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Voir la version complète : "fenêtre entrouverte 2"


omen
30/11/2005, 00h29
A l’abri du temps et du froid,

J’ai enfoui mes plus tendres émois,

Je les garde de perturber mes pensées

Et pour cela leur a réservé une vallée

Où aucun vent ne peut les perturber, les atteindre ou les blesser

Au beau milieu de chênes, les Lilas les encerclent et les enchaînent

Malgré l’espace qui nous sépare, il arrive parfois que l’un deux s’empare

De la clé du temps et remonte me voir

« Pourquoi les ai-je abandonner ?

Pourquoi n’ai-je pas continué à les choyer ?

Telle est leur éternelle question, qui ne cesse alors de troubler mes émotions

Comment leur dire ? Comment leur expliquer ?

Le chemin que j’ai pris n’a fait que m’enchaîner

Je ne comprends que trop mal ce qui m’y a poussé

Mais c’est pourtant moi qui continue à le tracer…

Des chaînes je parle…pourtant bien libre je suis !

D’avoir enfoui mes émois, j’ai enchaîné une partie de moi

Au de là du temps et du froid,

Une brise de tristesse souffle ici bas

Et hélas…elle s’échappe de la fenêtre de mon toit !

omen 29-11-05 00:28

Océane
30/11/2005, 15h00
Tout aussi joli que le précédent !

J’ai enfoui mes plus tendres émois,
Je les garde de perturber mes pensées
Et pour cela leur a réservé une vallée
Où aucun vent ne peut les perturber, les atteindre ou les blesser
Mais le vent va partout ... ;)

Thirga.ounevdhou
01/12/2005, 12h41
Bonjour Omen et Oceane,

La fenêtre entre verte, s’ouvre et nous fait découvrir de si jolies mots…très émouvant et tout aussi formidable que la fenêtre entre verte (01)…


Merci d’avoir partagé.

morjane
01/12/2005, 13h28
Les émois sont en toi
et sans toi n'existent pas
La vallée pour les protéger
mais le vent sait s'infiltrer
il emporte avec lui
une autre partie de toi
et disperse dans l'air
ces poussières de lumières
qui rendent l'ame si claire
et la vie si parfumée.
Pour cette fenetre ouverte,
surtout pas de regrets
juste une troublante félicité
De cette émotion partagée

Omen, je te remercie pour ton poème si fort et pourtant si doux. Douce nostalgie mêlée de tristesse aromatisée à ta délicatesse. Cela forme beaucoup de tendresse et de grâce. :4:

Thirga.ounevdhou
01/12/2005, 16h03
Une si belle et douce replique, qui marche si bien avec le poeme de Omen.

Merci pour ces moments de plaisir partagé :4:

merci a vous deux.

Bachi
01/12/2005, 16h55
Bajour Omen,
Ton style d'écriture me fait penser à quelqu'un...
Mais, un blanc de mémoire, m'empêche de retrouver son nom.

Je finirai par le trouver...

:)

omen
02/12/2005, 22h06
Bonsoir tout le monde,

@oceane: exact perspicace océane!merci d'être passée!

@ Thirgha: merci à toi Thirgha!

@ alikada: ben kan tu trouveras fais moi signe, j'aimerais bien voir à koi ressemble mon style :)

@Morjane:

Le passage de la muse est pour omen un honneur
Tes mots touchants répandent une brise de bonheur
Ton poéme plein de sens porte le cachet de ta douceur
Merci Morjane, Ton geste me va droit au coeur!

Bachi
02/12/2005, 23h14
A l’abri du temps et du froid,

J’ai enfoui mes plus tendres émois

Ce sont seulement ces deux vers qui m'ont fait penser à elle...
Il s'agit de Marina Tsetaeva ( j'écris peut-être mal son nom).

:)

Absente
03/12/2005, 04h45
c'est Marina Tsvetaeva
très très grand poète russe
je la recommande aux amateurs du genre

Absente
03/12/2005, 07h06
Ô larmes des obsèques,
Cris d'amour impuissants !
Dans les pleurs sont les Tchèques,
L'Espagne est dans le sang.

Comme elle est noire et grande,
La foule des malheurs !
Il est temps que je rende
Mon billet au Seigneur.

Dans ce Bedlam des monstres
Ma vie est inutile;
À vivre je renonce
Parmi les loups des villes.

Hurlez, requins des plaines !
Je jette mon fardeau,
Refusant que m'entraîne
Ce grand courant des dos...

Voir... Non, je ne consens,
Écouter... Pas non plus;
À ce monde dément
J'oppose mon refus !

Paris, 15 mars-11 mai 1939

Absente
03/12/2005, 07h07
Ah! les vains regrets de ma terre,
M'ont révélé tous leurs secrets !
Je suis, en tout lieu, solitaire,
Peu m'importe où je dois errer...

Portant mon sac, je rentre encore
Du marché le long des bâtisses,
Vers une maison qui m'ignore
Comme une caserne, un hospice...

Mais peu m'importe de connaître,
Pauvre lionne hérissée,
Tous les milieux d'où je vais être
Infailliblement évincée.

N'étant plus de ma langue éprise,
Et sourde à son appel lacté,
Ne pouvant plus être comprise,
Je vois des mots la vanité.

Ma voix montant du fond des âges,
Tu ne liras pas mes feuillets,
Lecteur de pages et de pages,
Lecteur de tonnes de papier !

L'arbre qui, seul, pousse à l'écart
Ne rejoindra l'allée jamais,
Et rien ne peut plus m'émouvoir
De ce que j'ai le plus aimé.

Sur une feuille vide et lisse
Les lieux, les noms, tous les indices,

Même les dates disparaissent.
Mon âme est née, où donc est-ce ?

Toute maison m'est étrangère,
Pour moi tous les temples sont vides,

Tout m'est égal, me désespère,
Sauf le sorbier d'un sol aride...


dans tout ce qu'elle a écrit, je me retrouve entièrement

safyo
03/12/2005, 09h18
................................... :rolleyes: ..................................

Merci lady :4:

omen
03/12/2005, 11h29
@ bachi: Marina Tsvetaeva? connais pas! mais comme tu l'as cité, ça m'permettra de la connaitre!mais des quelques poèmes postés ici, je ne trouve pas trop...faudrait peut être ke je lise d'avantage de c écrits!

Bachi
03/12/2005, 15h23
Ô larmes des obsèques,
Cris d'amour impuissants !
M. T


A l’abri du temps et du froid,

J’ai enfoui mes plus tendres émois
Omen


Voilà...


Merci Ladycoeur.

Stanislas
04/12/2005, 00h15
Sous une fenêtre ouverte
j'apercois ma frangine OMEN

Elle ouvre la fenetre de la vie
Qui lui sourit pour toujours

Elle est nostalgique d'une époque
Mais ce qui vient est meilleur

Ouvre cette fenetre OMEN
Laisse le soleil rentrer

Il rechauffera ton ceour
Il ecairera ta vie

Stanislas
04-12-2005

Ces quelques lignes sont dédicacés pour ma petite soeur OMEN que j'apprécie beaucoup

omen
04/12/2005, 14h38
à travers ma fenêtre ouverte
j'aperçois mon frère stan,

je vois son visage inquiet
il me dédie des mots pour me rassurer

ton geste ne ne fait que confirmer
à quel point un frère peut être attentionné

mon frère,Ne t'inquiétes pas pour moi
ce n'est pas de la nostalgie que tu vois

le soleil est toujours là, où que je sois et quoiqu'il en soit!

comme à Morjane je te dis:

Ton poéme porte le cachet de ta douceur
Merci stan, Ton geste me va droit au coeur!

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