de Tigditt, Tobbana ou Beymouth.


Car, bien avant son apogée au firmament de ce genre musical si particulier qu’il aura été le seul à imposer, Hadj M’hamed El Anka ne se lassait jamais de venir à Mostaganem pour y faire provision de qaçayds (poèmes) auprès, notamment, de cheikh Hamada et de Hadj Lazoughli, lui-même poète et compositeur. Il est de notoriété qu’une amitié très profonde liait El Anka à cheikh Hamada qui excellait dans le genre bédouin, dont il demeure l’un des plus illustres représentants. Quelques années avant sa mort, Mohamed Rachid, qui était la mémoire vivante du chaâbi, nous rappelait que c’est grâce à cheikh Hamada qu’El Anka accédera aisément au répertoire populaire marocain que le jeune Gouaïch était allé rassembler au pays de Mohammed V. C’est entre les deux guerres que le chanteur natif de Touahria fera connaître les sublimes poèmes de M’barek Essoussi (Youm El djemaâ, entre autres), d’El Meghraoui, de Masmoudi ou de Nedjar (Mersoul Fatma). Mais c’est sans doute par là que le jeune El Anka trouvera sa propre voie. Car, le genre qu’il venait de peaufiner, au grand dam des tenants du genre andalou, manquait terriblement de paroliers. Une véritable aubaine que ce chanteur bédouin au long cours qui eut le premier le grand mérite d’aller à la source faire provision de textes qui deviendront rapidement des classiques du répertoire chaâbi. Par ailleurs, les nombreux voyages à Mostaganem allaient permettre au cheikh d’accéder directement à la nomenclature de Lakhdar Benkhlouf. Ce poète guerrier est sans aucun doute le plus prolifique non seulement de sa génération, mais également de l’ensemble du Maghreb. Natif de la région, certains de ses poèmes seront édités par Bakkhoucha, en 1934. Mais ce recueil n’était qu’un avant-goût de ce que la mémoire populaire pouvait receler comme trésors. C’est ainsi qu’à chaque déplacement, le maître du chaâbi revenait avec quantité de poèmes puisés à bonnes sources. Il se dit qu’à chaque soirée, c’est Hadj Lazoughli en personne qui lui apportait quelques correctifs que le chanteur acceptait avec reconnaissance. L’idée de lui rendre un grand hommage au pays de Benkhlouf, qui avait émergé dès sa disparition.

aliouette
01/12/2005, 22h41
Salam.
Ca m'arrive d'écouter Bouadjadj, il est trés apprécier dans l'Algerois.


BOUADJADJ Maâzouz (né en 1935) - Brillant interprète de chaâbi..
Né le l6 janvier 1935 à Mostaganem. Aîné de neuf enfants, fils de M'hamed, un petit commerçant il fera ses études primaires à l'école Condorcet avant d'obtenir, en 1948, son certificat d'études. A huit ans, il découvre, sur les genoux de son père, les joies qui entouraient les orchestres les soirs de mariages. C'est de cet âge que datera son goût pour la musique, le chant et son admiration pour les cheikhs de l'é poque, comme Belkacem Ould Said et Abderrahmane Benaissa, dont il sera plus tard l'élève. A quatorze ans, il se met à apprendre à Jouer de la flûte que son oncle paternel Mekki, tourneur à Paris chez Renault, fabriquait à partir de tubes de fer.
Il rentre, en 1948: comme commis à la pharmacie Viale avec un contrat d'apprentissage de trois années pour devenir préparateur en pharmacie. Métier qu'il exercera jusqu'en 1964, A dix-sept ans, il crée un petit orchestre pour animer les mariages, avec les musiciens Hamou Bensmaïn, Kaïd Benhenda et Bensabeur Belmoulouka, En 1956, il rejoint la grande troupe d'El Masrah, dirigée par Abdelkader Benaissa, un enseignant. Il y a là, Ould Abderrahmane Kaki, dramaturge et metteur en scène, le chanteur et musicien Mohamed Tahar et le comique Ahmed Benaceur. Héritier d'une tradition inaugurée par le Cercle du Croissant et l'Association culturelle Es- Syidia, et ce depuis plusieurs décennies, cette troupe se produisait à travers tout le pays, notamment lors des saisons artistiques des opéras d'Oran et d'Alger. Offrant des spectacles de musique et de théâtre, elle avait aussi parfois comme têtes d'affiche cheikh Hamada et cheikha Remiti. En 1961, Bouadjadj est arrété pour ses activités militantes au sein du FLN et interné dans les camps de Aïn Tedelès et Sidi Ali, dans la région de Mostaganem. A l'indépendance, il fonde son orchestre chaâbi avec Abdelkader et Belyajin Belahouel, Djilali Benkaabouche et Medjoub Benkheira. En 1964, il fait une tournée en Europe avec la troupe de Ould Abderrahmane Kaki pour lequel il conmpose les musiques de avaut théâtre et Afrique An 1.
A seize ans, l'adolescent Bouadjadj chantera sa première Qacida, celle d'El Achiqa du cheikh El Mekki El Fassi que lui confiera, pour le mettre à l'épreuve, le Cheikh Abderrahmane relaissa. Ce dernier? qui vivait dans le quartier populaire de Tidjitt, interprète de chaâbi, de hawzi et de m'gharbi, était souvent sollicité, pour des textes, par les cheikhs El-Anka, Hadj M'Rizek et Hadj Ménouer. Bouadjadj, qui a vécu également à Tidjitt au quartier de la Carrière, fréquentait aussi les cheikhs Menouer Ould Yekhlef, un ami de Hamada, Ali Benkoula, Tidjini Berrezam et le cheikh Lazoughli qui fut également musicien du cheikh Belkacem Ould Said. Une grande rencontre va marquer sa vie et son art. Celle avec le cheikh Hamada qu'il fréquentera assidûment à partir de l 964. Attentif, perspicace, encourageant? Hamada 1ui corrigera et lui expliquera le sens parfois caché d'un mot, d'un vers, d'une qasida. L'interprète qui a dans son répertoire près de 250 chansons. enregistrera son premier disque en 1974, un 33 tours, avec deux superbes textes Aïd El-Kebir de Bentriki et Ya Saki du cheikh Ben slimane et trois cassettes. Admirateur de Hadj M'hamed El- Anka, Hadj Menouer, H'Sissen et Khelifa Belkacem, Bouadjadj fait partie de la génération des Amar Lachab, Boudjemaa El-Ankis, Hassen Said, l'Mimi, Garami, Rachid Douki et Guerrouabi. Il a su élaborer son propre style, sa propre fàçon de faire qui consacre, avec ses succès, son travail, son art. Il se distingue ainsi avec des titres comme El Meknassia et Taoussoul de hadj Kaddour EI-Alami, Madoumch El Hakma Li makrache Hrouf El Bali de cheikh Benali Ould R'Zine, Narak ya Welfi de Ghanem El-Fassi. Joueur invétéré de mendole, amateur de lecture, de musique classique et d'andalou (Dahmane Benachour et cheikh Belhocine), il s'applique à élaborer des compositions musicales qui mettent en valeur la richesse, les subtilités, les finesses des poèmes. Ce préparateur en pharmacie, doté d 'une mémoire prodigieuse, respecte l'authenticiter, l'orginalité qui fait la force d'un texte. Bouadjadj se défie de toute "modernisation'' de ce genre. A partir de 1971, animateur culturel à la SN Sempac. Il s'installe à partir de 1976 à Oran, le futur quartier général du rai

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