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Voir la version complète : Agriculture à Aïn-Defla


morjane
25/11/2005, 16h54
Le plan national de développement rural et agricole (PNDRA) a inscrit un ambitieux programme pour l'agriculture à Aïn-Defla qui concerne les 24 477 exploitations. Il a pour ambition entre autres leurs modernisations , la création d'autres fermes pilotes ainsi que la promotion des zones rurales.

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Avec une surface agricole de 235 611 hectares pour une superficie totale de 462 000 hectares, l’agriculture dans la wilaya d’Aïn-Defla demeure incontestablement le principal créneau économique. Avec ses trois ensembles naturels : la plaine centrale, les monts du Dahra et l’Ouarsenis, Aïn-Defla est polyvalente en production.

Pour les 24 477 exploitations, le plan national de développement rural et agricole (PNDRA), a inscrit un programme ambitieux qui permettra de moderniser ces exploitations et de créer d’autres fermes pilotes ainsi que leur mise en valeur.

Ce plan aura pour mission la protection des ressources naturelles, la revitalisation de l’espace rural avec un programme de développement de proximité, c’est-à-dire la promotion des zones rurales, l’amélioration des conditions de vie pour la sécurité alimentaire des ménages ruraux, d’où la stabilité de la population rurale.

Le désenclavement permettra d’atteindre les zones les plus reculées
(1 000 km) afin d’encourager l’intégration de la femme rurale (1 000 femmes), la valorisation des productions agricoles avec l’extension des capacités de stockage sous froid (200 000 m3) et l’implantation des unités de transformation, soit 10 huileries et 4 mini-laiteries qui seront des atouts importants et bénéfiques pour toutes les régions. Mais le créneau le plus important, reste la culture de la pomme de terre.

Si en 2004 plus de 25 000 tonnes ont été récoltées, pour cette année, la production a battu tous les records avec 80 000 tonnes ce qui veut dire plus de 40% du besoin national et le rendement à l’hectare varie entre 300 et 400 qx. Les cinquante entrepôts frigorifiques demeurent insuffisants, car le stockage ne se fait plus dans les caves ou les lits d’oueds. Désormais, les chambres froides jouent un rôle prépondérant dans la gestion de la semence. Ces chambres froides permettent de stocker la production pour mieux suivre les fluctations du marché. Contactés par La Nouvelle-République, deux fellahs, producteurs de pomme de terre (on compte 500 dans la wilaya) nous donnent plus de détails : «Cette année, de nombreux importateurs ont commercialisé la semence et beaucoup d’agriculteurs ont donc investi dans ce créneau dans plusieurs wilayas et la rentabilité souhaitée n’a pas été à la mesure des frais engagés».

Un autre fellah nous informe : «Renseignez-vous aux marchés de gros : la pomme de terre est cédée à 5 DA le kg.» D’autres créneaux sont en plein développement comme par exemple la réhabilitation agrumicole (4 500 ha), l’intensification de la culture maraîchère et celle des céréales avec le grand programme d’irrigation des zones d’El Amra et d’El Abadia et prochainement les régions de Hammam-Righa et les Arribs avec la mise en marche de deux petits barrages, la production des semences, l’encouragement pour la production laitière (5 millions de litres), le développement des petits élevages (30 000 ruches).

Tous ces secteurs seront suivis et conseillés par un encadrement sanitaire et phytosanitaire opérationnel sur le terrain. A noter qu’une délégation de la société Copeland dirigée par Jean Auberger, son directeur, a été émerveillée par la qualité de la pomme de terre ainsi que par le travail réalisé par les spécialistes et techniciens algériens.

Source: La nouvelle République

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