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Thirga.ounevdhou
26/11/2005, 13h00
Selon un document de travail publié l'Institut national d'études démographiques (Ined) le jeudi 24 novembre, Le chômage touche plus
les immigrés et leurs enfants.
Les "secondes générations" issues de l'immigration ont 1,5 à 2 fois plus de risques de se retrouver au chômage.

L es immigrés et les enfants d'immigrés connaissent d'importantes difficultés pour entrer sur le marché du travail, y compris dans la Fonction publique. C'est ce que révèle jeudi 24 novembre un document de travail rendu public par l'Institut national d'études démographiques (Ined).
Les descendants d'immigrés, appelés les "secondes générations", ont 1,5 à 2 fois plus de risque de se retrouver au chômage que les personnes nées en France de parents Français, expliquent Dominique Meurs, Ariane Pailhé et Patrick Simon, dans ce document qui fait état de leurs travaux en cours.
Leur situation dépend fortement de leur groupe d'origine : les descendants de migrants d'Europe du Sud (Espagne, Portugal, Italie) sont "relativement épargnés par le chômage", écrivent-ils.
"Les descendants de migrants maghrébins ou africains sont, comme leurs parents, exposés à de forts risques de chômage que leur investissement éducatif et leur connaissance de la société française ne viennent pas modérer", ajoutent les auteurs.
Au chômage s'ajoutent une plus grande précarité dans l'emploi et une dépendance à l'égard des emplois aidés.

Ségrégation professionnelle
Un tiers des salariés masculins immigrés d'Afrique subsaharienne et environ un quart des immigrés originaires du Maghreb et de Turquie occupent un emploi précaire, contre seulement 16% des "natifs".
Pour les "secondes générations", environ un quart des salarié(e)s descendants de migrants maghrébins ou africains occupent des emplois non stables.
La forte ségrégation professionnelle dans certains activités observée pour les immigrés a diminué à la génération suivante, notent les auteurs.
Une certaine spécialisation des "secondes générations" s'observe notamment dans le bâtiment et la petite industrie pour les descendants d'immigrés portugais et l'action sociale pour les descendants d'immigrés maghrébins.

Handicap
Le "handicap d'une origine 'héritée'" se traduit donc par "toute une gamme de limitation, non seulement dans les chances d'accéder à l'emploi, mais également dans les caractéristiques de l'emploi occupé", notent-ils.
"Il témoigne de l'existence de discriminations dont l'amplitude et la persistance relèvent plus du système que de la disposition individuelle d'employeurs", estiment-ils.
Face à ce marché "discriminant", la Fonction publique ne joue pas le "rôle de refuge".
Si elle exerce sur les jeunes issus de l'immigration, particulièrement maghrébine, une "très forte attraction", leur intégration dans le corps des fonctionnaires "demeure inégalitaire et suit des voies subalternes", selon les auteurs, qui juge cette situation d'autant plus grave que la Fonction publique "revêt une importance stratégique dans le cadre des politiques d'égalité". NOUVELOBS

aniasse
26/11/2005, 20h00
Oui c'est normal ces chifre ne m'étonnent pas

absente
29/11/2005, 15h07
Inégalités quand tu nous poursuit...........

Je me demande quel est le pourcentage de ces filles/fils d'immigrés avec un diplome ? A lire ce document j'ai l'impression qu'il ne fait pas bon être bronzé dans l'hexagone.
La discrimination positive ne serait_elle pas un reméde á ces maux ???

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