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Voir la version complète : Mahin, tueuse en série iranienne, s'inspire des oeuvres d'Agatha Christie


morjane
23/05/2009, 18h18
Les méthodes utilisées par une tueuse en série iranienne ont de quoi faire penser à un vieux polar des années trente. Selon la police de Qazvin, au nord de l'Iran - où les victimes ont été retrouvées -, la jeune femme de 32 ans, connue sous le nom de Mahin, se livrait systématiquement au même petit manège pour amadouer ses cibles : elle les faisait monter dans sa voiture - une Renault de couleur jaune - puis leur offrait des jus de fruits contenant des soporifiques, avant de les étrangler. Pas étonnant, relevait, hier, le quotidien iranien Etemad : «La criminelle s'inspirait des livres d'Agatha Christie pour ne laisser aucune trace derrière elle !» C'est ce qu'elle vient, en effet, d'avouer, lors de ses interrogatoires, à Mohammad Bagher Olfat, le procureur du tribunal de la ville de Qazvin, située près de la mer *Caspienne.

À son tableau de chasse : une demi-douzaine de victimes, surtout des femmes âgées de 50 à 70 ans, qu'elle s'empressait ensuite de dépouiller de leurs bijoux et de leur argent. La mosquée semble avoir été son lieu de prédilection pour les repérer. C'est à sa sortie qu'elle leur proposait innocemment de les ramener chez elles. Une fois à l'abri des regards, elle s'en donnait à cœur joie.

Son leitmotiv? De grosses dettes s'élevant à plus de 18 000 euros et qu'elle désespérait de pouvoir éponger. D'après le chef de la police locale, Akbar Hedayati, cité par la presse iranienne, la jeune Mahin, une femme corpulente et experte en body-building, cherchait également «à se venger en choisissant des femmes ressemblant à sa mère qu'elle déteste». Si cette dernière a été épargnée, sa tante et le propriétaire de son appartement sont, eux, passés à la casserole.

Un crime punissable par la peine capitale

L'enquête judiciaire révèle que ces différents crimes ont été commis entre les mois de février et de mai dernier. C'est après avoir procédé à des relevés d'empreintes au niveau des corps que la police en a d'abord déduit que la criminelle était une femme. Mais c'est pour excès de vitesse que sa Renault a été repérée. Puis, la description faite par une Iranienne qui aurait réussi à échapper à ses griffes a finalement permis de recoller les morceaux. Toujours selon la presse locale, Mahin serait la première femme à être accusée de meurtres en série - un crime punissable par la peine capitale.

Les noms précis des romans policiers d'Agatha Christie dont s'inspirait la jeune femme restent inconnus. Mais de nombreux ouvrages de l'écrivain britannique, morte en 1976, sont en vente en Iran. Leur traduction en langue persane remonte à l'époque du chah. Sans compter la série télévisée, «Hercule Poirot», qui tourne autour du caractère principal de ses livres - un détective -, et qui fait un vrai tabac en République islamique lors de chaque rediffusion sur le petit écran iranien. D'ailleurs, rappellent les fans de l'auteur du Crime de l'Orient Express, Agatha Christie passa, de son vivant, par l'Iran, un pays dont elle s'inspira pour rédiger son livre La Maison de Chiraz.

Par le Figaro

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