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morjane
26/11/2005, 15h58
En vue d’aider les pays importateurs à faire face à la hausse des prix du pétrole les ministres africains des Finances veulent la création d'un fonds pétrolier spécial. Ce fond serait alimenté par la contribution volontaire des compagnies pétrolières qui utiliseraient ainsi une partie de leurs gains tirés de la hausse des prix du pétrole.

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Les ministres africains des Finances ont appelé à la création d’un fonds pétrolier spécial de manière à ce que les institutions financières internationales puissent aider les pays importateurs de pétrole à faire face aux besoins de financement, consécutifs à la flambée des prix du pétrole.

Cette proposition a été faite à l’issue de leur réunion consultative qui s’est tenue à Tunis les 22 et 23 novembre derniers au cours de laquelle ils ont, notamment, débattu des conséquences de la flambée des prix du pétrole sur les pays exportateurs et importateurs.

Pour alimenter ce fonds, les ministres ont invité les compagnies pétrolières à utiliser une partie des gains tirés de la hausse des prix du pétrole pour apporter des contributions volontaires. Dans le communiqué venu couronner la fin de leurs travaux, les ministres se sont dit «préoccupés» par les conséquences de la hausse des prix du pétrole dans les pays africains importateurs de pétrole, ajoutant que ces pays se trouvent confrontés à des problèmes de balance des paiements, au creusement des déficits, à l’aggravation de l’inflation, à l’accroissement des coûts de l’énergie et du transport et à des difficultés dans la gestion de leur économie.

Estimant que la hausse actuelle des prix du pétrole risque de durer, ils ont souligné la nécessité d’ajuster les économies de leurs pays et de réduire leur dépendance et leur vulnérabilité à l’égard du pétrole, à travers notamment le développement de sources d’énergie de substitution, notamment l’hydroélectricité et d’autres ressources renouvelables.

Les ministres africains ont par ailleurs estimé que de nouveaux investissements sont nécessaires pour accroître la capacité de raffinage de pétrole sur le continent. Dans leur réunion, les responsables africains ont également abordé le cycle des négociations commerciales de Doha et demandé, à ce propos, un démantèlement plus rapide des obstacles au commerce et l’élimination des subventions agricoles ayant des effets de distorsion des échanges et ce, dans le but d’élargir les possibilités commerciales ouvertes aux pays africains.

Ils ont aussi appelé à la levée des obstacles au développement des échanges régionaux et Sud-Sud et plaidé en faveur de l’intensification des efforts d’intégration économique régionale. Les ministres ont, par ailleurs, demandé à la communauté internationale de préserver la perspective de développement des négociations commerciales multilatérales en cours dans le cadre du cycle de Doha.

Ils ont, enfin, invité les institutions financières internationales à mettre à disposition une facilité spéciale pour aider les pays à faire face aux coûts consécutifs à la libéralisation commerciale et à concevoir des programmes destinés à stimuler leur capacité d’exportation.

Source: Le Jeune independant

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