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Voir la version complète : 2,3 milliards DH pour des projets de développement au Maroc


hamza100
27/11/2005, 13h45
Depuis son implantation au Maroc, en 1967, l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA), a contribué pour près de 27.268 millions de yens (environ 2,3 milliards de dirhams) en assistance technique aux efforts de développement à l' oeuvre dans le Royaume, selon un responsable de la JICA.

La contribution de l'organisme japonais se répartit entre l'assistance technique qui se traduit par le transfert de technologie et du savoir-faire et les études préliminaires de l'aide financière non remboursable qui consiste à octroyer des fonds sans obligation de remboursement.

«La valeur des engagements de la JICA au Maroc, en terme d'assistance technique, s'est chiffrée, jusqu'à mars 2005, à près de 27.268 millions de yens (près de 2,3 milliards de DH, tandis que la contribution en terme d'aide financière non remboursable du Japon, a totalisé 28.859 millions de yens, soit environ 2,4 milliard de DH(1 dh = 12 yens)», dont la JICA a assuré la mise en oeuvre, a expliqué le représentant résidant de la JICA au Maroc, Masao Tsujioka.

Dans une déclaration à la MAP à l'occasion de la visite officielle de S.M. le Roi Mohammed VI au Japon (27-30 novembre), M. Tsujioka a relevé que l'action de la JICA embrasse les efforts du gouvernement marocain qui oeuvre pour le développement de la décentralisation et la réduction des disparités économiques et sociales entre les zones urbaines et rurales.

Il a souligné que les actions menées par l'Agence revêtent une importance particulière dans le sillage «des chantiers ouverts par l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH)», lancée par S.M. le Roi, le 18 mai dernier.
Car, a-t-il poursuivi, «la philosophie de l'INDH épouse les mêmes actions que mène la JICA dans les secteurs sociaux de base, en l'occurrence l'éducation, la santé et les ressources en eau».

L'Agence s'emploie ainsi à assurer l'approvisionnement en eau potable, promouvoir les activités agricoles et des pêches maritimes et à oeuvrer pour le désenclavement des populations rurales, a-t-il signalé.

L'objectif étant de privilégier l'autonomisation des individus dans le processus de développement «afin d'améliorer le sentiment d'appropriation des projets au niveau national et communautaire et d'assurer la pérennité des actions entreprises». L'agence japonaise s'active également dans les secteurs de l'équipement, de la marine marchande et des mines, a-t-il relevé.

Qualifiant la coopération entre le Maroc et la JICA de «»fructueuse et exemplaire«», M. Tsujioka a indiqué que les activités de l'Agence se sont particulièrement étoffées, ces dernières années, à la faveur du lancement d'une série de projets de développement.

Parmi les projets les plus importants mis en oeuvre dans ce cadre, il a cité notamment la construction du centre spécialisé de valorisation et de technologie des produits de la mer (CSVTPM), inauguré par S.M. le Roi Mohammed VI en février 2004. Ce projet, dont la réalisation a nécessité une enveloppe budgétaire de 100 millions de DH, a été financé par l'aide financière non remboursable.

Il a aussi évoqué la réalisation d'un plan directeur pour le développement des communautés rurales à travers la réhabilitation des khettaras dans les régions semi-arides de l'est-sud Atlasique.

La réussite du partenariat maroco-japonais a amené les deux pays à placer leur coopération dans le contexte Sud-Sud, depuis 1998, date de la tenue de la deuxième conférence de Tokyo sur le développement de l'Afrique.

Avec l'aide financière et technique de la JICA, des séminaires en groupe sont organisés périodiquement dans les domaines de l'industrie de la pêche, de l'entretien routier, de la marine marchande, de l'eau potable et de l'assainissement.

«Les experts marocains qui ont profité de la technologie japonaise sont appelés à faire bénéficier leurs homologues africains et ouvrir leurs portes aux stagiaires», a souligné M. Tsujioka.

Plusieurs pays bénéficient désormais des stages de formation organisés au Maroc, à savoir l'Algérie, l'Angola, le Burkina Faso, le Bénin, le Burundi, le Cap-Vert, le Cameroun, la République centrafricaine, le Congo (Brazzaville), la Côte d'Ivoire, Djibouti, la Guinée Bissau, la Guinée (Conakry), la Guinée Equatoriale, le Gabon, les Comores, le Mali, Madagascar, la Mauritanie, le Niger, Sao Tomé et Principe, le Sénégal, le Tchad, le Togo et la Tunisie.

Depuis le lancement de cette coopération triangulaire «Japon-Maroc-Pays tiers d'Afrique», quelque 490 stagiaires africains ont bénéficié de formations en groupe et à caractère individuel. Un programme d'envoi d'experts marocains en Afrique a été initié en mars 2000.

Le responsable japonais a également mis en exergue l'importance des échanges culturels de l'Agence au Maroc, faisant observer que «la JICA invite, chaque année, des jeunes cadres de pays en développement pour des séjours au Japon afin de contribuer au raffermissement des relations d'amitié et de favoriser la compréhension entre les peuples».

A cet égard, il a considéré que les stagiaires échangés dans ce cadre constituent un «trésor important pour renforcer les relations d'entente et d'amitié».
Quelque 890 cadres marocains ont pris part à ces stages, depuis 1979 à ce jour, a-t-il affirmé, notant que ces derniers oeuvrent à présent au renforcement des relations entre les deux pays dans le cadre d'une association d'anciens stagiaires.

M. Tsujioka a fait remarquer que, depuis 1990, la JICA a lancé le programme des volontaires seniors, qui intéresse des volontaires japonais possédant une large expérience dans leur domaine de spécialisation et qui profite au Maroc depuis cinq années, précisant que, depuis 1967, plus de 760 jeunes volontaires JOCV (Japan overseas cooperation volunteers) ont participé à des activités socio-économiques au Maroc et qu'une quarantaine de volontaires séjournent annuellement dans le Royaume.

Organisme public d'aide au développement sous tutelle du ministère des affaires étrangères du Japon, la JICA est chargée de l'assistance technique et de l'exécution de la coopération financière non remboursable dans les programmes de l'aide publique au développement du Japon.

Son objectif est le transfert de technologie et de savoir-faire.
Depuis sa création, la JICA a soutenu la valorisation des ressources humaines et le renforcement des capacités nationales, dans le but de favoriser le développement durable et autonome des pays en développement.

Ces dernières années, elle concentre aussi ses efforts sur l'établissement de politiques et le renforcement d'institutions en vue de consolider les fondations des pays en voie de développement.


source : http://www.lematin.ma/journal/article.asp?id=natio&ida=54748

nassim
28/11/2005, 00h37
Je vous prie de lire le règlement du forum. Citez la source des articles de presse, SVP.

Tizinissa
28/11/2005, 17h42
Je me demande cependant pourquoi les boites japonaises, contrairement aux coreans, continuent d'eviter le Maroc.
Il faut dire aussi que le Japon a entamer une politique offensive en Afrique. Elle investit dans plusieurs pays dont l'afrique de l'ouest et le Sahel. Elle a meme ete presente comme invitée d'honneur a une session de la l'unité africaine.

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