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Voir la version complète : L’Amérique moins amie d’Israël


arayzon
31/05/2009, 16h43
Soutenu par le Congrès, Obama réclame le gel des colonies et un Etat palestinien.


C’est une bonne nouvelle pour Barack Obama : plus de 400 élus de la Chambre des représentants et du Sénat américain viennent de signer une lettre pour l’appeler à intensifier ses efforts en faveur de la paix au Proche-Orient. Jusqu’alors, le Congrès avait plutôt l’image d’une chambre d’enregistrement des quatre volontés de l’Etat hébreu. Or, au-delà des précautions diplomatiques à l’égard d’Israël, ce message apparaît comme un soutien clair au président américain à l’heure où il multiplie les pressions sur le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou.
«Alors que chaque obstacle est immense, nous sommes d’accord avec vous pour dire que tous les efforts doivent être faits pour essayer de parvenir à la paix le plus vite possible», peut-on lire dans la lettre de la Chambre, qui évoque notamment la construction d’un «Etat palestinien viable» - ce à quoi Nétanyahou s’oppose résolument, contrairement à son prédécesseur Ehud Olmert.


Intransigeant. Obama aura bien besoin de ce soutien parlementaire. Rompant avec la politique de George W. Bush, qui fut sans doute le plus pro-israélien des locataires de la Maison Blanche, le président américain a en effet en face de lui celui qui apparaît comme le plus intransigeant des chefs de gouvernement israéliens. Est-ce pour cette raison que l’Aipac, le très puissant groupe de pression pro-israélien aux Etats-Unis, a «applaudi» l’initiative des 400 parlementaires, apportant dès lors un soutien inattendu aux efforts américains pour promouvoir la paix ?
Dernièrement, la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, a pourtant formulé à nouveau et de la manière la plus ferme la position américaine. Obama «veut la fin de la colonisation : pas de colonies, pas de postes avancés, pas d’exceptions liées à la croissance naturelle».
Ce qui change avec la précédente administration, c’est que celle-ci semble avoir pris conscience qu’elle avait des intérêts divergents avec ceux de l’Etat hébreu au Moyen-Orient. La nouvelle dégradation de la situation sécuritaire en Irak, la progression des talibans en Afghanistan, la dramatique situation du Pakistan - trois pays où l’armée américaine est engagée -, la question de l’Iran, enfin, rendent nécessaire et même urgente une approche globale des problèmes. Et, dès lors, un rapprochement entre Washington et ses alliés arabes.

C’est dans ce but que le président américain se rendra le 4 juin au Caire, en Egypte, pour prononcer un discours que l’on qualifie déjà d’«historique», destiné à «réparer» les relations entre l’Amérique et le monde musulman. Auparavant, il effectuera une visite en Arabie saoudite, autre pilier de la stratégie américaine dans la région. Or, comme prix de leur soutien, ces Etats lui demandent d’avancer sur la question palestinienne, qui demeure pour ces régimes autocratiques un facteur de déstabilisation.


Pressions. Les déclarations du président américain ont certes été très appréciées. Mais elles sont loin d’être suffisantes. Pour Riyad, c’est l’échec du processus de paix au Proche-Orient qui a permis à l’Iran, la puissance rivale que le régime saoudien craint particulièrement, de développer son influence dans la région, via le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais. Aussi, le roi Abdallah attend-il de Barack Obama une attitude des plus fermes à l’égard d’Israël. De son côté, le président américain a besoin du régime saoudien à la fois sur les dossiers irakien, afghan - Riyad maintient certains liens avec les talibans - et pakistanais. Sans compter la question du pétrole : Washington veut éviter toute hausse qui risquerait de mettre en cause une reprise économique.
Obama ira-t-il au-delà des pressions verbales ? Le président Bush père l’avait fait avec succès en refusant, en 1991, de garantir un prêt de 10 milliards de dollars demandé par Israël à la communauté financière internationale pour forcer l’Etat hébreu à se rendre à la conférence de Madrid. Le Premier ministre de l’époque Yitzhak Shamir était à peine moins intransigeant.
Par Jean-Pierre Perrin

Source : liberation.fr

Izno
31/05/2009, 18h15
Le lobbying ne marche que s'il n'est pas en contradiction avec les intérêts de la nation, dès qu'il y a conflit, le lobbying devient inutile.

arayzon
01/06/2009, 11h55
Izno bonjour.

Le lobbying ne marche que s'il n'est pas en contradiction avec les intérêts de la nation, dès qu'il y a conflit, le lobbying devient inutile.Tout ce remue-ménage contre les "colonies" juives et ce pseudo "etat" Palestinien, n'est qu'une simple mini concession imagée de la part de l'administration démocrate et pour se démarquer de la ligne politique des républicains et pour l'image des USA dans le monde et enfin pour les alliés "Arabes",pour mieux préparer les esprits, quant au futur conflit qui les opposera à l'Iran et dans lequel cette fois-ci, Israel comptera...


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